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[CLOS] Do I know you ? [ft. Hélène Magnus]

 :: Le Centre-Ville :: Le Carré Étudiant :: L'École d'arts
Mar 17 Juil - 0:39
Do I know you ?C'est le matin. Tôt le matin, très étonnamment. Je ne sais pas pourquoi, mais j'ai mis le réveil matin la veille. Qu'est-ce que je voulais faire ? Tant de question sans réponse, malheureusement. Ah, oui. Il y a une école d'arts qui est ouvert depuis peu et je me suis dis que je devrais m'inscrire, mais j'ignore toujours sans quelle branche. Lucas m'a envoyé un message texte la veille, je n'ai pas répondu depuis la scène qu'il a fait à l'hôpital. Ce n'est pas de ma faute si je l'ai oublié. Peut-être qu'une part de moi sait que c'est de sa faut ? Peut-être... Tout est plausible de nos jours. Je ne met pas cette théorie de côté.

Je me suis assez reposé depuis quelques jours que je me sens d'attaque à sortir de chez moi. Il faut que je me reprenne en main. Non, mais... Mes parents sont un peu protecteur, mais je peux les comprendre... Enfin je crois que je le peux. Je sors de mon lit échangeant mon pyjama contre une tenue assez simple et jolie. Je mit une robe blanche sans bretelle avec une veste tout de même chic couleur noire. Un ensemble parfait pour ce genre de sortie. J'enfile mes ballerines et coiffe mes cheveux de quelque coup de brosse. En quelques minutes j'étais prête. Mes parents étaient déjà partis travaillés. Ma mère est avocate et mon père est... Je ne sais plus, mais il gagne beaucoup d'argent d'où le fait qu'on habite dans un quartier riche.

Je grignotais un peu pour avoir quelque chose dans l'estomac avant de quitter la maison. Un chauffeur m'attendait dans le stationnement. Ah ouais... Un chauffeur privé, mes parents pouvaient se le permettre. J'embarquais sur la banquette arrière et indiquait au chauffeur où que je voulais aller. Tel un professionnel il hochait la tête et quittait l'entrée pour rejoindre le centre-ville. J'ignore quelles informations qu'ils avaient de besoin, mais j'ai tout emmené au cas où, d'où ma grosse mallette.

ღ.Vous semblez nerveuse mademoiselle Elizabeth. Je me trompe ?

ღ.Oui... En faite, c'est ma première sortie depuis que je suis sortie de l'hôpital, je compte reprendre ma vie en mains. Est-ce idiot ?

ღ.Pas du tout ! C'est normal. On arrive bientôt.

Je hochais doucement la tête avant que le silence ne revienne. J'adorais le silence, mais à ce point ? J'inspire tout doucement tandis que la voiture se garait en face d'un immeuble. C'était là ? Oui, ça ressemble bien à l'établissement sur la photo du journal. Je pris ma mallette et remerciais le chauffeur.

ღ.Appelez-moi dès que vous aurez terminé, d'accord ?

ღ.Oui, pas de soucis !

Je réajustais ma robe tandis que j'entrais dans l'établissement en question. C'était tellement beau et tellement grand ! Bon. Où était la réception ? Telle est la question... Je marchais doucement dans le couloir vide. En attendant de trouver la réception, j'explorais un peu les lieux voyant chaque indications pour tous les cours présents dans cet établissement. Il fallait que je fasse un choix. Qu'est-ce qui me passionnait le plus entre le chant et le violon ? Le chant n'est rien qu'un passe-temps ainsi que le violon... Pourquoi pas faire quelque chose de différent pour une fois ?

Je me suis mise donc à réfléchir tandis que je continuais à marcher dans ce long couloir qui me paraissait à l'infini. Était-ce le cas ? Je m'arrêtais soudainement en voyant le bureau de la réceptionniste. Enfin quelqu'un ! Je m'approchais tout doucement d'elle déposant soigneusement ma mallette à mes pieds.

ღ.Bonjour ! Savez-vous où que je dois aller pour m'inscrire à cette école ?

La réceptionniste lève son regard en ma direction me jugeant presque de la tête au pieds. Qu'est-ce que j'avais ? Ce n'était pas une question à poser ? Pourtant je me renseigne c'est tout pas de quoi à faire tout un plat !

ღ.C'est ici, mais vous savez pour l'inscription ça se terminait hier.

ღ.Pour de vrai ? Oh... Écoutez, je suis sortie de l'hôpital il y a peine quelques jours, si vous pouvez faire une exception...

ღ.L'hôpital, hein ?

ღ.Ouais, mais pas en psychiatrie, oh non ! J'étais dans le coma depuis plusieurs mois.

ღ.Bon. Je peux faire une exception, dans quel département voudrais-tu être ?

ღ.Les arts dramatiques, s'il vous plait.

Elle me demandait d'autres informations pour ouvrir un dossier à mon nom. Elle prenait également une photo pour le dossier ainsi qu'une carte de l'école en question. Cette passe me donnera accès à certains locales disponible dans cet établissement. Elle me donna ensuite l'horaire de mes cours dans ce fameux département que je vais découvrir petit à petit. Je ne sais pas pourquoi, mais j'y suis attirée...

ღ.Et voilà, tout est complet. Aujourd'hui tu n'as pas de cours, mais tu peux visiter l'école pour te repérer pour la prochaine fois.

ღ.Parfait ! Merci beaucoup !

Trop enthousiasme me diriez-vous, mais c'est vrai que j'étais contente. À vingt ans, il fallait que je fasse quelques choses dans mes journées puisque l'université ne me tente pas vraiment. Le goût pour l'art est plus attrayant surtout quand c'est plus proche de la maison. Je reprenais ma mallette en main et j'allais explorer l'école grâce à ma carte d'étudiante qui me permettait de me rendre à certaine accès de l'école. Où vais-je explorer à présent ? Je fredonnais un petit air avant de m'arrêter brusquement. Ce sentiment me revenait. Un petit maux de tête fit ravage. Je posais la paume de ma main sur mon front reculant doucement pour m'adosser au murs. Encore ce genre de souvenir qui me revienne. Je me posais sur un banc posant la mallette à mes pieds soufflant un peu. Peut-être devrais-je ralentir mon rythme ? Un bonne idée, le temps que les chose se calme.

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Mar 17 Juil - 20:57

Do I know you ?

Nous sommes la mi-juillet. Dehors, il fait un temps radieux. Les habitants sortent, profitent de la plage malgré les galets, vont au marché du port, au parc... Mais pas toi.

Oui toi ! La nouvelle professeure fraîchement diplômée, toi qui a fui ton Angleterre natale pour la Colombie Britannique... Tu t'en souviens j'espère ?

Conscience ingrate et manipulatrice ! Il te tarde de pouvoir lui clouer le bec une bonne fois pour toutes. Mais pour l'instant, tu tentes malgré tout de te reconstruire. Ton deuil n'est pas fait. La mort de Kylie t'a affecté au point de te détourner de l'espèce humaine, pour de bon. Drôle de paradoxe non ? Comment escomptes-tu susciter l'enthousiasme de tes élèves avec une mentalité pareille ? Au travers du jeu, précisément. Sur scène, tout le monde porte un masque, toi la première, et tu comptes bien en jouer chaque jour qu'il te reste à vivre pour ne plus avoir à souffrir en permanence.

Non mais tu t'es vue Hélène ? Tu es bonne à ramasser à la petite cuillère ! Même un zombie a meilleure allure que toi ! Tu peux me dire comment tu vas t'en sortir là ? Tu dois tourner la page, et vite.

Impossible. Kylie vit en toi, c'est trop tôt. Ta main agrippe avec douceur son pendentif, que tu gardes précieusement autour de ton cou depuis ton départ hâtif. Assister à son enterrement ne pouvait être possible, et rien que pour ça tu t'en veux au point de te détester. Ses parents auraient eu ta peau, sans conteste. Dès que tu le pourras, tu iras à Londres et te rendras sur sa tombe. Une promesse que tu comptes bien tenir, peu importe les circonstances.

Mais pour l'heure, tu erres dans les couloirs de l'école d'arts. À ta demande, un bâtiment entier a été mis à ta disposition. Mieux encore ! Une jolie foule de finissants du lycée de Rosecreek s'est bousculée à la direction pour en faire partie ! Plusieurs professeurs ont répondu présent, tous issus du continent. Mais toi seule détiens les clefs de l'école. Et ce jusqu'à nouvel ordre. La copropriété a ses avantages, encore faudrait-il que quelqu'un se dévoue...

Donc tu arpentes un couloir au hasard, clefs en main, histoire de te familiariser avec ton nouvel emploi. Cet été, il y aura certains modules préparatoires, afin de motiver les futurs étudiants pour la rentrée de septembre. C'est tout bénéf' pour toi dans le fond, car en plus de te faire pratiquer, ça t'aidera à faire ton deuil en enseignant ce que tu aimes. Tes pas rapides te ramènent à l'accueil. Et tu t'apprêtes à causer avec la réceptionniste sur le nombre d'élèves inscrit à tes cours...

• Bonjour ! Savez-vous où que je dois aller pour m'inscrire à cette école ?

Ton allure se fige. Tu ne peux plus bouger, ni même respirer tellement l'émotion s'est propagée à toute vitesse dans tes veines. Devant toi, une jeune fille se tient debout, face au bureau de ton employée. Sa longue chevelure rosée, sa voix cristalline, cette facilité déconcertante à s'exprimer... Kylie, à s'y méprendre. Mais à sa tenue, tu vois qu'il ne s'agit pas d'elle, mais d'une nana issue de la haute société. Putain !

Tu arrives par miracle à franchir la première porte qui te tombes sous la main. Dans un dernier élan, tu la refermes vite et tombes assise, le dos collé au pan de bois. Des larmes s'échappent de tes yeux, tu ne peux rien y faire. Alors tu te recroquevilles et pleures en silence. La blessure s'est creusée un peu plus, tu le sens au fond de ton cœur... Comme si une multitudes de lames affûtées te le perçaient toutes à la fois. Mon Dieu ! Faites qu'elle ne reste pas !


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Hélène Magnus
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Mar 17 Juil - 23:22
Do I know you ?Je finis par me calmer. Étrangement, je ne saurais pas comment le décrire, mais on dirait que je ne suis plus "seule" dans ma tête. C'est complexe à expliquer, mais quelque chose m'a emmené à être ici à cette école. Je vais le découvrir tôt ou tard. D'un bond je me lève prenant ma mallette puis je continuais ma visite. J'explorais toutes les pièces qui m'est accessible puis je recevais un message texte de Lucas, qui me demandait de mes nouvelles. Il attendra ma réponse. Jamais je ne le pardonnerais pour son comportement enfantin. Non mais ! Dire que mes parents approuvent que je sorte avec ce genre de garçon... C'est aberrant ! Je secoue vivement la tête tout en me rendant compte qu'il y avait un théâtre. Logique. Les lumières étaient allumées. Un bel endroit pour chanter, non ? Je poussais la porte puis je marchais doucement sur le tapis qui me guidait vers la scène. J'en tremble presque.

Je montais les trois marches qu'il y avait puis dépose ma mallette puis je m'avançais vers le milieu de la scène. Je fredonnais un air agitant mes doigts comme s'ils étaient sur un piano. Je ne joue pas de cet instrument, mais ça m'aide à chanter étrangement. J'exerçais un peu ma voix avant de poser une main sur mon ventre en fermant les yeux. Un chanson qui me trottait en tête, une chanson qu'il fallait que je chante, mais que je connaissais pas... En prenant une bonne inspiration je m'élançais dans cette mélodie.

"There's no time for us.
There's no place for us.
What is this thing that builds our dreams, yet slips away from us?

Who wants to live forever?
Who wants to live forever?
There's no chance for us.
It's all decided for us.
This world has only one sweet moment set aside for us.

Who wants to live forever?
Who wants to live forever?

Who dares to love forever
When love must die?

But touch my tears with your lips,
Touch my world with your fingertips,

And we can have forever,
And we can love forever.
Forever is our today.

Who wants to live forever?
Who wants to live forever?
Forever is our today.

Who waits forever anyway?
"

J'ouvrais les yeux tandis que des larmes coulaient le long de mes joues. Je ne comprenais pas pourquoi je pleurais. Qu'est-ce que je voulais prouver ? C'était un étrange sentiment de déjà-vu... Cette chanson m'est familier, mais en même temps... Tout est flou... Je deviens de plus en plus confuse. Je voudrais m'arracher les cheveux, mais je n'en fis rien. J'essuie mes larmes, mais je continuais de pleurer comme une madeleine. J'espérais que personne ne me voit dans cet état, ça serait la honte la plus totale.

ღ.Je veux vivre avec toi éternellement...  

Soufflais-je doucement entre mes lèvres. Encore une phrase qui sort de nulle part. De plus en plus bizarre. Cette scène... Un regard intensément échanger avant que les deux amantes quitte ce monde cruelle envers elles. Un regard bleu. Un regard doux et attendrissant. Des cheveux bleus tel que l'océan. Ce souvenir aussi flou qu'il puisse paraître, ne m'empêche pas de ressentir tous les émotions. Où est-ce que j'ai vu ça ? Je n'aurais jamais dû me réveiller de mon coma... Quel est la réalité dans tout ça ? Qui est la vraie moi ? Un jour tout se replacera, n'est-ce pas ?

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Jeu 19 Juil - 0:51

Do I know you ?

Le souvenir de Kylie refait surface dans ta cervelle endolorie. Tu la revois, tout sourire, en train de te proposer ses gâteaux de Noël. Une si charmante attention... Tu t'en souviens comme si c'était hier. Tu avais une mine affreuse à cause de la grippe. Vous aviez échangé votre premier baiser dans la cafétéria, pensant être seules et bien loin des regards indiscrets... Ta négligence lui aura coûté la vie.

Non ! Pourquoi tu continues à t'infliger ça Hélène ? Tu ne pouvais pas prévoir que la pire langue de vipère vous observait ce jour-là. Tu n'es pas responsable de sa mort ! Et puis c'était son idée, tu te rappelles ?

Peut-être, mais tu étais d'accord pour en finir avec tout ça. Tu ne supportais plus cette farce qu'étais ta triste vie. Tu ne supportais plus les moqueries journalières de tes camarades de classe. Aimer une femme n'était pas toléré dans cette société snobinarde à laquelle tu as contribué si fort pendant plusieurs cycles... Avoir eu ton diplôme avec mention aura au moins eu l'effet de les frustrer pour de bon. Mais sans Kylie, tu ne te sens plus capable de rien et...

• There's no time for us...

Un écho lointain parvient à tes oreilles. Tu ne bouges pas, persuadée d'être en proie à un délirium sans précédent.

• There's no place for us...

Cette fois-ci, tu relèves la tête et forces sur ton ouïe en direction du couloir central. Tes yeux humides se plissent, perdus dans le vide. Se pourrait-il que...

• What is this thing that builds our dreams...

Non ! C'est impossible ! Ça ne se peut pas ! Folle de rage, tu te redresses et sors de la pièce sans même fermer la porte. Ces mots, ces douces paroles mélodieuse que seul Freddy Mercury sait faire véhiculer dans tes cellules... Votre chanson préférée à Kylie et toi. Comment se fait-il qu'une fille soit en train de la chanter en ce moment-même ?

Une chose est certaine : tu ne crois pas aux coïncidences. D'abord, le sosie de ta bien-aimée dans ton école, et maintenant ça... Qui oserait venir compromettre ton deuil en te provoquant de cette manière ? Pourquoi l'Univers ne peut pas te laisser un peu de répit ? Harassée de cette souffrance et de toutes ces questions existentielles, tu arpentes le couloir en te pressant et arrives à détecter la provenance du bruit. La fille est dans le théâtre, en train de s'exercer.

Bien décidée à la prendre à revers, tu décides de passer par la porte de service et de venir espionner directement ce qui s'y passe. Au passage, tu en profites pour prendre un bon bol d'air frais à l'extérieur du bâtiment, histoire de te remettre les idées en place et de sécher tes larmes. Tu n'as aucun moyen de voir l'état de ton visage, et tu n'en as rien à faire. Ce n'est pas le plus urgent. Quand enfin tu parviens à destination et que la poignée se tourne, une voix aussi pur que du cristal refait surface et te paralyse.

• Who wants to live forever ?

C'est elle. La nana de tout à l'heure. Tu en mettrais ta main au feu. Révoltée, tu t'infiltres à pas de loup vers l'envers du décor, tâchant de faire le moins de bruit possible. Écouter cette fille chanter te donne des hallucinations, croyant apercevoir Kylie n'importe où, rendant la chose encore plus pénible. Que peux-tu faire de plus, si ce n'est croiser les doigts pour qu'elle ne la reprenne pas du début ?

• Touch my world with your fingertips...

C'est presque terminé. Tu connais la mélodie sur le bout des doigts au point de mimer les notes dans ta tête. Tu te procures une cachette idéale et observes la demoiselle sur scène, concentrée sur sa prestation orale. N'importe quel professeur de musique se ferait une joie de l'intégrer à sa chorale. Mais pas le drama, surtout pas le drama...

Ça y est, le silence revient dans le théâtre. Tu peux enfin reprendre ta respiration ô combien mise à l'épreuve à cause d'elle. Il lui aura fallu moins de quinze minutes pour te faire sortir de tes gonds. Qui est-elle ? Ou mieux : qui l'envoie ? Il te tarde de remettre les points sur les i avec elle, car tu n'es vraiment pas d'humeur à jouer aujourd'hui. Mais alors que tu t'apprêtes à passer à l'acte :

• Je veux vivre avec toi éternellement...

Elle pleure. Et à en croire son faciès visiblement perplexe, elle ne comprend pas pourquoi. Toi en revanche, tu serais bien tentée de faire demi-tour et d'aller te noyer dans la mer. Oui, à ce point-là. Cette fille... n'est pas normale. Elle ressemble à Kylie, elle chante comme Kylie, elle ressent comme Kylie... Mais ce n'est PAS Kylie ! Ta conscience te stipule que c'en est trop, et elle a bien raison.

• C'est toi que j'ai vu dans le couloir tout à l'heure ?

Tes lèvres ont bougé sans que tu ne les commandes. De nouveau sur la défensive, tu sors de ta cachette, descends les marches de la scène et t'avances vers elle d'un pas lent et déterminé. Ta présence est enfin remarquée. L'usurpatrice te dévisage de ses yeux bleus, à la limite de tomber dans les pommes. Et tu n'as pas envie d'être subtile.

• Cette chanson... c'est toute ma vie. Où l'as-tu apprise ?

Mauvaise approche. Son expression change, comme si elle avait fait une bêtise. Le ton autoritaire que tu viens de prendre sans même t'en rendre compte dissout l'émotion diffusée en ce lieu. Tu l'observes, impassible. Qui es-tu ?


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Hélène Magnus
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Jeu 19 Juil - 1:36
Do I know you ?Toujours assise sur le bout de la scène tentant de sécher mes larmes. Je ne contrôle plus rien. Ça m'est pénible. Terriblement pénible.

ღ.C'est toi que j'ai vu dans le couloir tout à l'heure ?  

Qui ? Quoi ? Comment ? Je lève mon regard pour chercher d'où provenait la voix. Une jeune femme sortait de sa cachette puis elle vint à ma rencontre, marchant lentement. Je la voyais. Des cheveux bleus. Un regard bleu tel que le ciel brillant de milles feux. Était-ce... elle ? Trop de coïncidence tout d'un coup...

ღ.Cette chanson... c'est toute ma vie. Où l'as-tu apprise ?

Mon expression faciale changeait, elle pouvait le voir. Je n'avais pas de réponse à lui donner, malheureusement. J'inspirais doucement.

ღ.Je... Je ne sais pas...

Je me tus en baissant mon regard avant de me redresser. J'étais de nouveau debout sur la scène. Que devais-je faire ? Lui dire la vérité ? Peu importe il fallait que je dise quelque chose.

ღ.J'étais dans le coma il y a quelques jours... Depuis mon réveil, il se passe des trucs... Je suis confuse... Je ne sais même pas qui est mon petit ami et il l'a mal prit lorsque je ne l'ai pas reconnu. Il a fait toute une scène ! Ce n'est pas de ma faute... Peut-être que j'aurais dû mourir dans cet accident... De toute façon, mes parents m'auraient débranchés s'il n'aurait pas eu de progrès.

Je passais une main sur mon bras pivotant légèrement sur-même vers la droite. J'inspirais doucement fermant les yeux.

ღ.Cette chanson m'est venue soudainement lorsque je suis montée sur la scène. Honnêtement... Je ne l'a connaissais pas avant aujourd'hui.

J'ouvrais les yeux fixant désormais le vide. C'était la stricte vérité. À elle de me croire ou non.

ღ.Une magnifique mélodie cela dit. Je crois... Que je commence à perdre la tête...Je me perds... Qui suis-je réellement ?

La jeune femme ne pouvait pas m'aider. Personne ne le pouvait. J'étais seule dans cette affreuse aventure. J'ai si peur que j'en tremble presque.

ღ.Elizabeth Adams, nouvellement inscrite dans cette école d'arts. Encore sous un coup de tête.

Pourquoi est-ce que je m'ouvrais aussi facile à cette femme ? Ahhhh je ne comprend pas !!! Arracher-moi cette tête tout de suite ! Je descendais de la scène en marchant d'un pas lent pour être à la même hauteur qu'elle. Je m'approchais doucement d'elle gardant une certaine distance.

ღ.Il y a tant de chose que je veux comprendre... À toi de me croire ou non... Si je t'ai vexée ou blessée, je m'en excuse, ce n'était pas mon intention...
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Jeu 19 Juil - 19:20

Do I know you ?

• Je... Je ne sais pas...

Deux solutions s'offrent à toi. Soit ta présence la perturbe au point de ne plus savoir quoi dire, soit... elle se joue de toi. Bien que ta première réflexion soit la plus plausible, le doute lui... persiste. Qu'est-ce qui te prouve que quelqu'un ne t'ait pas suivi ici ? Qu'il soit venu terminer le travail entamé par tous ces autres imbéciles notoires ? Tu te méfies, fermement décidée à ne plus avoir à subir cette homophobie vomitive.

• J'étais dans le coma il y a quelques jours... Depuis mon réveil, il se passe des trucs... Je suis confuse... Je ne sais même pas qui est mon petit ami et il l'a mal prit lorsque je ne l'ai pas reconnu. Il a fait toute une scène ! Ce n'est pas de ma faute... Peut-être que j'aurais dû mourir dans cet accident... De toute façon, mes parents m'auraient débranchés s'il n'aurait pas eu de progrès.

Ton faciès reste de marbre. Le voile est levé. Tu n'as plus rien à craindre d'elle. Mais pour une raison que tu ignores, tu n'arrives pas à te détendre. L'avoir entendue se confier sur sa vie privée alors qu'elle ne te connait pas te rend quelque peu curieuse tout à coup. Le coma n'a rien d'une promenade de santé, et à en juger par son attitude gênée, son cas semblait vraiment désespéré. Tu t'en veux d'avoir haussé le ton tantôt, mais la douleur que représente la perte de Kylie est encore trop présente... et cela te servira d'excuse à l'avenir.

• Cette chanson m'est venue soudainement lorsque je suis montée sur la scène. Honnêtement... Je ne l'a connaissais pas avant aujourd'hui. Une magnifique mélodie cela dit.

Elle l'est. Le concept de vie éternelle ne pouvait être mieux illustré qu'au travers de ces paroles poignantes. Tu croises les bras sous ta poitrine, quelque peu perplexe. La fille n'ose pas te défier, ses pupilles se frayant un chemin au travers des sinuosités du plancher. De mémoire, jamais personne ne s'était permis de se confier de la sorte, sauf Gaël peut-être.

• Je crois... Que je commence à perdre la tête... Je me perds... Qui suis-je réellement ?

Tu ne saurais répondre à cette question existentielle, pour elle comme pour toi d'ailleurs. Tu soupires en silence, blasée. Pourquoi tes pieds restent-ils plantés là ? En temps normal, tu aurais déjà foutu le camp bien loin. Sa détresse te somme t'elle de rester à ses côtés pour l'écouter s'épancher ? Ça se peut. Tu es devenue malgré toi sa confidente, et pour un peu qu'elle devienne ton élève... Ça serait le pompon !

• Elizabeth Adams, nouvellement inscrite dans cette école d'arts. Encore sous un coup de tête.

Enfin quelque chose de sensé ! Il lui en aura fallu du temps. C'est pourtant la base non ? W'oh ! C'est toi qui dit ça ? Oui, bon... Tu n'as pas montré l'exemple non plus. Mais c'est un début. Tu te décrispes un tantinet, la laissant s'approcher de toi à son rythme. Tu en profites pour détailler le mystère qu'est cette Elizabeth. La ressemblance avec Kylie est surprenante, mais un détail vient vite tâcher le tableau. Ses iris n'arborent pas ce vert émeraude que tu aimais tant...

• Il y a tant de chose que je veux comprendre... À toi de me croire ou non... Si je t'ai vexée ou blessée, je m'en excuse, ce n'était pas mon intention...

• Inutile de t'excuser, tu ne pouvais pas le savoir.

Elle garde ses distances. C'est son choix. Tu pourrais au moins le respecter et ne pas avancer d'un pas comme tu es en train de le faire ? Elle t'intrigue, tu ne vas pas le nier, et ce n'est pas normal. Elle n'est pas ta Kylie, mais une force obscure que tu ne saurais décrire te pousse à te rapprocher d'elle. Et même si tu ne le voulais en rien, c'est déjà trop tard. Le mal est fait, tu te dois de le réparer un minimum.

• Hélène Magnus. Enseignante en art dramatique.

Ta main se tend vers la nouvelle étudiante. Un léger sourire vient illuminer tes traits tirés par l'épuisement psychologique. Peu importe la filière qu'elle suivra. Tu garderas un œil sur elle. À quoi tu penses Hélène au juste ? À rien de spécial. L'espace d'une minute ou deux, le deuil s'est envolé, laissant place à une forme de sérénité à laquelle tu n'avais plus gouté depuis des semaines. Étrange...

• Je dirige aussi l'établissement. Enfin diriger... Pour l'instant je suis seule aux commandes, mais je suis sensée accepter la coopération de quelqu'un lorsqu'il se présentera à mon bureau et... Peu importe. Dans quel cours t'es-tu inscrite ?

Un petit air supérieur s'empare de toi. Tu n'es plus l'élève modèle londonienne prête à tout pour avoir son diplôme... mais l'adulte responsable sur le point d'enseigner à son tour.


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Hélène Magnus
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Ven 20 Juil - 17:22
Do I know you ?Je me tenais debout devant la jeune femme gardant deux bras de distance. Je ne connaissais pas son nom, tout du moins pas maintenant. Peut-être plus tard ?

ღ.Inutile de t'excuser, tu ne pouvais pas le savoir.  

Bien sûr ! Comment aurais-je pu le savoir, de toute manière ? Ce n'est pas comme si j'étais une espionne ou quelque chose du genre... Franchement. Quoique ça aurait été épique ! Ce n'est pas le cas. Je n'ai pas beaucoup d'importance, mon ultime but dans la vie est de comprendre qui je suis réellement. Au bout d'un moment, la jeune femme franchissait la distance entre nous. Qu'est-ce qu'elle faisait ? Pourquoi me regardait-elle ainsi ? Ça me gêne... un peu. Pourtant je ne bougeais pas d'un poils.  

ღ.Hélène Magnus. Enseignante en art dramatique.

Hélène... Je pouvais enfin mettre un nom à son visage si... Si quoi Lizzy ? Argghhh !!! Son visage va me hanter jusqu'à la fin de me jours ! Elle occupe déjà une partie de mon esprit, non ? La femme que je vois depuis mon réveil, ça doit être elle, non ? Oh... Je ne dois pas lui dire ça... Oh ça non ! Je le garde pour moi jusqu'à ce que je comprenne, bonne idée ! Elle me tend sa main, un léger sourire illumine son visage. Je dois l'admette qu'elle est belle. J'ai envie de toucher son visage, mais je me retiens en lui serrant délicatement ma main dans la sienne face aux présentations entre... Un prof et une élève ?! Puis merde...  

ღ. Je dirige aussi l'établissement. Enfin diriger... Pour l'instant je suis seule aux commandes, mais je suis sensée accepter la coopération de quelqu'un lorsqu'il se présentera à mon bureau et... Peu importe. Dans quel cours t'es-tu inscrite ?

Puis elle est à la tête de cet établissement ?! Oh la poisse ! Puis-je m'enterrer sous terre cette fois ? Pourquoi suis-je aussi familière avec elle, qui est une professeure sans oublier qu'elle soit la co-dirigeante ce l'école ? C'est mal vu. Très mal vu, pour moi, hein... Pas pour elle, mais moi si... Mais ça ne l'a pas déranger que je la tutoie... Si ça aurait été le cas, elle me l'aurait dit, hein ? N'est-ce pas ?!  

ღ.Je me suis inscrite en art dramatique, donc techniquement tu es ma professeure... Mais en classe je te vouvoierais ! Comme ça il n'y aura pas de problème ! Ni d'incompréhension de la part des autres élèves... Oh la poisse... J'aurais dû le deviner, ce que je suis nulle...

Je disais la dernière phrase à moi-même. C'était la pur vérité, mais pourtant elle m'a tutoyé au début alors j'ai suivis le mouvement sans me rendre compte qu'elle ne serait pas un professeur de cet établissement... ou même la co-propriétaire...  

ღ.À moins que tu veuilles que je te vouvoie maintenant, ça ne me pose aucun problème... J'aurais dû... le savoir.

Effectivement j'aurais dû le savoir, mais comment ? Il n'y a pas de photo nulle part indiquant qu'elle était un prof encore moins la co-propriétaire de cet établissement. Comment l'aurais-je du le deviner ? Impossible, mais quand même bien que je m'excuse, serait-ce suffisant pour elle ?

ღ.Je connais le chant ainsi que le violon, mais je voulais essayer quelque chose d'autre... L'art dramatique... J'aime bien la pièce de Roméo et Juliette ainsi que Hamlet, prince de Danemark de William Shakespeare.

Depuis quand j'aimais les arts dramatiques à ce point ? D'où est-ce que je connais ces pièces aussi aisément ? Je ne laissais rien transparaître sur mon visage, mais il y a tant de connaissance que je ne connaissais pas encore... Je connaissais le célèbre William Shakespeare, mais connaître ses écrits à ce point ? Et bien j'en apprend tous les jours. Je regardais Hélène esquissant un doux sourire en m'étant totalement calmer.  
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Ven 20 Juil - 23:56

Do I know you ?

• Je me suis inscrite en art dramatique, donc techniquement tu es ma professeure...

Et merde. Elle est sérieuse ? Une boule se forme au creux de ta gorge. Tu as pensé un peu trop vite... La savoir dans ta classe ne te plaît pas tant que ça. Que va t'elle t'annoncer bientôt ? Qu'elle a vécu dans un orphelinat avant d'être adoptée par une famille bourgeoise ? Qu'elle se passionne pour Shakespeare ? Qu'elle rêve de vivre à Londres ? Non, tu auras beau retourner le problème dans tous les sens, cette fille reste une énigme à laquelle tu bloques. Et pas qu'un peu.

• Mais en classe je te vouvoierais ! Comme ça il n'y aura pas de problème ! Ni d'incompréhension de la part des autres élèves...

La honte la submerge à son paroxysme. Tu as l'impression de te reconnaître, à l'époque où tu te cachais n'importe où pourvu que personne ne vienne t'importuner. Tu réalises que le tutoiement que vous avez engagé toutes les deux ne t'a en aucun cas effleuré, trop occupée par Kylie et tout le reste.

• À moins que tu veuilles que je te vouvoie maintenant, ça ne me pose aucun problème... J'aurais dû... le savoir.

• Je n'y vois pas d'inconvénient.

Tu as parlé trop bas. Ta voix s'est brisée avant même d'atteindre tes lèvres. Quand bien même tu serais outrée par sa maladresse, tu ne lui dirais rien. Et puis d'ailleurs, maintenant que la question est abordée, tu vas imposer à tous tes élèves de te tutoyer, en cours comme en dehors. La barrière ancestrale de la politesse n'est pas de mise dans ce contexte. Tu es à peine plus âgée qu'eux ! Cela tournerait au ridicule, tu en es persuadée.

Un court silence s'installe entre vous, laissant le temps à Elizabeth de remettre de l'ordre dans ses idées. Enfin, c'est ce que tu imagines. De ton côté, tu cales ta respiration à un rythme régulier, se perdant à ton tour dans les sinuosités du plancher. Kylie se moquerait de toi ouvertement si elle te voyait dans cette posture. Quand à ta future élève... elle la dépècerait sans lui donner la moindre chance de s'en tirer. Sa jalousie maladive te manque beaucoup...

• Je connais le chant ainsi que le violon, mais je voulais essayer quelque chose d'autre... L'art dramatique... J'aime bien la pièce de Roméo et Juliette ainsi que Hamlet, prince de Danemark de William Shakespeare.

Bordel de merde ! Réagis Hélène ! Tu te rends compte de ce qu'elle dit ? Du trouble qu'elle sème un peu partout dans ta tête ? Il faut que tu tires ça au clair !

Tirer ça au clair... comme si c'était facile. Tout ton être se retrouve tiraillé par des sentiments contradictoires. Tu devrais la bannir de l'école rien que pour l'exemple ! Juste pour ne plus avoir à l'entendre profaner. Mais elle ne le fait pas exprès. Conneries ! Non, elle ne se rend pas compte, et tu arriveras à le prouver. Tu contiens tes larmes avec difficultés tandis que tes pas te ramènent sur la première marche de la scène. Tu n'iras pas plus loin, pour la simple et bonne raison que ton esprit s'y oppose. Il faut que tu lui parles...

• Profites de la matinée pour visiter l'école.

Tu ne la regardes pas, du moins pas directement et c'est mieux ainsi. Le ton employé reste ferme sans pour autant l'agresser. Si c'est ça qu'on appelle la pédagogie, tu vas devoir t'y plonger jusqu'aux abysses. Te faire respecter des étudiants et des professeurs ne sera pas une mince affaire.

• Si tu as des questions, passes me voir à mon bureau.

Pourquoi faut-il que tu compliques tout ? Parce que tu n'en sais rien. Le souvenir de Kylie te mène sur des chemins contradictoires. D'un côté, elle t'intrigue. Mais de l'autre... elle n'est pas normale. Que dois-tu faire au final ? L'accueillir ou la fuir ? L'écouter ou la renier ?

Tsss... Laisse tomber. Tu n'as plus la tête à la réflexion. Bonne réponse. Tes muscles se libèrent enfin, te permettant de quitter le théâtre par l'entrée de service. Prendre l'air te permet d'évacuer avant de retourner à tes occupations de codirectrice. Une petite heure de répit... Elle va revenir...


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Hélène Magnus
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Sam 21 Juil - 1:00
Do I know you ?Elle ne disait rien. J'avais certainement dit quelque chose qu'il ne fallait pas, comme toujours. Ce n'est pas surprenant. Pourtant je ne le fais pas exprès. Ça sort tout seul. Pourquoi est-ce que j'ai toujours besoin de m'expliquer ? Je ne comprend pas, en faite, je ne comprendrai jamais rien. Telle est ma nouvelle vie. Triste, n'est-ce pas ? J'espérais qu'un jour, tout ça sera tiré au clair. Je veux la toucher encore une fois, juste une parcelle de sa peau... Je ne comprend pas pourquoi, mais je veux lui toucher la main... encore et encore... M'approcher d'elle et... STOP ! On arrête là ! Ça devient embarrassant... Elle se dirigeait finalement vers la scène puis elle montait la première marche. Elle s'arrêtait. Que fabriquait-elle ?

ღ.Profite de la matinée pour visiter l'école.  

À ces mots, elle ne me regarde pas, du moins pas directement. Avais-je fait quelque chose de mal ? Je ne comprenais toujours pas... Ça me démange de le savoir... Je veux qu'on soit en bon terme et non en mauvais terme avant le début des cours... Imaginez que votre professeur vous détestes avant même que les cours commence, ça part mal une année.  

ღ.Si tu as des questions, passe me voir à mon bureau.

Des questions ? Ouais, j'en ai des tonnes ! Pourquoi suis-je toujours en vie ? Pourquoi est-ce que je n'arrive pas à me souvenir de mon propre petit ami ? Pourquoi Hélène m'est autant familière alors que c'est la première fois qu'on se rencontre ? Pourquoi elle ? Pourquoi..? Puis Hélène quitte le théâtre par l'entrée de service me laissant seule. J'inspirais doucement avant de prendre ma mallette pour continuer la visite.

Je prenais mon temps. J'explorais toutes les pièces auxquels j'avais accès grâce à ma carte étudiante. Ingénieux ce système ! Il y avait même une bibliothèque contenant plusieurs oeuvres littéraires, je pourrais m'y perdre. Je ne restais pas longtemps pour continuer la visite. J'arrivais devant une machine à distributrice. J'avais un peu faim. J'insérais quelques pièces pour me prendre une barre chocolatée. Adieu les régimes et bonjour le chocolat ! Je savourais mon chocolat avant de m'arrêter soudainement. Je n'y croyais pas. Il a osé ! Lucas était là ! Ça ne devait plus continuer ! Est-ce qu'il m'espionnait ou quoi ? Il s'approchait de moi pendant que je terminais ma barre chocolatée jetant l'emballage à la poubelle qui se trouvait pas loin.

ღ.Tu es collant, tu sais ?
ღ.Je suis ton petit ami, c'est normal non ?
ღ.Non, pas trop... Que veux-tu ?
ღ.Je t'ai appelé trois fois et je t'ai envoyé plusieurs messages textes. Tu ne m'as jamais répondu ! Je me suis inquiété Lizzy !
ღ.Bah je suis là et en vie... Si tu es satisfait tu peux retourner chez toi.
ღ.Je vais te reconduire chez toi au moins !
ღ.J'ai mon chauffeur et j'ai des choses à faire, seule.
ღ.Bon... Je te rappelle plus tard d'accord ?

Je hoche doucement la tête tandis qu'il s'approchait de moi. Qu'est-ce qu'il faisait ? Il enroulait gentiment son bras autour de ma taille et déposait un baiser sur mes lèvres. Ah, ouais, c'était à peu près évident puisqu'il est mon petit ami. Il prolongeait le baiser comme si ça serait le dernier avant qu'il me relâche. Il esquissait un doux sourire avant de tourner les talons et quitter l'école. Comment il m'avait retrouvé au juste ? Tu parles d'un coïncidence... Je replaçais mes cheveux ainsi que ma robe continuant mon chemin jusqu'au fameux bureau d'Hélène Magnus, professeure d'art dramatique ainsi que co-directrice de l'école. Avais-je réellement des questions ou était-ce un prétexte de la regarder dans les yeux ? Aucune idée... Je frappais trois petits coups à la porte en attendant une réponse et lorsque j'eu une réponse j'ouvrais la porte tout en fermant derrière moi.   

ღ.C'est encore moi...

Murmurais-je presque en riant légèrement. C'était gênant à vrai dire comme situation.  

ღ.C'est peut-être mon impression, mais on dirait qu'on est partie du mauvais pied toutes les deux... Je n'aimerais pas débuter l'année comme ça... Je veux me racheter en repartant depuis le début, qu'en dis-tu ?

Oui, je veux repartir cette présentation depuis le début et le bien recommencer. Rien d'étrange. Je restais proche de la porte tenant toujours ma mallette. Accepterait-elle ? Telle est la question... J'aimerais tant que ça soit le cas.
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Sam 21 Juil - 19:23

Do I know you ?

Tes pas te ramènent inexorablement à ton bureau. Tu rentres en trombe et claques la porte. Personne ne doit venir te déranger pendant une bonne heure ! Il faut que tu fasses le point, c'est urgent. Au moins, vois le bon côté de la chose ! Tu es parvenue à t'éclipser du théâtre sans effusion de sang.

Tu t'assieds sur ton siège, en panne d'énergie totale. Que ne donnerais-tu pas pour une bonne tasse de thé agrémentée de biscuits au chocolat ! À instaurer dès le premier cours préparatoire tient ! D'autant que ton bureau est plutôt grand... Pourquoi ne pas t'installer un petit coin juste pour ça ? Tes yeux s'illuminent, conquise par cette idée.

Drôle de manière d'évincer le problème hein Hélène ?

Tu soupires, rattrapée un peu trop vite par le désordre qui s'annonce difficile. Ton esprit se ferme, tentant d'effacer le regard de Elizabeth. Mais tu n'y parviens pas. Comment le pourrais-tu...? Outre sa ressemblance frappante avec Kylie, il s'avère qu'elle partage certains de tes hobbies. Ta période de deuil s'avère plus compliquée que prévu désormais. Tu vas devoir traiter le problème au jour le jour, et espérer que rien ne vienne entacher le processus.

Tant de réflexion pour une seule personne... Alors imagine lorsque tu seras aux commandes d'une classe ! Plongée dans les méandres de tes pensées, tu ne fais plus attention au temps qui défile à une vitesse de dingue. Ta paperasse n'avance pas d'un iota et tu n'as pas envie de t'y plonger. Rentrer chez toi... Voilà la seule chose qui sonne juste...

Toc ! Toc ! Toc !

Tu sursautes en observant la porte. Qui peut bien venir te déranger ? À ton avis ? Quoi ? Ton élève a déjà fini le tour du bahut ? C'est une blague ? Tes yeux se focalisent sur l'heure, atterrée. Tu souffles encore, remarquant que la demoiselle a bien suivi tes directives. C'est malin...

• Entrez.

Tu attrapes à la volée le premier dossier qui te tombe sous la main. La poignée se tourne timidement. La fille de tout à l'heure, avec sa longue chevelure rose, passe l'embouchure et referme soigneusement.

• C'est encore moi...

C'est à peine si tu peux l'entendre prononcer ces mots. Tu reprends ton air impassible, attendant de savoir ce qu'elle va te demander maintenant.

• C'est peut-être mon impression, mais on dirait qu'on est partie du mauvais pied toutes les deux... Je n'aimerais pas débuter l'année comme ça... Je veux me racheter en repartant depuis le début, qu'en dis-tu ?

Excuses-moi Hélène, je retire ce que j'ai dit. C'est elle qui complique tout.

Merci bien ! Te revoilà prise dans un conflit. Si tu refuses sa demande, elle pourrait se braquer, voire pire. Si tu acceptes... rien ne prouve qu'elle ne te suivra pas partout comme un petit chiot en manque d'affection. Alors chérie ? Lequel de ces risques seras-tu prête à prendre ?

• Comme tu veux. Assieds-toi !

Sage décision, bien que tes lèvres aient une fois de plus bougé sans que tu ne le veuilles vraiment. Elle prend place sur l'un des fauteuils en tortillant une mèche de cheveux. Toi, tu prends appui sur tes coudes et te penches vers elle, en signe d'intérêt. Décides-toi bon sang !
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Hélène Magnus
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Mer 25 Juil - 13:43
Do I know you ?Je regardais Hélène en attendant sa réponse. Elle pouvait aussi bien me dire de partir tout comme de rester. Elle seule avait le "pouvoir" dans cette pièce. Je voulais régler ce problème d'incompréhension, je ne voulais pas en finir comme ça... Elle avait le choix et je voulais connaître sa réponse...

ღ.Comme tu veux. Assieds-toi !  

Quoi... sérieux ?! Je ne sais pas du tout quoi dire... Je ne dis rien pour l'instant et je vins d'installer sur l'un des fauteuils déposant ma mallette sur le sol et je tortillais une mèche de cheveux autour de mon index. Une habitude il faut croire. Hélène prend appui sur ses coudes et se penche vers moi. Son regard braqué sur moi, ça me faisait toute chose sans comprendre le pourquoi et surtout le comment. Pourquoi...

ღ.Il y a quelque chose qui me chiffonne... On ne serait jamais rencontré par hasard ?Je veux dire avant aujourd'hui ?

C'est embêtant effectivement. Je regardais Hélène me penchant légèrement vers elle sans plus, ni moins.

ღ.Jamais je ne pourrais oublier un tel regard, mais là...

Voilà c'est dit... Peut-être suis-je la seule qui ressent ça... Une envie de m'approcher davantage et de... De quoi ? L'embrasser ? Et puis quoi encore ? Tout ça là, ce n'est pas plausible. C'est carrément impossible ! Surtout qu'elle est une professeure sans oublier le fait qu'elle soit co-propriétaire de cet établissement... Pourtant l'envie y est... Je tente ou je ne tente pas ? Telle est la question... Puis merde !

Je m'approchais un peu plus pour être tout près du visage d'Hélène, le bureau n'étant pas réellement haut je réussis à poser mon genou sur celui-ci en guise de soutient gardant l'autre au sol avant de prendre le visage d'Hélène entre mes mains. Sans plus attendre je déposais un baiser sur ses lèvres me foutant bien qui elle était de base. Pour le moment elle était juste une fille mystérieuse que je rêvais de l'embrasser depuis que l'on s'est vu au théâtre.

Je prolongeais le baiser me foutant bien de ce qu'elle en pense, mais sûrement qu'elle va mal réagir et je m'y attendais à vrai dire. Au bout d'un certain moment, je décollais mes lèvres des siennes en ouvrant légèrement mon regard pour la regarder. Je caressais ses lèvres à l'aide de mon pouce soufflant doucement. Est-ce que je le regrettais ? Pas du tout. Je me reculais en retirant mes mains de ses joues ainsi que mon genou du bureau pour rester debout devant le bureau.

ღ.Tu peux me frapper, je le comprendrais... Je le mérite amplement.  
 
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Mer 25 Juil - 18:12

Do I know you ?

• Il y a quelque chose qui me chiffonne... On ne serait jamais rencontré par hasard ? Je veux dire avant aujourd'hui ?

Ça y est ! Elle recommence. Met un terme à cette blague de mauvais goût Hélène ! Renvoie-la de ton bureau et oblige-la à ne plus revenir !

Non. Son hésitation grandissante cache forcément quelque chose. Et tant que tu n'auras pas compris de quoi il s'agit, tu ne la laisseras pas partir d'ici. Même si tes neurones te supplient à genoux de renoncer à cette folie. Même si tes sentiments empiètent au point de ne plus savoir distinguer le bien du mal. Et même si le ciel devait te tomber sur la tête...

Elle se penche légèrement et soutient ton regard aigue-marine, perplexe. Où aurait-elle pu te rencontrer ? Nulle part, cela ne se peut pas. Se réveiller d'un coma et oser arpenter les couloirs de l'école au bout de quelques jours de convalescence n'a rien de logique ! Ses parents sont-ils à ce point insouciants de l'état de santé de leur fille ? Pour toi, c'est très clair : elle ne parvient pas encore à distinguer ses souvenirs de la réalité. Mais comment lui faire comprendre ?

• Jamais je ne pourrais oublier un tel regard, mais là...

Elle parle comme Kylie... Vas-tu donc te taire sale gamine ? Bien que l'envie de lui hurler dessus y soit, tu t'abstiens et ne bronches pas d'un cil. Tu la provoques, scrutant ses moindres faits et gestes dans l'espoir qu'elle arrive enfin à t'avouer ce qu'elle ressent. Pour une fois, c'est toi qui mène la danse et non l'inverse. Craquera t'elle sous la pression ?

Elle non... mais toi oui.

L'histoire d'une fraction de seconde, tu vas perdre le contrôle. Tu ne t'en rends pas compte, et tu ne pouvais pas le deviner, mais quelque chose va planter une graine dans tes entrailles et remettre en question ta vision de la vie. Une chose à laquelle tu n'espérais pas. Une chose ô combien malsaine sur tous les points. Une chose si terrible et agréable à la fois... Cet instant où Elizabeth t'embrassera comme Kylie sait si bien le faire, et qui remettra en question tous tes principes.

Pourtant, tu n'as pas bougé. Tu l'as laissée venir à toi le plus naturellement du monde. Tu auras eu de maintes occasions de la repousser et de l'en empêcher... Pourquoi ne l'as-tu pas fait hein ? Pourquoi pousser la folie encore plus loin, toi qui souffre le martyr ? Parce que dans le fond... Tu en as besoin. Et malgré ses iris bleus clairs, tout te rappelle la femme que tu aimes. C'est égoïste de ne pas vouloir la laisser partir... Tu en as conscience. Mais tu vas au plus mal. Et réfléchir n'est plus au programme.

Alors, lorsque la jeune femme décide de mettre un terme à cette note de réconfort, tout ton corps ressent le coup de poignard. Tu en veux davantage. C'est mal...

• Tu peux me frapper, je le comprendrais...

Ses mots se perdent dans les méandres de l'oubli. Tu ne l'écoutes plus, encore sous le choc de ce baiser langoureux. Elle reste debout devant ton bureau, attendant la sentence de son geste interdit. Toi... tu te lèves de ton siège en cuir et la contournes, tes pupilles cherchant par tous les moyens à fuir cette école au plus vite. Comment a t'elle osé faire ça ?

• Je ne te ferai rien...

Pourquoi tes lèvres sont-elles aussi indisciplinées ? Tu avances au ralenti vers la porte, ne sachant que faire d'autre. Mais tu manques d'air. Ton cœur te fait un mal horrible. La douleur engendrée te fait perdre tes repères. La nausée te submerge alors que tu places une main sur ton bas ventre. Tes jambes se mettent à vaciller... Qu'est-ce qui se passe ?

Tu fais un malaise... Tu es dans la merde Hélène.

Trop tard. Ton équilibre défaillant t'a fait tombé au sol. Ta tête cogne le plancher. Le noir envahit ta vision et te plonge dans l'inconscience la plus totale.


HRP:
 
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Hélène Magnus
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Ven 27 Juil - 15:17
Do I know you ?Quelque chose cloche, mais je n'arrive pas à mettre le doigt dessus. Ah oui. Elle ne m'a pas frappé encore moins crier après. Aurait-elle dû ? C'est encore pire lorsqu'elle ne faisait rien. J'étais dans le doute. Peut-être aurais-je dû continuer jusqu'à ce qu'elle me force à arrêter ? Oui... Je ne vois pas d'autres solutions, j'ai été trop rapide. Hélène se levait et me contournait sans même m'adresser un simple regard, rien.  

ღ.Je ne te ferai rien...  

C'est encore pire ce que je croyais. Je me retournais légèrement vers Hélène voyant qu'elle marchait d'une manière étrange. Je fronçais les sourcils la regardant faire puis... Elle perdait l'équilibre tombant sur le sol. Merde ! Je me rapprochais rapidement d'Hélène vérifiant en premier lieu sa tête, qui avait heurté le sol. Elle n'avait rien, pas même une petite bosse. Elle a été chanceuse sur ce coup-là. Elle semblait être inconsciente, que faire dans un moment pareil ?!

ღ.Hélène ?! Hélène réveille-toi, allez !

Merde ! Elle était réellement inconsciente. Où devais-je l'emmener ? Elle n'avait rien de très grave à première vue. C'est de ma faute... Tout est de ma faute... Si... Si quoi ? Si je ne l'aurais pas embrassé tout ça ne serait pas produit ? Probablement... Si je n'aurais pas apparue dans sa vie, tout aurait été pour le mieux. Je fermais les yeux en inspirant doucement prenant mon courage entre mes deux mains pour décider ce que je devais faire. Pas l'hôpital, ça serait trop exagérer puis elle ne saignait pas, donc pas besoin d'aller à l'urgence. Il y avait une infirmerie à l'école, il fallait que je l'emmène là-bas. Je prenais Hélène dans mes bras avant de me redresser pour la porter tel une princesse. J'ignore d'où j'ai cette force, mais tant mieux !

Je portais Hélène jusqu'à l'infirmerie et la posait sur le lit qu'il y avait. Je tirais les draps vers elle pour la couvrir. Je cherchais partout dans la pièce quelque chose pour lui mettre une compresse froide sur le front. Je trouvais un autre oreiller, ça devrait faire l'affaire. Je prenais la taie d'oreiller laissant l'oreiller de côté avant de la mouillé d'eau froide, très froide. Je la tordais avant de la plier pour la mettre sur son front.

J'allais chercher ma mallette fermant la porte derrière moi. J'allais acheter une bouteille d'eau et quelque chose à grignoter dans la machine à distributrice pour Hélène lorsqu'elle se réveillera. Je revenais à l'infirmerie posant le tout sur la petite table avant de prendre place sur le fauteuil qu'il y avait. Tout était de ma faute. Je n'aurais pas dû franchir cette limite. Elle aurait dû me frapper, me pousser, n'importe quoi que rien... C'est encore pire. J'inspirais doucement avant de me lever et de m'avancer vers la fenêtre. Il me suffit d'ouvrir cette fenêtre et de me jeter en bas, mais une force m'empêche de le faire... Fait chier ! Je posais mon front sur la fenêtre regardant à l'extérieur.

ღ.Je n'aurais pas dû... Je n'aurais pas dû... Je n'aurais pas dû...

Marmonnais-je à moi-même et plusieurs fois même. Comme si cette phrase aller régler le problème. Probablement qu'elle ne voudra pas me revoir en se réveillant. Devrais-je partir en laissant une note ? Je ne sais pas... Je décollais mon front de la fenêtre et de me retourner vers Hélène, qui était toujours inconsciente. Pourquoi est-ce que je cause des problèmes, on dirait que c'est plus fort que moi. J'espérais qu'Hélène se réveille bientôt.
 
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Lun 30 Juil - 14:25

Do I know you ?

Le ciel d'étain au ciel de cuivre
Succède. La nuit fait un pas.
Les choses de l'ombre vont vivre.
Les arbres se parlent tout bas.


Quelque part dans ce long tunnel, ton esprit erre en vain, en quête d'une quelconque lumière. Toi, Hélène Magnus, te voilà en proie à ta peur la plus profonde, à celle à laquelle tu ne croyais pas. Non, ce n'est pas la mort, tu ne la crains pas. Tu serais même prête à l'accueillir en vieille amie, si cela pouvait te permettre de retrouver ta Kylie adorée... Non. Regarde toute cette obscurité ! Elle te colle à la peau tel un parasite. Tu sais très bien de quoi il s'agit. De cette latence effroyable ou plus rien ne te semble réel, où tes pensées s'effacent et laissent place au vide. Oui... cette désagréable sensation de rejet, d'être laissée pour compte, de ne plus exister...

Le vent, soufflant des empyrées,
Fait frissonner dans l'onde, où luit
Le drap d'or des claires soirées,
Les sombres moires de la nuit.


L'air est gorgé d'électricité. C'est à peine si tu peux respirer. Stupeur. Es-tu consciente ? Ou n'est-ce que le produit de ton imagination la plus fertile ? Qu'est-ce qui t'a amené ici ? Est-ce que tu t'en souviens ? Pourquoi ? Trop de questions, tu n'as pas le temps. Des points se forment au loin, peux-tu seulement imaginer leur chaleur résiduelle ? Non. Tu as l'impression de flotter dans le vide, comme dépossédée de ton enveloppe corporelle. Est-ce mieux ainsi ? Est-ce la voie vers le Paradis... ou bien l'Enfer ? C'est trop tôt. Kylie, où te caches-tu mon amour ?

Puis la nuit fait un pas encore.
Tout à l'heure, tout écoutait.
Maintenant nul bruit n'ose éclore ;
Tout s'enfuit, se cache et se tait.


Tu remontes le courant à contre-sens. Les points lumineux deviennent des billes. Elles brillent de milles feux, projetant une faible lueur d'espoir dans ton esprit malade. Tu voudrais pouvoir les toucher, t'imprégner de leur rayons, mais tu ne peux pas les atteindre. Pas encore, ou peut-être jamais ? Car tu peines à te détacher de cette noirceur oppressante. Elle tente de te retenir dans ses mailles, contrainte et forcée d'admettre que tu n'es pas aussi pathétique que tu en as l'air.

Puis la nuit fait un pas encore.
Tout à l'heure, tout écoutait.
Maintenant nul bruit n'ose éclore ;
Tout s'enfuit, se cache et se tait.


Quelque chose plane au dessus de ta tête, une épée de Damoclès invisible prête à s'abattre au prochain claquement de doigts. La vois-tu ? Évidemment. Y prêtes-tu ne serait-ce que la moindre attention ? À quoi bon ? Tout le monde meurt un jour. Tu ne te retournes pas, de peur d'y voir ce que tu refuses de voir. Tu ne fermes pas les yeux, de peur de ne plus pouvoir les rouvrir. Tu te débats comme une lionne pour te sortir de cette misère noire... Sans succès. Tu es prise dans la toile d'araignée. Plus tu bougeras, pire ça sera. Tu soupires, rendant les armes. L'odieuse créature viendra te chatouiller de ses mandibules sous peu.

C'est l'heure où toute créature
Sent distinctement dans les cieux,
Dans la grande étendue obscure,
Le grand Être mystérieux !


HRP:
 
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Hélène Magnus
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Ven 3 Aoû - 21:02
Do I know you ?C'est merdique. Elle ne se réveille pas. Je ne pourrais pas éternellement rester là à ne rien faire. Qu'est-ce que je pourrais faire ? Je pourrais me promener dans le bâtiment tout en évitant l'ajointe administrative. C'est une excellente idée. Je m'approchais du lit où Hélène s'y reposait. Je venais lui prendre la main, la serrant délicatement dans la mienne. J'y déposais un léger baiser sur le dos de sa main avant de la remettre à sa place. Je m'éloignais d'elle avant de sortir de la pièce. Je marchais un pied devant l'autre en regardant autour de moi. Je pivotais sur moi-même avant de continuer ma promenade. Je montais aux deuxième étages avant de me rendre à une salle de musique. C'est curieux comme endroit. On dirait que je trouvais mon bonheur partout. Cette fois je ne jouerais pas un morceau, je regarde juste les instruments qu'il y avait. Je fermais les yeux en inspirant doucement.

Tu es dans la salle de musique et tu as terminée de pratiquer ton morceau jouer par ton violon. Tu ranges soigneusement ton violon dans son étuis. Tu n'es pas seule. Une main se glissait le long de ton bras remontant jusqu'à tes cheveux pour les mettre de côté, dévoilant ainsi ta nuque. Un baiser s'y déposait tandis que tu te laissais bercer dans les bras de cet homme. Cet homme était ton professeur de musique. Il était dans la trentaine et un bel homme, toutes les filles rêveraient d'être à ta place. Si seulement... Tu entretenais une relation interdite avec le professeur, en fait, tu n'avais guère le choix. Tes notes étaient menacés si jamais tu renonçais à lui. Oui, il était très sérieux. C'est pourquoi tu le laissais faire. Tu le laissais te toucher, te caresser, même si au fond de toi tu voulais le repousser pour être dans les bras de ton petit ami. Le soir même, le professeur a décidé de te ramener chez toi, mais quelque chose s'est produit. Un camion vous frappait. Le professeur est mort sur le coup, mais pas toi. Tu étais gravement blessée, mais le médecin t'a plongée dans un coma artificielle pour te sauver. Tu sais maintenant qui est derrière de cet accident. Lucas, ton petit ami. Il t'a vu avec le professeur et il a voulu se venger. Il voulait le tuer, mais pas toi. Il s'en veut et désormais tu le comprends...
 

J'ouvre les yeux en regardant autour de moi. Des larmes étaient versées. Lucas était le responsable. En même temps... Je pouvais le comprendre. J'essuyais rapidement mes larmes avant de sortir de la salle de musique. Plus jamais... J'inspirais doucement avant de me rendre à la bibliothèque. Je parcourais toutes les allées, ne trouvant pas mon bonheur, je retournais tranquillement vers l'infirmerie. Jamais je ne pourrais affronter Lucas pour lui parler de cet accident. Je ne me souviens de rien d'avant... À part de cette relation avec ce professeur de musique. Il me faisait du chantage, car il jurait que si j'en parlais à quelqu'un, il allait baisser mes notes. Mais c'est étrange tout de même... Je secoue vivement la tête pour chasser cette histoire de mon esprit. Tout ça est du passé désormais. Il est mort. Je suis vivante... Du moins, presque...

Je vins ouvrir la porte de l'infirmerie avant de la refermer pour que personne ne nous vois. Était-ce mal ? Probablement, mais je devais m'assurer qu'Hélène allait bien. Elle pourra me détester par la suite si elle le désirait. Je n'avais pas le droit de l'embrasser, mais une force inconnue m'a poussé à le faire. Je n'ai pas pu y résister et je l'ai fait. Je m'en voulais tellement, mais je rêvais de ce baiser.  

ღ.Qu'est-ce qui est la réalité ?

Murmurais-je à moi-même avant de me laisser tomber sur le fauteuil. Je ramenais mes jambes vers moi enroulant mes bras autour de mes jambes. Je posais mon menton sur mes genoux en esquissant un doux sourire sur mes lèvres. Pourquoi est-ce que je souriais ? Je n'avais rien à sourire... Rien du tout... Hélène devrait m'arracher la tête sur le champ. Chaque chose en son temps, n'est-ce pas ?

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Sam 4 Aoû - 19:03

Do I know you ?

Tu te réveilles en sursaut, tétanisée. Assise sur un lit, tu sens ton cœur battre la chamade. Où es-tu ? Que s'est-il passé ? Il y a encore un instant, tu étais à ton bureau, prise dans une réflexion sans fin, et le moment d'après... c'est le trou noir. Tu as perdu connaissance, tu le sais. Mais pour quel motif ? Cette fille... Elizabeth. Tu l'avais sommée de visiter l'école. L'a t'elle fait au moins ? Ça se peut. Est-elle venue à ton bureau ? Non, elle ne t'a pas rejoint. Ça ne te dit rien... Tu regardes machinalement autour de toi. Tu es à l'infirmerie.

Mais depuis quand ? Et qui t'a amenée ici ? Trop de questions, tu as chopé une migraine carabinée. Proche de toi, il y a un verre d'eau. Tu t'en empares et le vides d'un trait. L'école n'est pas encore ouverte, mais peut-être que le personnel médical a commencé en avance ? Si tel est le cas, tu es plutôt rassurée. Imagine la honte si un élève t'avait vu dans cet état ! Tu reposes le verre sur la table de chevet et te rallonges, un peu apaisée. Si tu as rêvé, tu ne t'en souviens pas non plus. Mais te connaissant, il devait s'agit d'un bon cauchemar comme tu sais les cultiver. Si Kylie était venue te voir en songes, son simple souvenir aurait fait battre ton cœur. Mais là... rien. Tu soupires, lassée de cette peine. Ton deuil sera bien plus long que tu ne l'imagines...

Soudain, des pas dans le couloir. Quelqu'un s'en vient vers l'infirmerie. Pourquoi ? Parce que c'est la seule office dans cette aile. Tu l'as empruntée si souvent que tu en connais les moindres recoins. Depuis sa construction, tu auras pris soin de vérifier à la loupe chacune de ses parcelles, avec une minutie hors du commun. Alors qui vient te rendre visite ? Tu te cales sur ton oreiller et fermes les yeux, attentive. Une personne passe la porte et la referme tranquillement. Tu ne sens pas de va-et-vient incessants... C'est plutôt bon signe.

• Qu'est-ce qui est la réalité ?

Un murmure, puis plus rien. Cette voix... c'est Elizabeth. Merveilleux... Toi qui espérait qu'elle soit rentrée chez elle. C'est peut-être elle qui t'a amené ici ? Ça serait le bouquet. Mais ça ne fait rien. À choisir, tu préfères ce cas de figure. Alors tu n'attends pas, exit le syndrome de la Belle au Bois Dormant. Tu n'as pas que ça à faire. Tu simules ainsi un réveil calme et serein, bien que ça soit tout le contraire dans ton esprit. Tu frottes tes yeux endoloris puis te masses les cervicales. Ton regard fixe les couvertures du lit, avant de se poser sur ta future élève qui t'observe de ses yeux ronds.

• Je suppose que je dois te remercier de m'avoir amenée ici ?

Eh oui ma grande ! Oh, sale conscience de... Tu ne pouvais vraiment pas me laisser en paix plus de dix minutes ? Ta passivité reprend le dessus, tandis que la demoiselle se lève de son fauteuil à ton encontre.


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Hélène Magnus
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Mar 7 Aoû - 16:13
Do I know you ?Hélène se réveille. Enfin ! Il faut dire que j'étais plutôt inquiète après sa chute. J'aurais exagérer si je l'aurais emmenée à l’hôpital. C'était une bonne décision de l'emmener jusqu'à l'infirmerie.

ღ.Je suppose que je dois te remercier de m'avoir amenée ici ? 

Elle semble avoir oublié ce qu'il s'est produit avant. Que dois-je dire ? Que dois-je faire ? Faire semblant que tout ça ne c'est pas produit ? J'avoue... J'aimerais pouvoir oublier ce baiser, mais je n'y arrive pas. Si elle le pouvait, alors tant mieux... Je vais lui raconter une autre version. Je me levais de mon fauteuil tout en me dirigeant vers Hélène.  

ღ.Je t'ai trouvée comme ça, je ne savais pas quoi faire et je me suis dis que l'hôpital ça serait trop, alors je t'ai emmenée ici.

Je plongeais mon regard dans le siens avant de baisser mon regard en esquissant un doux sourire. Je glissais une mèche de mes cheveux derrière mon oreille.

ღ.Ne me remercie pas, j'imagine que c'est la moindre des choses lorsqu'on voit quelqu'un d'inconscient, non ? Je me serais sentie mal de te laisser là... Alors te voilà à l'infirmerie.

Voilà c'est dire même si intérieurement je voulais m'excuser. Il fallait que je garde le silence, pour elle. Ça me faisait mal, mais je n'avais guère le choix. J'inspirais doucement avant de reprendre ma mallette.

ღ.Bon... Maintenant que tu es réveillée et que j'ai fait le tour de l'école, je vais y aller. Passe une belle journée et à la prochaine. Si je me souviens bien, notre premier cours c'est dans une semaine.

Je quittais l'infirmerie laissant Hélène sur le lit. Il fallait que je quitte rapidement le bâtiment ayant peur de faire une autre bêtise. Ma poitrine se serrait. Ça faisait si mal. Je sortais de l'établissement saluant la réceptionniste au passage. Mon chauffeur m'attendait. Je lui donnais ma mallette lui disant que je préférerais marcher. Il n'insistait pas et quittait le stationnement tandis que je marchais. Une fine pluie tombait, étrange, il n'était pas censée d'en avoir... Mais bon... Il est trop tard pour faire marche arrière, n'est-ce pas ? La fine pluie se changeait en une grosse pluie. Géniale, pensais-je. Je croisais les bras tout en continuant d'avancer. J'imaginais déjà la réaction de ma mère lorsqu'elle me verrait dans cet état. J'esquissais un bref sourire tout en continuant d'avancer, je pourrais me réfugier dans une boutique ou un café, mais je continuais mon chemin. Où voulais-je me rendre ? J'en avais aucune idée. Pas à la maison. Pas chez mon "petit ami". Quelque part où que personne ne me trouvera. Et surtout chasser Hélène de mon esprit.

Je me rendais à la forêt. Drôle d'endroit n'est-ce pas ? Mais étrangement, dans mes plus lointain souvenir, je venais ici pour me remettre les idées en place. Au lac, plus précisément. Je suivais le chemin à travers la forêt pour me rendre à destination. Je retirais ma veste trempé ainsi que mes ballerines m'approchant du lac. Il avait cessé de pleuvoir, heureusement pour moi. Il n'y avait personne, bien. Je plongeais dans l'eau nageant jusqu'à me rendre au centre du lac. Je me laissais flotter à la surface pour observer le ciel qui était à nouveau bleu. Je fermais les yeux me laissant flotter. C'était la chose à faire pour m'aider à chasser ses pensées de mon esprit. J'avais embrassée Hélène sans son accord et le pire, elle ne m'a pas repoussé. Elle aurait dû.

Tout d'un coup, j'entendais un ricanement. Je cessais de flotter pour regarder autour de moi. Qui était là ? Je regardais partout jusqu'à ce que je vois une fois une fille aux cheveux roses, presque comme moi. Elle me regardait puis elle disparue d'un clignement de yeux. Où était-elle ? Je sentais une présence derrière moi. Je me retournais rapidement, c'était la même fille. Elle avait des yeux verts. Elle agrippait mon cou de ses deux mains avant de plonger ma tête sous l'eau. Elle était trop rapide pour que j'y fasse quelque chose. Je tenais de me débattre, impossible de m'en défaire. Soudain... Plus rien. Je remontais à la surface, la fille n'y était plus. C'était bizarre, vraiment bizarre. J'avais mal à mon cou. Je nageais rapidement vers la terre ferme au cas où si elle reviendrait. Je m'allongeais au sol. Je crois que je passerais toute l'après-midi ici. J'avais pris soin de fermer mon portable. Personne ne pourra me contacter. Les conséquences ? Je m'en foutais.

©️ 2981 12289 0

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Mar 7 Aoû - 17:36

Do I know you ?

• Je t'ai trouvée comme ça, je ne savais pas quoi faire et je me suis dis que l'hôpital serait trop, alors je t'ai emmenée ici.

Bon choix. Mais tu ne dis rien, trop occupée à comprendre comment c'est arrivé. Et à dire vrai, tu vas t'empresser de mettre cet incident de côté pour te consacrer à tes principales activités scolaires. Elizabeth t'observe, soucieuse.

• Ne me remercie pas, j'imagine que c'est la moindre des choses lorsqu'on voit quelqu'un d'inconscient, non ? Je me serais sentie mal de te laisser là... Alors te voilà à l'infirmerie.

• Comme tu voudras.

Ta future élève ne compte pas rester. Elle se retourne et prend sa mallette laissée sur le côté. Tu vas pouvoir souffler, enfin. Pourquoi faut-il en arriver à de telles mesures pour avoir un peu de calme ?

• Bon... Maintenant que tu es réveillée et que j'ai fait le tour de l'école, je vais y aller. Passe une belle journée et à la prochaine. Si je me souviens bien, notre premier cours c'est dans une semaine.

Tu n'as pas le temps de valider. Elle sort en trombe de l'infirmerie et regagne le couloir. Tu ne te lèveras pas pour la rattraper, et puis quoi encore ? C'est à peine si tu peux tenir assise... crois-tu un seul instant pouvoir gambader comme un jeune cerf dans l'école ? Ce que tu peux être naïve parfois. Déphasée par cette folle journée, tu te recales comme il faut et fermes les yeux. Le repos sera ta seule occupation pour au moins une bonne heure.

Kylie n'aimerait pas te voir dans cet état...


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Hélène Magnus
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