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Why love is so cruel with us ? (Ft. Elizabeth Adams)

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Sam 3 Nov - 23:13

Why love is so cruel with us ?

Novembre. Deux semaines ont passé depuis ton altercation avec Elizabeth. Oui, cette histoire te hante toujours. Depuis ce jour, elle et toi ne vous êtes plus adressées la parole, sauf pendant les cours. En dehors, chacune de vous fait sa vie et c'est très bien comme ca. Mais la nuit, une certaine brune tente par tous les moyens de te persuader de renouer avec elle. Sa folie concernant Kylie n'est pas acceptable, ni même acceptée. Tu refuses encore et encore de croire ses paroles. Il n'y a pas de vie après la mort... Combien de fois as-tu ruminé cette phrase déjà ? Beaucoup trop. Mais tu n'as pas le choix n'est-ce pas ?

Assise sur ton fauteuil devant ton bureau, tu relis le cours d'aujourd'hui. Au programme ? Hamlet. Délaisser Roméo et Juliet ne te fera pas de mal. Il faut bien initier tes élèves à autre chose non ? Même si cela reste du domaine de Shakespeare, tu te réjouis de voir qu'ils s'habituent à ta facon d'enseigner. Même si l'autre effrontée prend un malin plaisir à connaître par coeur chacune de tes scènes imposées au hasard... C'est fou ! Ce don qu'a cette fille pour tout retenir dès la première lecture. Tu n'es pas comme ca. Tu as besoin d'apprendre et de te relire afin de t'imprégner de tout !

Qu'importe. Tu regardes l'heure inscrite sur la pendule. Sept heures trente. Les cours ne commencent pas avant une bonne heure alors... Qu'est-ce que tu fiches ici aussi tôt ? À vrai dire... tu n'en sais rien. Depuis Halloween, cette fête des morts que tout le monde semblait vouloir célébrer à sa facon, tu ne te sens pas très bien. Tu dors mal et revis la mort de Kylie. Ca fait quoi ? Quatre jours maintenant ? Et tu ne parviens pas à trouver une solution depuis. Pourquoi ne pas repenser à cette soirée de Londres, où elle et toi aviez dansé sous les regards indiscrets des autres élèves ?

Toc ! Toc ! Toc !

Tu sursautes, fusillant du regard le pan de bois qui te sert de porte. Qui ose te déranger à cette heure ? Ta voix un peu cassée parvient à lâcher une vague autorisation de pénétrer ton intimité matinale. Une chose est certaine : tu as bien hâte que la journée se termine. La poignée se tourne. Une personne entre. Tu as de nouveau baissé la tête sur tes feuilles, attendant de savoir ce que ton invité te veut.
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Hélène Magnus
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Dim 4 Nov - 11:15
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethJe suis dans la voiture en attendant le bon moment d'entrer en scène. Hélène était sûrement déjà là. Bien. Allons-y ! Je réajuste le manteau puisqu'il faisait frais ce matin et surtout que nous étions l'automne et bientôt l'hiver frappera à nos portes. Je prenais mon sac avant de sortir de la voiture. Je verrouillais les portes tout en me dirigeant vers l'établissement. Je glissais mes doigts dans ma longue chevelure. Elle avait tellement les cheveux long cette fille... Avait... Oui... La vraie Lizzy était sur le point de mourir lorsque j'ai pris possession de son corps. Un mal pour un bien, j'imagine. Je saluais au passage l'adjointe administrative tandis qu'elle s'occupait de sa paperasse quotidienne. Je continuais mon chemin jusqu'au bureau de Hélène. Je me plaçais devant la porte. Pourquoi étais-je si nerveuse ? Comment allait-elle réagir ?

Je dirigeais ma main avant de frapper trois coups. Sa voix se fit entendre me disant que je pouvais entrer. Bien. Je glissais ma main vers la poignée avant de la tourner et de pénétrer dans la pièce. Je fermais derrière moi verrouillant discrètement la porte pour ne pas être déranger. J'inspirais doucement avant de poser mon sac au sol. Je déboutonnais mon manteau le gardant sur mes épaules. Mon coeur battait très fort contre ma poitrine. Je m'arrêtais au niveau des fauteuils qui étaient placés devant le bureau. Hélène était concentré sur ses papiers. Si elle me regardait elle pouvait voir que je portais du rouge. Ma couleur préféré. Mes yeux étaient désormais vert comme auparavant et surtout la façon dont je la regardais... Elle ne pouvait pas se tromper sur qui se tenait devant elle. J'inspirais doucement.

«Darling...? C'est moi, Kylie.»

Allait-elle me croire ? Je fis le tour de son bureau pour la rejoindre sans hésitation. Je me plaçais à ces côtés.

«Ça m'a prit du temps à revenir à moi... Je m'en excuse d'avoir prit trop de temps.» je vins glisser mes mains sur ses joues afin qu'elle me regarde droit dans les yeux. «Je sais que c'est farfelus tout cette histoire, mais c'est bien moi. J'ignore toujours comment, mais je sais que j'ai toujours été à tes côtés jusqu'à ce que tu mettes les pieds à Rosecreek.»
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Dim 4 Nov - 16:02

Why love is so cruel with us ?

La porte se referme. Tu crois entendre le cliquetis du verrou. Ou est-ce les gonds qui grincent ? Tu ne lèves pas la tête, trop absorbée par tes tirades shakespeariennes. Pourtant, tout ton être ressent une certaine sérénité tout à coup, chose qui ne t'était pas arrivé depuis bien des mois. Tu libères ta main droite et attrapes l'anse de ta tasse de thé à la cerise. L'odeur qu'il émet combiné à ton calme te donne un frisson, puis un léger sourire. Tes sens devraient être en alerte...

Hélène... il se passe quelque chose d'anormal là...

Tu ne prêtes pas la moindre attention à ta propre folie. Tu as déjà trop à faire avec l'autre brune chaque nuit, à cette petite garce ingrate qui tente par tous les moyens de te détourner de tes convictions les plus profondes. Sombrer dans le néant est trop tentant actuellement... Tu dois garder ton calme. Tu portes à tes lèvres le liquide encore fumant, relevant à peine le regard afin de savoir qui se trouve devant toi...

• Darling...? C'est moi, Kylie.

Bordel de merde.



Darling. Ce petit nom que tu n'avais plus entendu depuis l'été. Cette marque d'affection ô combien vitale à ton équilibre mental. Darling. Ta tête s'est brusquement relevée vers la voix qui a osé le prononcer. C'est elle. Kylie. Tu reconnaitrais ses iris verts entre mille. Tu ne respires plus. Tu ne bouges plus. La tasse de thé que tu tiens entre tes doigts se met à trembler. Ton faciès se crispe. Kylie... habillée de rouge, sa couleur préférée. Elle est bien là, devant toi.

Une multitude de sentiments contradictoires fusent à toute allure dans ton esprit. C'est comme si tout se passait au ralenti. Pourtant, Kylie a bougé. Elle se tient juste là, proche de toi. Ta main gauche lâche les feuilles sur ton bureau, tandis que la droite parvient in extremis à déposer la tasse, occasionnant quelques gouttes sur ta peau. Une légère brûlure te piquote, tu n'en fais rien. Tu n'arrives pas à la regarder. Tu es trop raidie pour ca.

• Ça m'a prit du temps à revenir à moi... Je m'en excuse d'avoir prit trop de temps.

Ses mains chaudes se posent avec vigueur sur tes joues. Ton siège se tourne vers elle. Tu retrouves l'usage de tes bras, ne trouvant rien de mieux à faire que de les ramener contre ton ventre. Ce vert... si profond... si pétillant... Cet éclat plus beau qu'une émeraude.

Si c'est un rêve, tu préfèrerais mourir ici et ne plus jamais en sortir. Pourtant, rien n'indique cette éventualité. Tu ne parviens pas à réfléchir. Tu subis l'instant présent. Son parfum... Ce n'est pas le même, enfin pas tout à fait. Tu ne sais plus. Tu la dévisages. Les réponses viendront.

• Je sais que c'est farfelus tout cette histoire, mais c'est bien moi. J'ignore toujours comment, mais je sais que j'ai toujours été à tes côtés jusqu'à ce que tu mettes les pieds à Rose...

Ton index droit arrive tant bien que mal à se poser sur ses lippes alors qu'elle prononce son dernier mot. Tes synapses bouillonnent. Tu n'en peux plus. Il s'est écoulé à peine deux minutes et tu as l'impression d'avoir vécu l'enfer pendant une heure. Tu attrapes ses poignets et les rabaissent. Ta tête se penche et fixe tes genoux. Tu vas imploser, clairement.

Car un petit détail ne t'a pas échappé. Sa masse capillaire... est aussi fine et élégante que celle de Elizabeth.

Merde. La gamine ne te mentait pas...



Tu réalises avec effroi que tu es une idiote finie. Que quelque part au fond de toi sommeillait ce besoin inavouable de la savoir réincarnée, mais que ta logique implacable refusait de croire. Que la brune de tes rêves ne faisait que mettre en lumière cette part de toi entièrement refoulée. Qu'elle ne te voulait pas de mal en fait. Que tu as pourtant voulu rejeter parce que tu es butée. Elizabeth, cette sale gosse de riche n'a donc pas vraiment existé ? Tu ne comprends pas.

• Kylie... Tu es vraiment là ?

Évidemment ! Mais tu te retiens de la toucher, de la sentir, de l'ausculter sous toutes les coutures... tellement tu as peur de la voir de transformer en grains de sable. Tu ne vas pas bien. Tu ne peux plus te retenir. Des larmes percent tes yeux et s'enfuient le long de tes joues creusées. Ton corps est pris de convulsions. Tu dois laisser échapper cette pression qui te consume de l'intérieur... Alors tu hurles.

• KYLIE ! JE T'AI VU À LA MORGUE ! TU ES MORTE ET PAS MOI ! TOUT CA N'A AUCUN SENS !

Te voilà transformée en une gamine de cinq ans faisant un caprice. Tu pleures, tu as le nez qui coule et tu cries sur la seule personne que tu n'ais jamais aimé. Ta tête te fait mal. Si tu devais te laisser aller, tu lui imposerais tout et n'importe quoi. Même les pires insultes. Alors qu'au final... qu'est-ce qu'elle y peut ?

Tu n'oses plus la regarder. Tu sens que tu ne la mérites pas, et à la fois que le destin vous donne une seconde chance. Ton champ de vision devient flou tout à coup. Tu fermes tes paupières. Ta respiration est saccadée. Le malaise n'est plus très loin à ce rythme... et tes hurlements ne font qu'empirer.

• POURQUOI ? POURQUOI T'AVOIR ENLEVÉ À MOI SANS LA MOINDRE SCRUPULE ? POURQUOI L'UNIVERS VEUT-IL ME VOIR SOUFFRIR ? QU'AI-JE FAIT DE MAL ?

Tu voudrais avoir une troisième main pour t'étrangler, là tout de suite. Pour te forcer à te taire et ne plus blasphémer en sa présence. Et à force de crier, voilà que tu en perds ta voix. Posant tes doigts devant tes yeux humides et rougis, tu tentes vainement de calmer ta frénésie auto-destructrice. Tu ne sens plus tes cordes vocales, mais tes larmes persistent.

• Je t'aime... Mon amour je t'en prie. J'ai besoin de savoir...

Savoir quoi au juste ? Si tu es bel et bien devenue folle ? Si les fantômes existent ? Si elle compte rester ? Peu importe. Tu ne veux plus rester dans l'ignorance.
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Hélène Magnus
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Dim 4 Nov - 19:45
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethHélène me regarde. Venait-elle de réaliser que j'étais présente ? Elle ne semblait pas convaincu, mais comment le lui prouver ? Elle prenait mes poignets pour les retirer. Je ne bougeais pas. Je la regardais tout simplement. J'ignore encore comment elle va réagir, mais j'allais accepter ce qu'elle me dira et tenter de la rassurer au mieux. C'est tout ce que je peux faire. Un petit moment avant qu'elle dise quelque chose. Je voulais entendre le son de sa voix. Elle me manquait terriblement.

« Kylie... Tu es vraiment là ?»

Je hochais doucement la tête tandis les regard de Hélène se brouillait. Des larmes. Elle allait pleuré. Sans attendre davantage, des larmes coulaient le long de ses joues. Mon regard s'embrouillait juste à la voir pleurer. Il ne fallait pas que je pleure. Pas maintenant.

«KYLIE ! JE T'AI VU À LA MORGUE ! TU ES MORTE ET PAS MOI ! TOUT CA N'A AUCUN SENS !»

Elle n'a pas tord. J'étais morte. J'ai vu mon propre corps lorsque je n'étais qu'une simple âme. Je voulais suivre Hélène et je l'ai fait. J'ai veillé sur elle depuis ce temps jusqu'à ce qu'elle emménage à Rosecreek. Et me voilà... Effectivement tout ça ne fait aucun sens. Elle ne me regarde plus. Je ne bougeais pas. Je la laissais faire, c'était mieux qu'elle évacue tout.

«POURQUOI ? POURQUOI T'AVOIR ENLEVÉ À MOI SANS LA MOINDRE SCRUPULE ? POURQUOI L'UNIVERS VEUT-IL ME VOIR SOUFFRIR ? QU'AI-JE FAIT DE MAL ?»

Tu n'as rien de mal Hélène. C'est la vie qui l'a choisit ainsi. Tout ce que je sais, c'est que nous sommes pas humaines. Depuis mon retour je ressens d'étrange sensation. Le mal et le bien... Et des personnes qui semblent être morte, mais qui se promènent en ville comme s'ils étaient toujours vivant. Comment lui expliquer ça ? Hélène pose ses doigts devant ses yeux humides. Elle s'était calmée. Du moins pour le moment.

«Je t'aime... Mon amour je t'en prie. J'ai besoin de savoir...»

Je la regardais inspirant silencieusement. Je la fis lever pour la serrer tout contre moi, qu'elle sente que je suis bel et bien de retour. Jamais je ne partirais. J'enroulais mes bras autour d'elle apposant ma tête contre la sienne en fermant les yeux.

«Je t'aime aussi Darling. Je ne partirais pas. Ce n'est pas provisoire, c'est définitif. Je suis bel et bien de retour et pour de bon.» je me tus un instant avant de reprendre. «Elizabeth a existé, mais elle était mourante. Au moment que je suis rentrée en scène, elle est morte. Je suis devenue Elizabeth cherchant ma vraie identité. J'avais mes souvenirs ainsi que ceux de Elizabeth.»

Je glissais une main au niveau de la chevelure à Hélène. Je lui caressais tendrement la tête la gardant tout contre moi.

«J'ai conclu que nous sommes pas humaines. J'ignore qu'est-ce qu'on est, mais pour ma part je suis liée à l'autre-monde. J'ai bien peur que j'ai la faculté à parler avec les morts... J'aurais peut-être des réponses pour nous deux d'ici quelque temps.» une autre petite pause. «Je sais que c'est bizarre et que ça peut paraître impossible, mais... Je ressens certaine chose. Si tu me laisses du temps, je trouverais toutes les réponses à nos questions.»

Je la relâchais quelque peu pour la regarder dans les yeux. Je vins apposé mon front contre le siens.

«Si tu sais à quel point tu m'as manquée Darling. J'ai envie... Ça peut paraître égoïste de ma part, mais je voudrais passer la journée avec toi. Seules, toutes les deux. Rattraper tout ce temps perdu.»un autre petit moment de silence. «Mais tu dois donner des cours...»
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Lun 5 Nov - 16:31

Why love is so cruel with us ?

Les mains de Kylie t'aident à te relever de ton fauteuil de bureau. Tes jambes tremblent. Son odeur... pourquoi ne parviens-tu pas à t'en souvenir ? Ta belle te prend contre elle. Toi, tu la chipes par la taille et la serres du peu de forces qu'il te reste. Ton visage contre le bas de sa nuque, tu ne parviens pas à calmer tes larmes, se déversant sur sa robe rouge.

• Je t'aime aussi Darling. Je ne partirais pas. Ce n'est pas provisoire, c'est définitif. Je suis bel et bien de retour et pour de bon.

Un hoquet te parcourt le corps entier. Il est hors de question que l'Univers te l'enlève encore. S'il s'amuse à rejouer selon ses règles, tu t'oteras la vie. Tout simplement. Sans poison ni autre opiacée mortelle. Avec un bon vieux couteau affûté.

Sérieux mais ferme-la !

Oui, elle a raison. Broyer du noir dans un moment pareil est vraiment pire que tout. Bien que ta cervelle endolorie soit incapable de comprendre ce qu'il t'arrive, ton coeur lui semble battre la chamade de nouveau.

• Elizabeth a existé, mais elle était mourante. Au moment que je suis rentrée en scène, elle est morte. Je suis devenue Elizabeth cherchant ma vraie identité. J'avais mes souvenirs ainsi que ceux de Elizabeth.

C'était donc ca. Cette drôle impression... Kylie parlait au travers des bribes d'existence de Elizabeth. Elle ne s'est donc jamais réveillée de son coma. Elle a péri suite à cet accident dont tu ne sais strictement rien. Ce qui explique pourquoi elle connaissait ta chanson préférée ainsi que toutes les tirades de Shakespeare. Et surtout... ce qui était arrivé à Kylie. Avec sa famille malsaine. Tu pourrais mettre tout ceci de côté, pensant que cela te suffirait comme réponses mais... Non.

• J'ai conclu que nous sommes pas humaines. J'ignore qu'est-ce qu'on est, mais pour ma part je suis liée à l'autre-monde. J'ai bien peur que j'ai la faculté à parler avec les morts... J'aurais peut-être des réponses pour nous deux d'ici quelque temps.

Elle te caresse les cheveux. Ce qu'elle vient de t'annoncer dépasse l'entendement. Mais tu n'as aucune raison de ne pas la croire. Toi-même, tu ne comprends pas vraiment comment ton corps parvient à se guérir vite, surtout après l'agression de ce satané Warren il y a plusieurs semaines. Et l'absorption de l'arsenic le jour de ton présumé suicide...

Non mais oh ! Tu t'entends penser là encore ? Qu'est-ce que tu crois au juste ? Que tu es une surfemme ?

• Je sais que c'est bizarre et que ça peut paraître impossible, mais... Je ressens certaine chose. Si tu me laisses du temps, je trouverais toutes les réponses à nos questions.

• D'accord...

Tu parviens à chuchoter quelque chose, ne sentant plus ta voix tellement tu as hurlé plus tôt. Ce n'était pas très malin maintenant que tu y repenses, hein idiote ? Mais tu avais besoin d'extérioriser. Là tout de suite.

Kylie se redresse et observe ton visage creusé et fatigué par tous ces sentiments douloureux. Ton stock de larmes semble être épuisé. Tes yeux rouges n'osent toujours pas regarder les deux sublimes émeraudes qui te font face. Alors tu la regardes un peu sur le côté, juste un instant.

• Si tu sais à quel point tu m'as manquée Darling. J'ai envie... Ça peut paraître égoïste de ma part, mais je voudrais passer la journée avec toi. Seules, toutes les deux. Rattraper tout ce temps perdu... Mais tu dois donner des cours...

Comment fait-elle pour garder son calme ? Malgré la longue journée qui s'annonce, tu ne peux pas lui en vouloir d'essayer de se réinsérer dans ta vie aussi vite. Et après tout, est-ce qu'une petite journée ou deux ne serait pas l'occasion idéale pour te remettre de tout ce bazar, chez toi avec elle ?

Sois pas conne. Prends ta semaine ! Tous les autres profs sauront se démerder sans toi.



Et puis merde. Tu es la directrice. Tu fais ce que tu veux. Te sentant mieux tout à coup, comme si tu avais été apaisée par un tour de magie, tu places tes mains le long de la nuque de Kylie et l'embrasses tendrement. Durant de longues minutes. Te foutant complètement de tout le reste comme si elle ne s'était jamais volatilisée. Comme si elle venait de te faire la plus belle preuve d'amour. Dans un sens, elle l'a fait.

Lorsqu'enfin tu la relâches, tu peines à retrouver ton souffle. Tu ne te sens vraiment plus capable de commencer les cours pour la semaine. Tu observes en vitesse l'heure sur ta montre. Presque huit heures.

• Viens avec moi. Je t'emmène dans mon appartement.

Tu prends Kylie par la main et l'entraînes hors de ton bureau. Ta marche est encore un peu aléatoire mais ca ne fait rien. Vous n'êtes pas pressées par le temps. Plus maintenant. Attrapant ton manteau, tu le poses sur tes épaules à la volée et vous vous dirigez vers l'accueil. Ton plan ? Voire la secrétaire et lui indiquer une maladie quelconque. à ta simple tête, ca ne sera pas difficile de simuler une fièvre.

Titubant dans le couloir, vous arrivez enfin dans le grand hall. Par précaution, lâches la main de Kylie avant de t'adresser à ton employée. Elle se lève de sa chaise, manifestement inquiète pour toi. Parfait.

• Hélène ? Mon dieu mais que vous arrive t'il ? Vous ne vous sentez pas bien ?

• Ca va aller Charlotte. Je... je pense avoir été trop optimiste ce matin en arrivant. Pouvez-vous prévenir tous les autres professeurs d'arts pour qu'ils puissent réorganiser leurs cours s'il vous plait ? Je ne serai pas là de la semaine.

• Oui, je le ferai. Reposez-vous surtout ! Vous êtes si pâle...

Tu n'oses imaginer la face que tu arbores. La remerciant de la tête, tu rejoins l'extérieur où Kylie t'attend déjà. Prendre l'air ne te fera pas de mal. Et tu ne risques pas de croiser tes élèves. Ils se passeront de tes planches pour quelques jours. Ca risque de ne pas leur plaire... Il faut que tu penses à toi. À vous deux. Kylie et toi sortez de l'école. Tes jambes ne suivent plus. À bout de forces, tu parviens à trouver un banc et à t'y asseoir en urgence.

• Je suis désolée Kylie. J'ai besoin de respirer un instant. Je n'arrives pas à réaliser que tu es bien là. Pardon...

Tu t'allonges directement sur le métal froid de ce banc citadin. Placant un bras au dessus de ta tête, l'autre sur ton ventre, tu prends de grandes inspirations. Ta belle est penchée sur toi, tout sourire. Kylie, l'amour de ta vie...
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Hélène Magnus
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Mar 6 Nov - 22:30
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethJe sentais les mains de Hélène se placer sur le long de ma nuque. Ses lèvres se pressaient contre les miennes pour échanger un baiser. Un baiser que j'attendais depuis longtemps. Notre premier vrai baiser depuis mon retour. De ce fait, j'en voulais toujours plus. Être auprès d'elle et ne faire qu'une avec elle. Oui. À ce point. Je revenue rien que pour elle, elle est celle qui occupe mon esprit. Elle à qui je donnerais la lune si je pouvais l'attraper, elle à qui je parcourrais le monde entier pour être dans ses bras. Oui, je ferais tout pour être avec elle peu importe les sacrifices que je devrais faire. Son bonheur avant tout. Après un certain temps, le baiser cessait et nous cherchons toutes les deux notre souffle. C'était un long baiser, mais il en valait la peine. Hélène scrutait rapidement sa montre.  

«Viens avec moi. Je t'emmène dans mon appartement.»

J'esquissais un doux sourire en étant heureuse qu'elle veuille laisser tomber les cours pour la journée et être avec moi. Cela dit j'aurais pu attendre à la fin de la journée, mais... Voilà quoi, comme quoi je n'ai pas changée... Hélène me prenait par la main et au passage j'attrapais mon sac tandis que nous sortons de son bureau. Elle attrapait son manteau qu'elle posait sur ses épaules et nous dirigeons vers l’accueil où se trouvait l'adjointe administrative. Nous arrivons vers le grand Hall et Hélène lâchait ma main, je continuais mon chemin tandis qu'elle s'arrête au niveau de la secrétaire.

Je glissais une main dans ma chevelure affichait un léger sourire sur mes lèvres. Je poussais la porte pour attendre Hélène à l'extérieur. Je glissais mes mains dans les poches de mon manteau plissant des yeux. Le soleil était bien présent, on était si bien aujourd'hui malgré le petit vent frais du matin. Au bout d'un moment, Hélène me rejoignait enfin. Nous pouvons donc y aller. Nous sortons totalement du terrain de l'école sans croiser personne en cours de route, ce qui était une bonne chose. Quelques instant plus tard, Hélène prenait place sur un banc.

«Je suis désolée Kylie. J'ai besoin de respirer un instant. Je n'arrives pas à réaliser que tu es bien là. Pardon...»

Elle s'y allongeait plaçant un bras au-dessus de sa tête et l'autre sur son ventre. Je m'approchais d'elle tandis que je penchais au-dessus d'elle souriant. Pourtant je suis bel et bien là. Mais je la comprenais, moi aussi j'aurais réagit de la sorte si ça aurait été elle.

«Ne tant fait pas Darling, prend ton temps. Nous sommes pas pressées, n'est-ce pas ?»


Je sentais que mon téléphone vibrait. Qui ça pouvait bien être ? Je sortais le téléphone avant de le consulter : Camille. Elle est persistante cette petite. Je plissais mon regard tournant légèrement le dos à Hélène avant de répondre.

Oui?
J'ai une information qui pourrait t'intéresser.
Quoi donc ?
C'est mieux que je te le dise face à face.
C'est impossible. Dis-le moi maintenant.
Ça concerne Lukas.
Mais encore ?
Tu as vus les photos dans mon téléphone de la preuve que tu avais une liaison avec le professeur de musique... Lukas avait un doute, il m'a donc demandé à te "surveiller" et prendre des preuves.
Tu ne mens pas ? Tu sais que c'est ta parole contre la sienne, n'est-ce pas ?
J'ai des preuves de ce que je te dis, j'ai des preuves écrits.
Bien. Imprimes-les moi, j'en aurais de besoin pour le coffrer une bonne fois pour toute.
Ce n'est pas si sim..
Je m'en fiche ! Fait-le, car crois-moi tu ne veux pas avoir affaire à moi, tu as compris ?
Oui...
Bien. Imprime le tout, met-les dans une enveloppe et donne-le en main propre à ma gouvernante, compris ?
Oui...


Je raccroche en mordant à l'intérieur de ma joue. Je rangeais mon téléphone dans ma poche avant de me tourner vers elle.

«Pardonne-moi. C'était un petit imprévu. Tu sais la petite Camille ? Elle a osée me faire du chantage. Du chantage à moi ?! Elle se croyait supérieur avec ces petites preuves qu'elle possédait dans son téléphone. Il faut dire que je suis redevenue moi-même ce matin... Elle a des preuves contre Lukas même si elle a été sa complice.»

Je me tus un instant détournant mon regard. Un jour Hélène allait le savoir, pourquoi pas maintenant, hein ? Je m'approchais d'elle venant m'asseoir au bout du banc, là où qu'il y avait de la place. Je posais une main délicate sur sa jambe.

«La raison du pourquoi Elizabeth était dans le coma, c'est à cause de son petit ami. Il a causé l'accident, car il a apprit par Camille, qu'elle fricotait avec le professeur de musique, que lui est mort durant l'impacte. Sauf qu'elle n'avait pas le choix d'être avec lui, il menaçait de la faire échouer dans sa passion qui était le violon. Le violon était sa vie. C'est embêtant d'avoir les souvenirs de Elizabeth en plus des miennes. Les hommes me répugne de plus en plus... »

C'était un fait. Ma première fois avec un homme a été fait dans des conditions pas très nette. Il en avait profité du fait que je sois saoule pour tenter quelque chose. J'ai détesté mon père de la manière dont il a traité ma mère, mais il s'est reprit en main. Je l'ai pardonné. J'adore même mon demi-frère. Mais Lukas. Juste à y penser... Voir que je l'ai laissé me toucher ainsi pendant tout ce temps... Il est vrai que je n'étais pas encore "moi" durant cette période. Pensant que j'étais Elizabeth. Il fallait que je chasse cette pensée de mon esprit. J'étais en présence de Hélène. La seule personne au monde que j'aime du plus profond de mon être. Elle avec qui je voulais partager ma vie et personne d'autre.

«Peu importe les vieux souvenirs de cette Elizabeth, rien et personne gâchera notre futur, car c'est avec toi que je veux la vivre. Toi et personne d'autre, ma Darling.»


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Jeu 8 Nov - 15:44

Why love is so cruel with us ?

Tu n'es vraiment pas normale comme fille. Inutile de tergiverser là-dessus pendant des heures. N'importe qui de sensé serait parti en courant, aurait frappé la personne revenue d'entre les morts, appelé la police pour la faire enfermer ou pire encore ! Toi, tu as juste hurlé à plein poumon et vidé ton sac. C'est tout. Et maintenant, tu espères pouvoir reprendre tes habitudes avec Kylie, dans une autre ville que la tienne ? Cette bonne vieille Angleterre que tu as délaissée pour tenter de t'en sortir ailleurs sans elle ? C'est paranormal cette histoire.

• Ne tant fait pas Darling, prend ton temps. Nous sommes pas pressées, n'est-ce pas ?

Non, en effet. L'univers ne te la prendra plus. Du moins plus sans toi. Tu acquiesces de la tête et continues d'inspirer de grandes bouffées d'air. Soudain, un bruit étrange juste là, dans la poche de Kylie. Son cellulaire vibre. Tu tournes la tête vers elle et l'observes s'éloigner pour répondre.

Ça te dirait pas de faire le point l'idiote ?

Oui, excellente idée. Faire le point... que faire d'elle ? Comment expliquer à sa classe que Elizabeth est morte ? Tu pourrais prendre ta précieuse dans ta propre école pour donne l'illusion que tout va bien. Mais tes élèves verront bien la ressemblance avec leur camarade disparue depuis... quand au juste ? L'a t'elle mentionné tout à l'heure, ou avais-tu la tête endolorie au point de ne pas avoir relevé ? Tu secoues la tête violemment. Ça ne sert à rien. Kylie revient.

• Pardonne-moi. C'était un petit imprévu. Tu sais la petite Camille ? Elle a osée me faire du chantage. Du chantage à moi ?! Elle se croyait supérieur avec ces petites preuves qu'elle possédait dans son téléphone. Il faut dire que je suis redevenue moi-même ce matin... Elle a des preuves contre Lukas même si elle a été sa complice.

Attends... Quoi ? Camille, du chantage, des preuves... Wow ! Tu n'es pas sûre d'avoir tout suivi. Tu serais bien tentée de lui demander de quoi elle parle exactement mais ça ne sera pas utile. Ta belle a pris place au bout du banc, posant une main délicate sur ta jambe droite. Tu te redresses quelque peu, écarquillant tes aigues-marines vers ses émeraudes.

• La raison du pourquoi Elizabeth était dans le coma, c'est à cause de son petit ami. Il a causé l'accident, car il a apprit par Camille, qu'elle fricotait avec le professeur de musique, que lui est mort durant l'impacte. Sauf qu'elle n'avait pas le choix d'être avec lui, il menaçait de la faire échouer dans sa passion qui était le violon. Le violon était sa vie. C'est embêtant d'avoir les souvenirs de Elizabeth en plus des miennes. Les hommes me répugne de plus en plus...

Tu plisses le regard, sentant tes synapses se reformer, remettre le puzzle en place au fur et à mesure dans ton esprit endolori. Lukas et Camille... réunis contre Elizabeth d'un côté. Warren, corrompu et manipulateur contre Kylie de l'autre. Il va te falloir les dégager au plus vite. Mais par quels moyens ? Tu reprends un brin de force et te propulses vers l'avant, te postant en tailleur sur le banc. Tes mains glacées s'emparent de celles de ta belle, les serrant juste assez pour ne pas lui faire mal.

• Peu importe les vieux souvenirs de cette Elizabeth, rien et personne gâchera notre futur, car c'est avec toi que je veux la vivre. Toi et personne d'autre, ma Darling.

• ... Je peux être franche avec toi ?

Comme toujours après tout. Mais il va bien falloir qu'elle comprenne ce que tu as en tête là, tout de suite. À la folie passagère qui a repris le contrôle sur toi. À cette pulsion de tout envoyer balader, peu importe les circonstances.

• J'en ai rien à faire. Elizabeth, ses amours, ses états d'âme... Ce n'était pas toi. Tu n'es pas responsable mon amour. Et on fera ce qu'il faut pour que tu n'aies plus à y penser.

Tu t'approches encore, collant ton front contre le sien. Ton regard bleu se perd dans les rainures de son manteau. Ce que tu t'apprêtes à dire sera sans appel.

• Dès mon retour à l'école lundi, j'annoncerai à mes élèves que Elizabeth a quitté le pays. J'exclurai Camille du bahut en pointant du doigt ses méfaits à la police. Lukas sera lui aussi pourchassé pour complicité dans l'accident et...

N'as-tu rien oublié ? Warren des fois ?

• Warren... Que comptes-tu faire de lui ? Il ne peut pas rester ici, à Rosecreek. Ni même rentrer à Londres. Ta mère a lancé une vendetta sur moi et... Je...

Tu te tais, sentant un nouveau flot de larmes te surprendre et couler le long de tes joues. Qu'est-ce qui prouve que cette mauvaise femme ne renverra pas d'autres gens à tes trousses pour te faire comparaitre en justice en Angleterre ? Pour un crime que tu n'as décemment pas commis ?
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Hélène Magnus
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