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[CLOS] Why love is so cruel with us ? (Ft. Elizabeth Adams)

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Sam 3 Nov - 23:13
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusNovembre. Deux semaines ont passé depuis ton altercation avec Elizabeth. Oui, cette histoire te hante toujours. Depuis ce jour, elle et toi ne vous êtes plus adressées la parole, sauf pendant les cours. En dehors, chacune de vous fait sa vie et c'est très bien comme ca. Mais la nuit, une certaine brune tente par tous les moyens de te persuader de renouer avec elle. Sa folie concernant Kylie n'est pas acceptable, ni même acceptée. Tu refuses encore et encore de croire ses paroles. Il n'y a pas de vie après la mort... Combien de fois as-tu ruminé cette phrase déjà ? Beaucoup trop. Mais tu n'as pas le choix n'est-ce pas ?

Assise sur ton fauteuil devant ton bureau, tu relis le cours d'aujourd'hui. Au programme ? Hamlet. Délaisser Roméo et Juliet ne te fera pas de mal. Il faut bien initier tes élèves à autre chose non ? Même si cela reste du domaine de Shakespeare, tu te réjouis de voir qu'ils s'habituent à ta facon d'enseigner. Même si l'autre effrontée prend un malin plaisir à connaître par coeur chacune de tes scènes imposées au hasard... C'est fou ! Ce don qu'a cette fille pour tout retenir dès la première lecture. Tu n'es pas comme ca. Tu as besoin d'apprendre et de relire afin de t'imprégner de tout !

Qu'importe. Tu regardes l'heure inscrite sur la pendule. Sept heures trente. Les cours ne commencent pas avant une bonne heure, alors. qu'est-ce que tu fiches là aussi tôt ? À vrai dire... tu n'en sais rien. Depuis Halloween, cette fête des morts que tout le monde semblait vouloir célébrer à sa facon, tu ne te sens pas très bien. Tu dors mal et revis la mort de Kylie. Ca fait quoi ? Quatre jours maintenant ? Et tu ne parviens pas à trouver une solution depuis. Pourquoi ne pas repenser à cette soirée de Londres, où elle et toi aviez dansé sous les regards indiscrets des autres élèves ?

Toc ! Toc ! Toc !

Tu sursautes, fusillant du regard le pan de bois qui te sert de porte. Qui ose te déranger à cette heure ? Ta voix un peu cassée parvient à lâcher une vague autorisation de pénétrer ton intimité matinale. Une chose est certaine : tu as bien hâte que la journée se termine. La poignée se tourne. Une personne entre. Tu as de nouveau baissé la tête sur tes feuilles, attendant de savoir ce que ton invité te veut.
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Hélène Magnus
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Dim 4 Nov - 11:15
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethJe suis dans la voiture en attendant le bon moment d'entrer en scène. Hélène était sûrement déjà là. Bien. Allons-y ! Je réajuste le manteau puisqu'il faisait frais ce matin et surtout que nous étions l'automne et bientôt l'hiver frappera à nos portes. Je prenais mon sac avant de sortir de la voiture. Je verrouillais les portes tout en me dirigeant vers l'établissement. Je glissais mes doigts dans ma longue chevelure. Elle avait tellement les cheveux long cette fille... Avait... Oui... La vraie Lizzy était sur le point de mourir lorsque j'ai pris possession de son corps. Un mal pour un bien, j'imagine. Je saluais au passage l'adjointe administrative tandis qu'elle s'occupait de sa paperasse quotidienne. Je continuais mon chemin jusqu'au bureau de Hélène. Je me plaçais devant la porte. Pourquoi étais-je si nerveuse ? Comment allait-elle réagir ?

Je dirigeais ma main avant de frapper trois coups. Sa voix se fit entendre me disant que je pouvais entrer. Bien. Je glissais ma main vers la poignée avant de la tourner et de pénétrer dans la pièce. Je fermais derrière moi verrouillant discrètement la porte pour ne pas être déranger. J'inspirais doucement avant de poser mon sac au sol. Je déboutonnais mon manteau le gardant sur mes épaules. Mon coeur battait très fort contre ma poitrine. Je m'arrêtais au niveau des fauteuils qui étaient placés devant le bureau. Hélène était concentré sur ses papiers. Si elle me regardait elle pouvait voir que je portais du rouge. Ma couleur préféré. Mes yeux étaient désormais vert comme auparavant et surtout la façon dont je la regardais... Elle ne pouvait pas se tromper sur qui se tenait devant elle. J'inspirais doucement.

«Darling...? C'est moi, Kylie.»

Allait-elle me croire ? Je fis le tour de son bureau pour la rejoindre sans hésitation. Je me plaçais à ces côtés.

«Ça m'a prit du temps à revenir à moi... Je m'en excuse d'avoir prit trop de temps.» je vins glisser mes mains sur ses joues afin qu'elle me regarde droit dans les yeux. «Je sais que c'est farfelus tout cette histoire, mais c'est bien moi. J'ignore toujours comment, mais je sais que j'ai toujours été à tes côtés jusqu'à ce que tu mettes les pieds à Rosecreek.»
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Kylie Magnus
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Dim 4 Nov - 16:02
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusLa porte se referme. Tu crois entendre le cliquetis du verrou. Ou est-ce les gonds qui grincent ? Tu ne lèves pas la tête, trop absorbée par tes tirades shakespeariennes. Pourtant, tout ton être ressent une certaine sérénité tout à coup, chose qui ne t'était pas arrivé depuis bien des mois. Tu libères ta main droite et attrapes l'anse de ta tasse de thé à la cerise. L'odeur qu'il émet combiné à ton calme te donne un frisson, puis un léger sourire. Tes sens devraient être en alerte...

Hélène... il se passe quelque chose d'anormal là...

Tu ne prêtes pas la moindre attention à ta propre folie. Tu as déjà trop à faire avec l'autre brune chaque nuit, à cette petite garce ingrate qui tente par tous les moyens de te détourner de tes convictions les plus profondes. Sombrer dans le néant est trop tentant actuellement... Tu dois garder ton calme. Tu portes à tes lèvres le liquide encore fumant, relevant à peine le regard afin de savoir qui se trouve devant toi...

• Darling...? C'est moi, Kylie.

Bordel de merde.

Darling. Ce petit nom que tu n'avais plus entendu depuis l'été. Cette marque d'affection ô combien vitale à ton équilibre mental. Darling. Ta tête s'est brusquement relevée vers la voix qui a osé le prononcer. C'est elle. Kylie. Tu reconnaitrais ses iris verts entre mille. Tu ne respires plus. Tu ne bouges plus. La tasse de thé que tu tiens entre tes doigts se met à trembler. Ton faciès se crispe. Kylie... habillée de rouge, sa couleur préférée. Elle est bien là, devant toi.

Une multitude de sentiments contradictoires fusent à toute allure dans ton esprit. C'est comme si tout se passait au ralenti. Pourtant, Kylie a bougé. Elle se tient juste là, proche de toi. Ta main gauche lâche les feuilles sur ton bureau, tandis que la droite parvient in extremis à déposer la tasse, occasionnant quelques gouttes sur ta peau. Une légère brûlure te piquote, tu n'en fais rien. Tu n'arrives pas à la regarder. Tu es trop raidie pour ca.

• Ça m'a prit du temps à revenir à moi... Je m'en excuse d'avoir prit trop de temps.

Ses mains chaudes se posent avec vigueur sur tes joues. Ton siège se tourne vers elle. Tu retrouves l'usage de tes bras, ne trouvant rien de mieux à faire que de les ramener contre ton ventre. Ce vert... si profond... si pétillant... Cet éclat plus beau qu'une émeraude.

Si c'est un rêve, tu préfèrerais mourir ici et ne plus jamais en sortir. Pourtant, rien n'indique cette éventualité. Tu ne parviens pas à réfléchir. Tu subis l'instant présent. Son parfum... Ce n'est pas le même, enfin pas tout à fait. Tu ne sais plus. Tu la dévisages. Les réponses viendront.

• Je sais que c'est farfelus tout cette histoire, mais c'est bien moi. J'ignore toujours comment, mais je sais que j'ai toujours été à tes côtés jusqu'à ce que tu mettes les pieds à Rose...

Ton index droit arrive tant bien que mal à se poser sur ses lippes alors qu'elle prononce son dernier mot. Tes synapses bouillonnent. Tu n'en peux plus. Il s'est écoulé à peine deux minutes et tu as l'impression d'avoir vécu l'enfer pendant une heure. Tu attrapes ses poignets et les rabaissent. Ta tête se penche et fixe tes genoux. Tu vas imploser, clairement.

Car un petit détail ne t'a pas échappé. Sa masse capillaire... est aussi fine et élégante que celle de Elizabeth.

Merde. La gamine ne te mentait pas...

Tu réalises avec effroi que tu es une idiote finie. Que quelque part au fond de toi sommeillait ce besoin inavouable de la savoir réincarnée, mais que ta logique implacable refusait de croire. Que la brune de tes rêves ne faisait que mettre en lumière cette part de toi entièrement refoulée. Qu'elle ne te voulait pas de mal en fait. Que tu as pourtant voulu rejeter parce que tu es butée. Elizabeth, cette sale gosse de riche n'a donc pas vraiment existé ? Tu ne comprends pas.

• Kylie... Tu es vraiment là ?

Évidemment ! Mais tu te retiens de la toucher, de la sentir, de l'ausculter sous toutes les coutures... tellement tu as peur de la voir de transformer en grains de sable. Tu ne vas pas bien. Tu ne peux plus te retenir. Des larmes percent tes yeux et s'enfuient le long de tes joues creusées. Ton corps est pris de convulsions. Tu dois laisser échapper cette pression qui te consume de l'intérieur... Alors tu hurles.

• KYLIE ! JE T'AI VU À LA MORGUE ! TU ES MORTE ET PAS MOI ! TOUT CA N'A AUCUN SENS !

Te voilà transformée en une gamine de cinq ans faisant un caprice. Tu pleures, tu as le nez qui coule et tu cries sur la seule personne que tu n'ais jamais aimé. Ta tête te fait mal. Si tu devais te laisser aller, tu lui imposerais tout et n'importe quoi. Même les pires insultes. Alors qu'au final... qu'est-ce qu'elle y peut ?

Tu n'oses plus la regarder. Tu sens que tu ne la mérites pas, et à la fois que le destin vous donne une seconde chance. Ton champ de vision devient flou tout à coup. Tu fermes tes paupières. Ta respiration est saccadée. Le malaise n'est plus très loin à ce rythme... et tes hurlements ne font qu'empirer.

• POURQUOI ? POURQUOI T'AVOIR ENLEVÉ À MOI SANS LA MOINDRE SCRUPULE ? POURQUOI L'UNIVERS VEUT-IL ME VOIR SOUFFRIR ? QU'AI-JE FAIT DE MAL ?

Tu voudrais avoir une troisième main pour t'étrangler, là tout de suite. Pour te forcer à te taire et ne plus blasphémer en sa présence. Et à force de crier, voilà que tu en perds ta voix. Posant tes doigts devant tes yeux humides et rougis, tu tentes vainement de calmer ta frénésie auto-destructrice. Tu ne sens plus tes cordes vocales, mais tes larmes persistent.

• Je t'aime... Mon amour je t'en prie. J'ai besoin de savoir...

Savoir quoi au juste ? Si tu es bel et bien devenue folle ? Si les fantômes existent ? Si elle compte rester ? Peu importe. Tu ne veux plus rester dans l'ignorance.
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Dim 4 Nov - 19:45
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethHélène me regarde. Venait-elle de réaliser que j'étais présente ? Elle ne semblait pas convaincu, mais comment le lui prouver ? Elle prenait mes poignets pour les retirer. Je ne bougeais pas. Je la regardais tout simplement. J'ignore encore comment elle va réagir, mais j'allais accepter ce qu'elle me dira et tenter de la rassurer au mieux. C'est tout ce que je peux faire. Un petit moment avant qu'elle dise quelque chose. Je voulais entendre le son de sa voix. Elle me manquait terriblement.

« Kylie... Tu es vraiment là ?»

Je hochais doucement la tête tandis les regard de Hélène se brouillait. Des larmes. Elle allait pleuré. Sans attendre davantage, des larmes coulaient le long de ses joues. Mon regard s'embrouillait juste à la voir pleurer. Il ne fallait pas que je pleure. Pas maintenant.

«KYLIE ! JE T'AI VU À LA MORGUE ! TU ES MORTE ET PAS MOI ! TOUT CA N'A AUCUN SENS !»

Elle n'a pas tord. J'étais morte. J'ai vu mon propre corps lorsque je n'étais qu'une simple âme. Je voulais suivre Hélène et je l'ai fait. J'ai veillé sur elle depuis ce temps jusqu'à ce qu'elle emménage à Rosecreek. Et me voilà... Effectivement tout ça ne fait aucun sens. Elle ne me regarde plus. Je ne bougeais pas. Je la laissais faire, c'était mieux qu'elle évacue tout.

«POURQUOI ? POURQUOI T'AVOIR ENLEVÉ À MOI SANS LA MOINDRE SCRUPULE ? POURQUOI L'UNIVERS VEUT-IL ME VOIR SOUFFRIR ? QU'AI-JE FAIT DE MAL ?»

Tu n'as rien de mal Hélène. C'est la vie qui l'a choisit ainsi. Tout ce que je sais, c'est que nous sommes pas humaines. Depuis mon retour je ressens d'étrange sensation. Le mal et le bien... Et des personnes qui semblent être morte, mais qui se promènent en ville comme s'ils étaient toujours vivant. Comment lui expliquer ça ? Hélène pose ses doigts devant ses yeux humides. Elle s'était calmée. Du moins pour le moment.

«Je t'aime... Mon amour je t'en prie. J'ai besoin de savoir...»

Je la regardais inspirant silencieusement. Je la fis lever pour la serrer tout contre moi, qu'elle sente que je suis bel et bien de retour. Jamais je ne partirais. J'enroulais mes bras autour d'elle apposant ma tête contre la sienne en fermant les yeux.

«Je t'aime aussi Darling. Je ne partirais pas. Ce n'est pas provisoire, c'est définitif. Je suis bel et bien de retour et pour de bon.» je me tus un instant avant de reprendre. «Elizabeth a existé, mais elle était mourante. Au moment que je suis rentrée en scène, elle est morte. Je suis devenue Elizabeth cherchant ma vraie identité. J'avais mes souvenirs ainsi que ceux de Elizabeth.»

Je glissais une main au niveau de la chevelure à Hélène. Je lui caressais tendrement la tête la gardant tout contre moi.

«J'ai conclu que nous sommes pas humaines. J'ignore qu'est-ce qu'on est, mais pour ma part je suis liée à l'autre-monde. J'ai bien peur que j'ai la faculté à parler avec les morts... J'aurais peut-être des réponses pour nous deux d'ici quelque temps.» une autre petite pause. «Je sais que c'est bizarre et que ça peut paraître impossible, mais... Je ressens certaine chose. Si tu me laisses du temps, je trouverais toutes les réponses à nos questions.»

Je la relâchais quelque peu pour la regarder dans les yeux. Je vins apposé mon front contre le siens.

«Si tu sais à quel point tu m'as manquée Darling. J'ai envie... Ça peut paraître égoïste de ma part, mais je voudrais passer la journée avec toi. Seules, toutes les deux. Rattraper tout ce temps perdu.»un autre petit moment de silence. «Mais tu dois donner des cours...»
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Kylie Magnus
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Lun 5 Nov - 16:31
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusLes mains de Kylie t'aident à te relever de ton fauteuil de bureau. Tes jambes tremblent. Son odeur... pourquoi ne parviens-tu pas à t'en souvenir ? Ta belle te prend contre elle. Toi, tu la chipes par la taille et la serres du peu de forces qu'il te reste. Ton visage contre le bas de sa nuque, tu ne parviens pas à calmer tes larmes, se déversant sur sa robe rouge.

• Je t'aime aussi Darling. Je ne partirais pas. Ce n'est pas provisoire, c'est définitif. Je suis bel et bien de retour et pour de bon.

Un hoquet te parcourt le corps entier. Il est hors de question que l'Univers te l'enlève encore. S'il s'amuse à rejouer selon ses règles, tu t'oteras la vie. Tout simplement. Sans poison ni autre opiacée mortelle. Avec un bon vieux couteau affûté.

Sérieux mais ferme-la !

Oui, elle a raison. Broyer du noir dans un moment pareil est vraiment pire que tout. Bien que ta cervelle endolorie soit incapable de comprendre ce qu'il t'arrive, ton coeur lui semble battre la chamade de nouveau.

• Elizabeth a existé, mais elle était mourante. Au moment que je suis rentrée en scène, elle est morte. Je suis devenue Elizabeth cherchant ma vraie identité. J'avais mes souvenirs ainsi que ceux de Elizabeth.

C'était donc ca. Cette drôle impression... Kylie parlait au travers des bribes d'existence de Elizabeth. Elle ne s'est donc jamais réveillée de son coma. Elle a péri suite à cet accident dont tu ne sais strictement rien. Ce qui explique pourquoi elle connaissait ta chanson préférée ainsi que toutes les tirades de Shakespeare. Et surtout... ce qui était arrivé à Kylie. Avec sa famille malsaine. Tu pourrais mettre tout ceci de côté, pensant que cela te suffirait comme réponses mais... Non.

• J'ai conclu que nous sommes pas humaines. J'ignore qu'est-ce qu'on est, mais pour ma part je suis liée à l'autre-monde. J'ai bien peur que j'ai la faculté à parler avec les morts... J'aurais peut-être des réponses pour nous deux d'ici quelque temps.

Elle te caresse les cheveux. Ce qu'elle vient de t'annoncer dépasse l'entendement. Mais tu n'as aucune raison de ne pas la croire. Toi-même, tu ne comprends pas vraiment comment ton corps parvient à se guérir vite, surtout après l'agression de ce satané Warren il y a plusieurs semaines. Et l'absorption de l'arsenic le jour de ton présumé suicide...

Non mais oh ! Tu t'entends penser là encore ? Qu'est-ce que tu crois au juste ? Que tu es une surfemme ?

• Je sais que c'est bizarre et que ça peut paraître impossible, mais... Je ressens certaine chose. Si tu me laisses du temps, je trouverais toutes les réponses à nos questions.

• D'accord...

Tu parviens à chuchoter quelque chose, ne sentant plus ta voix tellement tu as hurlé plus tôt. Ce n'était pas très malin maintenant que tu y repenses, hein idiote ? Mais tu avais besoin d'extérioriser. Là tout de suite.

Kylie se redresse et observe ton visage creusé et fatigué par tous ces sentiments douloureux. Ton stock de larmes semble être épuisé. Tes yeux rouges n'osent toujours pas regarder les deux sublimes émeraudes qui te font face. Alors tu la regardes un peu sur le côté, juste un instant.

• Si tu sais à quel point tu m'as manquée Darling. J'ai envie... Ça peut paraître égoïste de ma part, mais je voudrais passer la journée avec toi. Seules, toutes les deux. Rattraper tout ce temps perdu... Mais tu dois donner des cours...

Comment fait-elle pour garder son calme ? Malgré la longue journée qui s'annonce, tu ne peux pas lui en vouloir d'essayer de se réinsérer dans ta vie aussi vite. Et après tout, est-ce qu'une petite journée ou deux ne serait pas l'occasion idéale pour te remettre de tout ce bazar, chez toi avec elle ?

Sois pas conne. Prends ta semaine ! Tous les autres profs sauront se démerder sans toi.

Et puis merde. Tu es la directrice. Tu fais ce que tu veux. Te sentant mieux tout à coup, comme si tu avais été apaisée par un tour de magie, tu places tes mains le long de la nuque de Kylie et l'embrasses tendrement. Durant de longues minutes. Te foutant complètement de tout le reste comme si elle ne s'était jamais volatilisée. Comme si elle venait de te faire la plus belle preuve d'amour. Dans un sens, elle l'a fait.

Lorsqu'enfin tu la relâches, tu peines à retrouver ton souffle. Tu ne te sens vraiment plus capable de commencer les cours pour la semaine. Tu observes en vitesse l'heure sur ta montre. Presque huit heures.

• Viens avec moi. Je t'emmène dans mon appartement.

Tu prends Kylie par la main et l'entraînes hors de ton bureau. Ta marche est encore un peu aléatoire mais ca ne fait rien. Vous n'êtes pas pressées par le temps. Plus maintenant. Attrapant ton manteau, tu le poses sur tes épaules à la volée et vous vous dirigez vers l'accueil. Ton plan ? Voire la secrétaire et lui indiquer une maladie quelconque. à ta simple tête, ca ne sera pas difficile de simuler une fièvre.

Titubant dans le couloir, vous arrivez enfin dans le grand hall. Par précaution, lâches la main de Kylie avant de t'adresser à ton employée. Elle se lève de sa chaise, manifestement inquiète pour toi. Parfait.

• Hélène ? Mon dieu mais que vous arrive t'il ? Vous ne vous sentez pas bien ?

• Ca va aller Charlotte. Je... je pense avoir été trop optimiste ce matin en arrivant. Pouvez-vous prévenir tous les autres professeurs d'arts pour qu'ils puissent réorganiser leurs cours s'il vous plait ? Je ne serai pas là de la semaine.

• Oui, je le ferai. Reposez-vous surtout ! Vous êtes si pâle...

Tu n'oses imaginer la face que tu arbores. La remerciant de la tête, tu rejoins l'extérieur où Kylie t'attend déjà. Prendre l'air ne te fera pas de mal. Et tu ne risques pas de croiser tes élèves. Ils se passeront de tes planches pour quelques jours. Ca risque de ne pas leur plaire... Il faut que tu penses à toi. À vous deux. Kylie et toi sortez de l'école. Tes jambes ne suivent plus. À bout de forces, tu parviens à trouver un banc et à t'y asseoir en urgence.

• Je suis désolée Kylie. J'ai besoin de respirer un instant. Je n'arrives pas à réaliser que tu es bien là. Pardon...

Tu t'allonges directement sur le métal froid de ce banc citadin. Placant un bras au dessus de ta tête, l'autre sur ton ventre, tu prends de grandes inspirations. Ta belle est penchée sur toi, tout sourire. Kylie, l'amour de ta vie...
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Mar 6 Nov - 22:30
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethJe sentais les mains de Hélène se placer sur le long de ma nuque. Ses lèvres se pressaient contre les miennes pour échanger un baiser. Un baiser que j'attendais depuis longtemps. Notre premier vrai baiser depuis mon retour. De ce fait, j'en voulais toujours plus. Être auprès d'elle et ne faire qu'une avec elle. Oui. À ce point. Je revenue rien que pour elle, elle est celle qui occupe mon esprit. Elle à qui je donnerais la lune si je pouvais l'attraper, elle à qui je parcourrais le monde entier pour être dans ses bras. Oui, je ferais tout pour être avec elle peu importe les sacrifices que je devrais faire. Son bonheur avant tout. Après un certain temps, le baiser cessait et nous cherchons toutes les deux notre souffle. C'était un long baiser, mais il en valait la peine. Hélène scrutait rapidement sa montre.  

«Viens avec moi. Je t'emmène dans mon appartement.»

J'esquissais un doux sourire en étant heureuse qu'elle veuille laisser tomber les cours pour la journée et être avec moi. Cela dit j'aurais pu attendre à la fin de la journée, mais... Voilà quoi, comme quoi je n'ai pas changée... Hélène me prenait par la main et au passage j'attrapais mon sac tandis que nous sortons de son bureau. Elle attrapait son manteau qu'elle posait sur ses épaules et nous dirigeons vers l’accueil où se trouvait l'adjointe administrative. Nous arrivons vers le grand Hall et Hélène lâchait ma main, je continuais mon chemin tandis qu'elle s'arrête au niveau de la secrétaire.

Je glissais une main dans ma chevelure affichait un léger sourire sur mes lèvres. Je poussais la porte pour attendre Hélène à l'extérieur. Je glissais mes mains dans les poches de mon manteau plissant des yeux. Le soleil était bien présent, on était si bien aujourd'hui malgré le petit vent frais du matin. Au bout d'un moment, Hélène me rejoignait enfin. Nous pouvons donc y aller. Nous sortons totalement du terrain de l'école sans croiser personne en cours de route, ce qui était une bonne chose. Quelques instant plus tard, Hélène prenait place sur un banc.

«Je suis désolée Kylie. J'ai besoin de respirer un instant. Je n'arrives pas à réaliser que tu es bien là. Pardon...»

Elle s'y allongeait plaçant un bras au-dessus de sa tête et l'autre sur son ventre. Je m'approchais d'elle tandis que je penchais au-dessus d'elle souriant. Pourtant je suis bel et bien là. Mais je la comprenais, moi aussi j'aurais réagit de la sorte si ça aurait été elle.

«Ne tant fait pas Darling, prend ton temps. Nous sommes pas pressées, n'est-ce pas ?»


Je sentais que mon téléphone vibrait. Qui ça pouvait bien être ? Je sortais le téléphone avant de le consulter : Camille. Elle est persistante cette petite. Je plissais mon regard tournant légèrement le dos à Hélène avant de répondre.

Oui?
J'ai une information qui pourrait t'intéresser.
Quoi donc ?
C'est mieux que je te le dise face à face.
C'est impossible. Dis-le moi maintenant.
Ça concerne Lukas.
Mais encore ?
Tu as vus les photos dans mon téléphone de la preuve que tu avais une liaison avec le professeur de musique... Lukas avait un doute, il m'a donc demandé à te "surveiller" et prendre des preuves.
Tu ne mens pas ? Tu sais que c'est ta parole contre la sienne, n'est-ce pas ?
J'ai des preuves de ce que je te dis, j'ai des preuves écrits.
Bien. Imprimes-les moi, j'en aurais de besoin pour le coffrer une bonne fois pour toute.
Ce n'est pas si sim..
Je m'en fiche ! Fait-le, car crois-moi tu ne veux pas avoir affaire à moi, tu as compris ?
Oui...
Bien. Imprime le tout, met-les dans une enveloppe et donne-le en main propre à ma gouvernante, compris ?
Oui...


Je raccroche en mordant à l'intérieur de ma joue. Je rangeais mon téléphone dans ma poche avant de me tourner vers elle.

«Pardonne-moi. C'était un petit imprévu. Tu sais la petite Camille ? Elle a osée me faire du chantage. Du chantage à moi ?! Elle se croyait supérieur avec ces petites preuves qu'elle possédait dans son téléphone. Il faut dire que je suis redevenue moi-même ce matin... Elle a des preuves contre Lukas même si elle a été sa complice.»

Je me tus un instant détournant mon regard. Un jour Hélène allait le savoir, pourquoi pas maintenant, hein ? Je m'approchais d'elle venant m'asseoir au bout du banc, là où qu'il y avait de la place. Je posais une main délicate sur sa jambe.

«La raison du pourquoi Elizabeth était dans le coma, c'est à cause de son petit ami. Il a causé l'accident, car il a apprit par Camille, qu'elle fricotait avec le professeur de musique, que lui est mort durant l'impacte. Sauf qu'elle n'avait pas le choix d'être avec lui, il menaçait de la faire échouer dans sa passion qui était le violon. Le violon était sa vie. C'est embêtant d'avoir les souvenirs de Elizabeth en plus des miennes. Les hommes me répugne de plus en plus... »

C'était un fait. Ma première fois avec un homme a été fait dans des conditions pas très nette. Il en avait profité du fait que je sois saoule pour tenter quelque chose. J'ai détesté mon père de la manière dont il a traité ma mère, mais il s'est reprit en main. Je l'ai pardonné. J'adore même mon demi-frère. Mais Lukas. Juste à y penser... Voir que je l'ai laissé me toucher ainsi pendant tout ce temps... Il est vrai que je n'étais pas encore "moi" durant cette période. Pensant que j'étais Elizabeth. Il fallait que je chasse cette pensée de mon esprit. J'étais en présence de Hélène. La seule personne au monde que j'aime du plus profond de mon être. Elle avec qui je voulais partager ma vie et personne d'autre.

«Peu importe les vieux souvenirs de cette Elizabeth, rien et personne gâchera notre futur, car c'est avec toi que je veux la vivre. Toi et personne d'autre, ma Darling.»


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Jeu 8 Nov - 15:44
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusTu n'es vraiment pas normale comme fille. Inutile de tergiverser là-dessus pendant des heures. N'importe qui de sensé serait parti en courant, aurait frappé la personne revenue d'entre les morts, appelé la police pour la faire enfermer ou pire encore ! Toi, tu as juste hurlé à plein poumon et vidé ton sac. C'est tout. Et maintenant, tu espères pouvoir reprendre tes habitudes avec Kylie, dans une autre ville que la tienne ? Cette bonne vieille Angleterre que tu as délaissée pour tenter de t'en sortir ailleurs sans elle ? C'est paranormal cette histoire.

• Ne tant fait pas Darling, prend ton temps. Nous sommes pas pressées, n'est-ce pas ?

Non, en effet. L'univers ne te la prendra plus. Du moins plus sans toi. Tu acquiesces de la tête et continues d'inspirer de grandes bouffées d'air. Soudain, un bruit étrange juste là, dans la poche de Kylie. Son cellulaire vibre. Tu tournes la tête vers elle et l'observes s'éloigner pour répondre.

Ça te dirait pas de faire le point l'idiote ?

Oui, excellente idée. Faire le point... que faire d'elle ? Comment expliquer à sa classe que Elizabeth est morte ? Tu pourrais prendre ta précieuse dans ta propre école pour donne l'illusion que tout va bien. Mais tes élèves verront bien la ressemblance avec leur camarade disparue depuis... quand au juste ? L'a t'elle mentionné tout à l'heure, ou avais-tu la tête endolorie au point de ne pas avoir relevé ? Tu secoues la tête violemment. Ça ne sert à rien. Kylie revient.

• Pardonne-moi. C'était un petit imprévu. Tu sais la petite Camille ? Elle a osée me faire du chantage. Du chantage à moi ?! Elle se croyait supérieur avec ces petites preuves qu'elle possédait dans son téléphone. Il faut dire que je suis redevenue moi-même ce matin... Elle a des preuves contre Lukas même si elle a été sa complice.

Attends... Quoi ? Camille, du chantage, des preuves... Wow ! Tu n'es pas sûre d'avoir tout suivi. Tu serais bien tentée de lui demander de quoi elle parle exactement mais ça ne sera pas utile. Ta belle a pris place au bout du banc, posant une main délicate sur ta jambe droite. Tu te redresses quelque peu, écarquillant tes aigues-marines vers ses émeraudes.

• La raison du pourquoi Elizabeth était dans le coma, c'est à cause de son petit ami. Il a causé l'accident, car il a apprit par Camille, qu'elle fricotait avec le professeur de musique, que lui est mort durant l'impacte. Sauf qu'elle n'avait pas le choix d'être avec lui, il menaçait de la faire échouer dans sa passion qui était le violon. Le violon était sa vie. C'est embêtant d'avoir les souvenirs de Elizabeth en plus des miennes. Les hommes me répugne de plus en plus...

Tu plisses le regard, sentant tes synapses se reformer, remettre le puzzle en place au fur et à mesure dans ton esprit endolori. Lukas et Camille... réunis contre Elizabeth d'un côté. Warren, corrompu et manipulateur contre Kylie de l'autre. Il va te falloir les dégager au plus vite. Mais par quels moyens ? Tu reprends un brin de force et te propulses vers l'avant, te postant en tailleur sur le banc. Tes mains glacées s'emparent de celles de ta belle, les serrant juste assez pour ne pas lui faire mal.

• Peu importe les vieux souvenirs de cette Elizabeth, rien et personne gâchera notre futur, car c'est avec toi que je veux la vivre. Toi et personne d'autre, ma Darling.

• ... Je peux être franche avec toi ?

Comme toujours après tout. Mais il va bien falloir qu'elle comprenne ce que tu as en tête là, tout de suite. À la folie passagère qui a repris le contrôle sur toi. À cette pulsion de tout envoyer balader, peu importe les circonstances.

• J'en ai rien à faire. Elizabeth, ses amours, ses états d'âme... Ce n'était pas toi. Tu n'es pas responsable mon amour. Et on fera ce qu'il faut pour que tu n'aies plus à y penser.

Tu t'approches encore, collant ton front contre le sien. Ton regard bleu se perd dans les rainures de son manteau. Ce que tu t'apprêtes à dire sera sans appel.

• Dès mon retour à l'école lundi, j'annoncerai à mes élèves que Elizabeth a quitté le pays. J'exclurai Camille du bahut en pointant du doigt ses méfaits à la police. Lukas sera lui aussi pourchassé pour complicité dans l'accident et...

N'as-tu rien oublié ? Warren des fois ?

• Warren... Que comptes-tu faire de lui ? Il ne peut pas rester ici, à Rosecreek. Ni même rentrer à Londres. Ta mère a lancé une vendetta sur moi et... Je...

Tu te tais, sentant un nouveau flot de larmes te surprendre et couler le long de tes joues. Qu'est-ce qui prouve que cette mauvaise femme ne renverra pas d'autres gens à tes trousses pour te faire comparaitre en justice en Angleterre ? Pour un crime que tu n'as décemment pas commis ?
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Mer 21 Nov - 23:31
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethHélène se redressait d'un coup pour s'asseoir et de prendre mes mains dans les siennes. Elles étaient glacées. J'espérais pouvoir les réchauffer avec les miennes. Ça faisait si longtemps que je voulais la revoir de mon propre chef. Depuis tout ce temps et il fallait que j'attente ce jour. La vie était si cruelle...

«... Je peux être franche avec toi ?»

Je hochais doucement la tête. Elle pouvait être franche avec moi et à vrai dire, elle l'a toujours été même avant tout cette histoire farfelus. Je n'avais pas perdu totalement espoir, car j'avais tant souhaité de veiller sur elle peu importe où elle irait dans le monde. Cette femme était mon âme soeur et personne ne pourra nous séparer.

«J'en ai rien à faire. Elizabeth, ses amours, ses états d'âme... Ce n'était pas toi. Tu n'es pas responsable mon amour. Et on fera ce qu'il faut pour que tu n'aies plus à y penser.»

Si seulement c'était aussi simple de ne plus y penser. Je n'ai que nos souvenirs entremêler depuis que je suis dans son corps. Sans oublier les morts que je croise en chemin. Ils cherchent un endroit où aller et je leur indique la direction qu'ils doivent prendre. Ils sont attirés par moi sans que je sache du pourquoi et du comment. C'est si difficile... Heureusement que j'ai Hélène à mes côtés. D'ailleurs Hélène collait son front contre le miens sans toutefois me regarder.

« Dès mon retour à l'école lundi, j'annoncerai à mes élèves que Elizabeth a quitté le pays. J'exclurai Camille du bahut en pointant du doigt ses méfaits à la police. Lukas sera lui aussi pourchassé pour complicité dans l'accident et...» elle se tût avant de poursuivre. «Warren... Que comptes-tu faire de lui ? Il ne peut pas rester ici, à Rosecreek. Ni même rentrer à Londres. Ta mère a lancé une vendetta sur moi et... Je...»

Effectivement Warren, il ne méritait pas mon temps, mais je n'avais pas le choix. Connaissant ma mère, elle fera tout pour pourrir la vie à quelqu'un rien qu'en levant le petit doigt. Pourtant les dernières paroles de ma mère n'étaient pas celles d'une mère aimante. Elle était répugnée au simple fait que j'aime les femmes. Peut-être pensait-elle que c'était Hélène qui m'avait convertie ? Non, c'est faux ! J'ai tout simplement su lorsque j'ai posée mon premier regard sur ma darling que j'aimais les femmes et non les hommes. Ça été tout simplement une révélation. Je libérais une de mes mains avant de la glisser sur la joue de mon amour pour essuyer les larmes qu'elle versait.

«Ne pleure plus mon amour. Tu verras, notre avenir sera plus que merveilleuse, je t'en fais la promesse.»

Sans faire attention autour de nous, je pressais mes lèvres sur les siennes pour lui offrir un doux baiser. Mon dieu, qu'elle m'avait manquée. Je glissais désormais ma main qui était sur sa joue au niveau de sa taille pour la faire asseoir sur moi. Personne n'était en vu. Je libérais mon autre main venant enrouler mes bras autour d'elle pour la pressée contre moi.

«Hélène. Ma mère était contre le fait que j'aime les femmes tandis que mon père approuvait tant que je sois heureuse. Je l'étais et je le suis toujours avec toi, darling. Je m'occupe personnellement de Warren, je n'ai plus qu'un tour dans ma poche et crois moi ma mère ne te touchera pas sinon elle en perdra les doigts.» je me tus un instant baissant doucement mon regard vers le corps de Hélène. Plusieurs idée jaillissais dans mon esprit, mais pas maintenant... «Pour Elizabeth et fait qu'elle ait quitté le pays, ce que tu vas dire certes, mais je mettrais une perruque pour couvrir ma chevelure rose. Pas blonde... Brune ? Tu savais que le brun était ma vraie couleur de cheveux ? Bref... Et je te laisse faire avec Camille et Lucas, mais il ne tardera pas à refaire surface.»

Je la regardais de nouveau ancrant mon regard dans le siens avant de lui voler un baiser. J'esquissais un bref sourire. Je la serrais de plus en plus trouvant assez de force pour me relever tenant Hélène avant qu'elle pose pied au sol.

«Tu es congelée Hélène... Allons nous réchauffer veux-tu?»

Je lui prenais délicatement sa main la tirant doucement avant de marcher à ses côtés. À vrai dire moi aussi j'étais congelé comme un glaçon et j'avais hâte de me réchauffer. Je suivais ma darling jusqu'à chez elle. C'était un appartement charmant et douillet si je pouvais le qualifier ainsi. On entrait l'une après l'autre. Nous retirons nos manteaux ainsi que nos souliers respectif. Je frottais doucement mes mains ensemble tentant de me réchauffer.

«C'est joli chez toi, j'adore!»

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Ven 23 Nov - 23:09
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusLa main délicate de Kylie vient essuyer tes larmes. Il va vraiment falloir te calmer là ! Ce n'est pas digne de toi ! La dignité... En as-tu vraiment dans le fond ?

• Ne pleure plus mon amour. Tu verras, notre avenir sera plus que merveilleuse, je t'en fais la promesse.

Elle t'embrasse, tu laisses faire. Si tu devais écouter ton corps, tu rattraperais le temps perdu en baisers sulfureux pendant des jours.

Quitte à passer du bon temps avec elle, passe la vitesse supérieure ! Tu en meurs d'envie...

Non mais ! Pas comme ça. Pas de cette manière. Pas... du tout en fait. Ou pas tout de suite du moins. Elle n'a pas tort pourtant. Après ces quelques mois à s’apprivoiser l'une et l'autre, il serait peut-être temps d'essayer... Oh mais ferme-la idiote ! Tu savoures l'instant comme si l'Univers comptait te le reprendre dans la seconde.

Jusqu'à ce que ta belle fasse un geste que tu n'espérais plus. Te voilà assise sur ses genoux, vos torses collés, bel et bien en train de vous enlacer en pleine rue. Du jamais vu ! Surtout venant de toi. Tu sens son souffle chaud se loger sur ta nuque. Ça te donne des frissons !

• Hélène. Ma mère était contre le fait que j'aime les femmes...

Tu écoutes avec attention sa confession, prenant en compte chacun de ses mots. La seule chose dont tu sois sûre, c'est que sa mère est une saloperie qu'il te faut éradiquer. Ta belle-mère ? Certainement pas ! Son père en revanche... Il n'était pas parfait, mais au moins il était là pour sa fille.

Tu parles au passé, ne sachant que penser de son état d'esprit. Quant à Warren... ce n'est plus entre tes mains. Kylie veut s'en occuper. Elizabeth... Attends, quoi ?

• ... Je mettrais une perruque pour couvrir ma chevelure rose. Pas blonde... Brune ? Tu savais que le brun était ma vraie couleur de cheveux ?

Tu la regardes, totalement éberluée par cette révélation. Kylie en brune ? Après tout, tu l'es aussi. Il n'y a arien d'étrange dans son choix de couleur. Tu souris comme une idiote alors qu'elle te vole un baiser. Tu rougis comme une gamine. Tu es franchement pathétique ce matin... et pas très réactive non plus. On peut savoir ce que tu fous dans ses bras alors qu'elle est debout ?

Tu ne restes pas en place. Tes pieds se décollent et touchent de nouveau le sol. Il serait temps de s'en aller d'ici avant que des élèves ne vous surprennent.

• Tu es congelée Hélène... Allons nous réchauffer veux-tu?

Kylie te prend la main. Vous vous engagez sur le chemin machinalement. Tu es bête ou quoi ? Ce n'est pas la bonne direction ! Vos doigts s'entrelacent et se fondent dans la poche de ton manteau. Tu entraînes ta dulcinée vers le quartier social sans te presser. La journée est si belle, bien plus que tu ne l'aurais imaginé ce matin au réveil.

Une petite vingtaine de minutes seulement, et vous voilà chez toi, ou plutôt sur le seuil de ta case. Oui, c'est comme ça que tu appelles ton appartement. D'ailleurs, il va bien falloir faire de la place pour Kylie ? Enfin, si elle le désire...

Chaque chose en son temps. Tu sors les clefs et déverrouilles la porte. Galante, tu laisses la demoiselle passer en premier. Le temps de retirer manteaux et chaussures... Vous voilà à présent dans le salon.

• C'est joli chez toi, j'adore !

• Je te remercie.

Trois mots ! En trente minutes de silence insoutenable de ta part. Tu es trop longue à la détente. Que va t'il se passer lorsque tu réaliseras que Kylie est bel et bien rentrée hein ?

• Assieds-toi, je vais nous faire du thé.

Enfin quelque chose de sensé ! Tu laisses ta belle seule un instant et fonces en cuisine. Tu ouvres un placard et sors ta boite de thé cerise. Votre préféré. Tu attrapes deux tasses et fais le service. La bouilloire branchée, tu pars à la salle de bain pour t'humidifier un peu le visage à l'eau chaude.

On ne va plus pouvoir se parler toute les deux...

Erreur. Tu ne pourras plus me faire la morale à voix haute, fichue conscience. Le calme dans ta tête. Le rêve ultime. Tu prends une serviette et essuies ton visage à la hâte. À côté, tu entends un sifflement s'échapper de la bouilloire. Elle a fait vite ! Tu fais demi-tour et regagnes le comptoir. En minute, tu rejoins ta belle assise sur le canapé. Tu lui tends une tasse et déposes une corbeille de fruits sur la table basse.

• Tu dois mour... avoir un sacré creux non ?

J'espère que tu plaisantes ? Mourir de faim ? Ce n'est pas le genre de blague que tu peux sortir à une ressuscitée ! Tu tiques, te pinçant discrètement la cuisse gauche.

• Pardon de te demander ça mais... Qu'est-ce qui s'est passé après... ta mort ? Je veux dire... Hum... Est-ce que ça a été instantané ? Tu as souffert...?

Tu as franchi la ligne. La curiosité l'a emporté sur ta raison. Toi qui est très terre à terre, sauf lors de tes séances de lecture, tu ne peux imaginer qu'il y ait quoi que ce soit après le trépas. Pourtant, Kylie se tient là devant toi, réincarnée dans le corps d'une gamine.

Tu avales une gorgée de thé, manquant de te brûler la langue. Peut-être aura t'elle des réponses à ce sujet ?
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Hélène Magnus
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Sam 24 Nov - 0:14
Why love is so cruel with us ?Hélène x Elizabeth«Je te remercie.»

Je souriais rien qu'à cette réponse. J'adorais Hélène malgré tout. Ça ne devait pas être facile de gober que je suis bel et bien de retour. Si j'aurais été à sa place, mon cerveau aurait arrêté de fonctionné pendant plusieurs minutes, alors je la comprenais parfaitement.

«Assieds-toi, je vais nous faire du thé.»

Je jetais un coup d'oeil derrière moi pour voir où que j'allais m'asseoir. Le canapé était à deux pas. Je franchisais ces deux pas avant de glisser mes mains au niveau de la jupe de ma robe avant de m'asseoir. Hélène quittait le salon pour se rendre certainement à la cuisine pour nous faire du thé. Je penchais légèrement la tête vers l'arrière en gardant le sourire aux lèvres. Le sifflement de la bouilloire se fit entendre. L'eau chaude était déjà prête ? Drôlement rapide, je relevais ma tête lorsque Hélène revenait avec le thé sur un plateau. L'odeur me faisait rêvé... Le thé à la cerise, celui que toutes les deux préférons. Elle dépose le tout sur la table à café avec une corbeille de fruit. Hum. Ça me donnait un petit creux. Je prenais d'abord et avant tout la tasse qu'elle me tendait la remerciant au passage.

«Tu dois mour... avoir un sacré creux non ?»

Pas tellement, pensais-je. Mais je prenais une belle pomme rouge qui me faisait de l'oeil. Je prenais une bouchée en fermant les yeux pour apprécier ce goût.

«Pardon de te demander ça mais... Qu'est-ce qui s'est passé après... ta mort ? Je veux dire... Hum... Est-ce que ça a été instantané ? Tu as souffert...?»


Je m'étouffais presque avec ma bouchée, mais je me ressaisissait rapidement en avalant la bouchée de pomme. Je prenais une légère gorgée de thé avant de déposer la tasse sur la table tout en gardant la pomme dans mes mains. Je venais de me rendre compte que j'avais pris une grosse bouchée. J'avais peut-être faim finalement. Je regardais toujours la pomme, on pourrait dire que la fixait. La question de Hélène... Elle avait le droit de savoir, non ?

«Si j'ai souffert lorsque j'ai prit le poison ? Je ne m'en souviens pas, mais ça été rapide. Ce qui a été plus souffrant pour moi, c'est de t'avoir vu pleurer à côté de mon corps inerte. J'ai hurlé ton nom, mais tu ne m'entendais pas, je voulais te serrer contre moi, mais je n'arrivais pas à te toucher. Tu m'étais inaccessible. J'étais... démolie... Je t'ai suivi jusqu'ici et tu as emportée avec toi ceci...» je détournais mon regard de la pomme pour tourner légèrement mon corps vers l'Hélène glissant mes doigts au niveau de son cou pour y sortir le pendentif. Je m'approchais d'avantage y déposant mes lèvres sur le médaillon avant de le relâcher délicatement. «Je suis heureuse que tu l'ai pris. Il t'appartient.»

Je me tus un instant avant de regarder Hélène dans les yeux. Je ne sais pas comment je fais pour rester aussi calme. C'est presque effrayant à vrai dire, mais j'avais la petite boule qui se formait au creux de ma gorge. Je voulais pleurer, mais je me retenais.

«Au moment que tu as posée pied à Rosecreek, je me suis promenée de mon côté, jusqu'à l’hôpital. En marchant dans les couloirs sombre de l'hôpital, j'ai vu Elizabeth. Elle était dans le coma, mais c'était fini pour elle. Plus jamais elle n'allait revivre. Je me suis approchée d'elle puis... Trou noir. En étant dans son corps j'ai absorbée tous ses souvenirs en ayant déjà les miens... C'était difficile de savoir qui j'étais en réalité. Je voulais absolument te revoir. J'avais prié pour que nos chemins se recroisent un jour... Et me voilà...»

Des larmes coulaient le long de mes joues. J'essuyais mes larmes, mais ça ne servait à rien, car ça coulait toujours. Je couvrais mon visage à l'aide de mes mains tentant de me calmer. Après un certain temps, je réussis à cesser mes pleures, car j'avais autre chose à lui dire.

«Cependant en revenant en ce monde, c'est venu avec une séquelle. On peut dire que j'ai la faculté à parler avec les morts. Je n'arrive pas encore à la différencier, mais certaines personnes viennent me voir me demandant le chemin, car ils sont perdus. Je leur montre la voie sans comprendre ce que je fais.» J'essuyais mes larmes. «Parfois je lis dans leurs pensées, parfois je vois quelques fragments de leurs passés, du comment ils sont morts. C'est arrivé juste au moment où que je suis revenue à moi-même. Je pourrais me qualifier comme une "médium" ?»

Je fronçais légèrement les sourcils tout de suite avec ce que je venais de lui dire. Moi-même j'avais la difficulté avec ça.

«Ils sont si... froid... Tant de colère, d'incompréhension, de tristesse.» je secoue doucement la tête. «Peut-on parler d'autres choses ? On dirait que si j'en parle ça va les attirer et... je ne veux pas que ça gâche nos retrouvailles...»

Ce qui était vrai. Je me penchais pour prendre la tasse de thé qui était tiède. Je la buvais quand même, car le thé avait toujours bon goût, mais la pomme était rendu brune. Pas très appétissant à manger. Je la dépose doucement sur la table prenant soin que la "chair" de la pomme ne touche pas à la table.

«Oui... Je voulais te revoir à tout prix. Il faut croire qu'il fallait que j'attende le jour de mon anniversaire pour me souvenir de tout, n'est-ce pas ? Elizabeth n'a que 20 ans... Qui à quand même les cheveux roses... Je n'ai pas cherché loin...» je riais légèrement avant de me taire. «Par contre je ne peux expliquer du pourquoi du comment... Comme je te l'ai dit tout à l'heure, dès que j'ai une réponse je te le dis. Je ne te cacherais rien. Profiter de chaque moment avec toi, coûte que coûte. Je m'emporte peut-être, mais je ne serais pas capable de me séparer de toi à présent.»

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Sam 1 Déc - 20:56
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusKylie n'est pas mal à l'aise face à ta question. Tu ferais mieux de te taire mais tu dois savoir. Ou du moins essayer de comprendre comment elle a fait pour duper la mort. D'après ce qu'elle te dit, elle n'a pas souffert. Enfin, elle ne s'en rappelle pas. C'est ta perte qui a été le plus douloureux à encaisser. Au moins, vous êtes d'accord sur ce point.

Son regard se pose sur le bas de ta nuque. Son pendentif que tu as subtilisé à la morgue. Elle se penche et l'embrasse. Il faudrait penser à lui rendre...

• Je suis heureuse que tu l'ai pris. Il t'appartient.

... ou pas. Tu poses ta tasse sur la table basse et te mets en tailleur. Ton regard bleu ne se détache pas de ses émeraudes. Il y a autre chose, tu le sens dans ses yeux. Sa langue se délie et te raconte sa rencontre avec Elizabeth. Cette pauvre fille condamnée à mort à cause d'un accident stupide. Tu n'oses imaginer la confusion dans ce corps. Tu en as même peur en réalité et... Oh...

Kylie pleure. Toi qui pensait qu'elle était la plus forte. C'en est peut-être trop pour elle aussi. Ses mains couvrent son visage. Elle ne veut pas que tu la vois dans cet état. Machinalement, tu te rapproches et déposes une main dans sa masse capillaire. Lui masser le cuir chevelu a toujours eu don de la calmer. Cette fois, tu ignores si cela sera suffisant ou non. Tu attends ainsi quelques instants avant de la laisser revenir à elle, un peu plus calme.

Elle n'en a toujours pas fini. Cette fois-ci, ce sont ses dons étranges qui refont surface. Sa faculté de voir les morts, de les guider vers la lumière ou va savoir quoi. C'est trop étrange. Tu ne la prends pas pour une folle loin de là. Tu as lu tellement de cas de ce type qu'elle pourrait très bien être touchée à son tour. Peu importe ce que tu crois. Tu feras ce qu'il faut pour elle.

• Peut-on parler d'autres choses ? On dirait que si j'en parle ça va les attirer et... je ne veux pas que ça gâche nos retrouvailles...

• Évidemment. N'en parlons plus.

Kylie reprend sa tasse de thé et la termine d'une traite. Tu suis le mouvement, te délectant de ce breuvage encore tiède. Tu attrapes quelques grains de raisin vert et les mangent sans attendre. Sa pomme a bruni, ça ne fait rien. Tu sauras quoi en faire plus tard.

• Oui... Je voulais te revoir à tout prix. Il faut croire qu'il fallait que j'attende le jour de mon anniversaire pour me souvenir de tout, n'est-ce pas ? Elizabeth n'a que 20 ans... Qui à quand même les cheveux roses... Je n'ai pas cherché loin...

Elle rit, c'est plutôt bon signe. Avoir fait l'effort de se dégoter une fille à peu de choses près semblable à ce qu'elle était avant sa mort n'était pas une si mauvaise idée dans le fond. Car tu as failli y croire à de multiples reprises.

• Par contre je ne peux expliquer du pourquoi du comment... Comme je te l'ai dit tout à l'heure, dès que j'ai une réponse je te le dis. Je ne te cacherais rien. Profiter de chaque moment avec toi, coûte que coûte. Je m'emporte peut-être, mais je ne serais pas capable de me séparer de toi à présent.

• Et ça me va très bien.

Tu souris à ton tour. Kylie a assez parlé et toi aussi d'ailleurs. Rapidement, tu débarrasses la collation et ramènes le tout en cuisine. Puis, tu reviens au salon et prends place directement sur les genoux de Kylie. Tes seins pressés contre les siens, tu enroules tes bras autour de sa nuque un peu raidie.

• Je vais t'embrasser maintenant.

Ça te démangeait depuis un moment maintenant. Ce contact entre vos corps en phase. Ce besoin d'avoir un câlin de sa part. Tes lippes contre les siennes, profitant au maximum de ce cadeau que l'Univers vous a servi sur un plateau d'argent. Mon Dieu ce que ça t'avait manqué...

Tu cesses de l'importuner assez rapidement. Profiter d'un moment de faiblesse n'est pas correct. Vous êtes toutes les deux à fleur de peau depuis quelques heures. Ton regard se porte sur ses cheveux. Tu te souviens de son idée plus tôt.

• Je t'imagine très bien en brune tu sais !

Tu rigoles comme une gamine. Tu sais très bien où tu veux en venir. Codiriger ton école nécessite une autre personne. Elle en l'occurrence. Tu ne vois pas de meilleure candidate pour le poste. Encore faut-il qu'elle accepte de partager ton fardeau. En temps voulu Hélène !

• Je vais faire le nécessaire pour que tu puisses faire partie intégrante de ma vie à l'école d'art.

Tu reprends ta place à ses côtés et lui prends la main. Vos doigts s'entrelacent, posés sur le tissu du canapé. Vos yeux se fondent l'un dans l'autre, inéluctablement. Une sensation de liberté te submerge. Roméo et Juliet. La romance reprend.
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Ven 7 Déc - 2:30
Why love is so cruel with us ?Hélène x Elizabeth«Et ça me va très bien.»

À partir d'aujourd'hui nous allons rester ensemble et unis, pour la vie. Du moins j'espérais pour le reste de nos vies. Chaque minutes avec elle était important. Le temps passer avec elle était précieux. Plus jamais je ne serais capable de me séparer d'elle. Notre désir à toutes les deux.

Hélène se levait pour débarrasser la table à café, emmenant le tout à la cuisine. Une fois que c'était fait, elle revenait au salon puis elle prenait place sur mes genoux. Ses seins se pressaient contre les miens. Ce n'était pas inconfort, tout le contraire, c'était confortable de la sentir auprès de moi. Elle enroulait ses bras autour de mon cou tandis que je glissais mes mains au niveau de sa taille.

«Je vais t'embrasser maintenant.»


Oui, ne te gêne surtout pas. Elle pressait ses lèvres contre les miennes. Ces baisers étaient un pur délice. Il était rare qu'elle prenait les initiatives, mais lorsqu'elle le faisait, ça m'enchantait. Je prolongeais le baiser profitant au maximum de ce moment de bonheur. Au bout de quelques temps, elle cesse le baiser tandis qu'elle regardait mes cheveux. Quoi ?

«Je t'imagine très bien en brune tu sais !»

Elle rigole comme une gamine et je riais avec elle, car son rire était contagieux malgré tout. Oui, elle était la femme de ma vie et je le dis haut et fort ! Je humais discrètement son parfum gardant mes mains au niveau de sa taille. Sa taille si fine...

«Je vais faire le nécessaire pour que tu puisses faire partie intégrante de ma vie à l'école d'art.»

«Ce serait un plaisir d'y faire partie, darling.»

Elle reprenait place à mes côtés et prenait ma main. Nos doigts s'entrelacent tout en étant posés sur le canapé. J'ancrais mon regard dans le siens. Ça faisait si longtemps que l'on ne s'était pas dévorer des yeux. Ce n'était peut-être pas grand chose, mais pour nous... C'est là que notre histoire à démarrer. Un regard échanger pendant notre premier cours à l'école. Un moment inoubliable. Et la personne que je suis, j'en avais pas assez. J'en voulais toujours plus. Et elle ? En voulait-elle plus ? Je ne voulais pas trop la brusquer. Je serais patiente jusqu'à ce qu'elle me le demande. Je suis bien élevée.

Je m'approchais d'elle glissant ma main libre sur son épaule pour l'allonger sur le canapé. Je me hissais doucement sur elle pour être au-dessus d'elle. Je n'avais pas lâcher sa main entre-temps. J'esquissais un doux sourire. Je vins l'embrasser, mais pas longtemps. Je vins déposée mes lèvres sur sa joue pour descendre au niveau de son cou que je parsemais de délicat baiser. Je humais son parfum. Son odeur me plaisait. Je souriais doucement avant de déposer ma tête au niveau de ses seins, oui, je m'en servais comme coussin. Je fermais les yeux tout en écoutant son battement de coeur.

«Ton odeur m'a manquée, darling. Enfin... tout de toi m'a manquée.»je me tus un instant inspirant doucement. «Je pourrais rester comme ça toute la journée, dans tes bras et ne rien faire.»  

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Ven 7 Déc - 23:54
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusUn plaisir dit-elle. Non, ça sera bien mieux que cela. Et tu le sais très bien. L'inclure à la fois dans ta vie professionnelle et personnelle reste ta seule alternative. Tu ne peux plus te permettre de l'évincer qu'une quelconque affaire. À l'école, tu avais ton petit jardin secret en cas de besoin. Maintenant, tout est différent. Vous avez mûri...

Malgré tout, tu te rends compte que Kylie est beaucoup plus tactile avec toi. La mort aurait donc provoqué ce genre de séquelle ? Loin de toi l'idée de t'en plaindre ! C'est juste... que tu n'as plus l'habitude de ressentir ce type de contact, même venant d'elle.

Tu prends son manque à bras ouvert, manipulée par ses soins et avec douceur. Te retrouver sur le dos, à même ton canapé avec ta belle qui te chevauche... ce n'était encore jamais arrivé. Elle t'embrasse de toutes parts, c'est si plaisant. Tu te liquéfies en silence, ne voulant en aucun cas intervenir dans ses gestes amoureux.

• Ton odeur m'a manquée, darling. Enfin... tout de toi m'a manquée.

Sa tête posée sur tes doubles atouts, tu peines à respirer correctement. Le poids de sa masse cérébrale n'en est pas la cause. C'est juste... que ça non plus ! Elle ne s'était jamais permis de le faire. Son retour apporte beaucoup de choses nouvelles auxquelles il te faudra t'y faire.

• Je pourrais rester comme ça toute la journée, dans tes bras et ne rien faire.

• Ne rien faire... Une excellente idée...

Machinalement, tu fermes tes yeux, encerclant Kylie comme tu peux. T'endormir avec elle tout contre toi n'est pas de refus. Pourtant, voilà que tu te mets à avoir peur soudainement, comme si le miracle allait s'évanouir dans la nature. Par précaution, tu resserres ton étreinte et expires longuement. Très longuement...


Un sursaut. La panique qui te submerge. Ton front dégouline de sueur. Ou est-ce ton corps entier ? Ta tête se tourne à gauche. Le dossier du canapé. À droite alors ? Ton mobilier. Tes mains... tu ne les sens plus. Ou peut-être que...

• Mon Dieu, faites qu'elle soit là...

Ta voix a peiné l'espace d'un instant. Mais te voilà rassurée. Kylie n'a pas bougé d'un pouce, allongée sur ta poitrine depuis... combien de temps à présent ? Tu tentes en vain de voir l'heure sur ta montre. Treize heures passées. Vous vous êtes effondrées de sommeil on dirait !

L'une de tes mains vient caresser les cheveux roses de ta belle, toujours plongée dans les méandres de Morphée. Tu ne veux pas la réveiller. Sa présence te fait du bien. Même si une certaine lourdeur t'étouffe un peu, tu refuses de la bouger de là. Tu te sens bien. Ça faisait longtemps hein ?
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Hélène Magnus
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Dim 9 Déc - 22:03
Why love is so cruel with us ?Hélène x Elizabeth«Ne rien faire... Une excellente idée...»

Hélène semblait être d'accord à ce que l'on ne fasse rien. Bien. Dernièrement, j'avais l'impression de faire beaucoup de chose sans avoir assez de repos. Le mélange de souvenir. Camille. Lucas. L'accident. Tout. J'avais absorbée la personnalité de Elizabeth, mais en me forçant de jour en jour, j'ai réussi à revenir à moi-même. La vraie Kylie. Je pouvais avoir une nouvelle vie avec Hélène, quoi demander de mieux, n'est-ce pas ? Elle est tout ce que j'ai de plus précieux en ce monde. Il y avait mon père et mon demi-frère, mais ce n'était pas le même amour, pas la même importance sentimentaux. Donc. Elle tout ce qui importe. Je ferais tout pour la protéger de tout et dire à tout le monde qu'elle était mienne. Jalouse la Kylie ? Oh oui, c'est tout moi. Je sentais l'étreinte de Hélène se resserrer et expirer longuement. Son battement de coeur... Une si douce mélodie...

~~~~~~~~~~~~~~~~~~~☼~~~~~~~~~~~~~~~~~~~

On me caressait les cheveux. C'était quelque chose que j'adorais que l'on me fasse. Ça m'apaisait. On pouvait dire que j'en avais de besoin. D'ailleurs, ce simple geste me fit ouvrir délicatement les yeux. M'étais-je endormies dans les bras de mon amoureuse ? Quelle heure était-il ? Je redressais légèrement mon visage pour regarder Hélène pour lui sourire doucement. Sans plus attendre je me relevais doucement en faisant attention à ne pas lui faire mal, car je m'étais tout de même allongée sur elle. Elle ne s'était pas plaint pourtant... Je vins glisser une main délicate sur sa joue penchant légèrement ma tête sur le côté.

«Bien dormi, darling ?»

Je me replaçais au-dessus d'elle pour lui offrir un délicat baiser sur ses lèvres rosés. Je prolongeais délicatement le baiser avant de me reculer pour me redresser et de me lever du canapé. Je m'étirais avant de bailler. Je replaçais mes vêtements.

«Il faut croire qu'on en avait de besoin, n'est-ce pas ?»

J'esquissais un doux sourire venant à glisser mes mains derrière mon dos regardant Hélène d'un air espiègle. Qu'avais-je derrière ma tête en ce moment même ? Plein de chose, mais une idée était plutôt prioritaire.

«Que dis-tu d'aller faire les boutiques ? Bon... Pas besoin d'acheter, mais rien que d'y faire un tour ? On pourrait aller voir pour une perruque pour les jours à venir.»

J'enroulais une mèche autour de mon index gardant mon sourire.

«J'avoue que j'hésite entre une teinture ou une perruque... Mais j'aime bien ces cheveux roses, ça serait du gâchis de les couvrir avec une teinture.» je me tus un instant. «Et me créer une nouvelle identité, je connais la personne qui excelle dans ce domaine, mais ça, ça peut attendre.»

À qui je pensais ? Le seul et unique Warren. Comment je le savais ? Par simple intuition. Je savais qu'il serait capable de tout pour sortir de cette prison. J'en avais les moyens de le faire sortir grâce à l'argent de poche de miss Adams. J'irais le voir, seule, car j'ai dit à Hélène que je m'en occuperais, l'entièreté de la chose. Je pouvais être terrifiante, des chiens ne font pas des chats, n'est-ce pas ? Je retiens de ma mère pour ça. Elle ne tourne pas autour du pot. Mais elle le regretteras de s'en être prit à Hélène comme ça. J'ai presque envie de lui faire une petite visite, mais je ne le ferais pas. Warren sera assez bien payé pour se démarrer une nouvelle vie ailleurs et d'oublier ma mère. Ohh, je sens que je vais bien m'amuser sur ce terrain. Pour le moment, je me concentrais sur Hélène en souriant doucement. Je lui tendais gentiment ma main vers elle.

«Alors ? Tu viens, darling ?»

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Kylie Magnus
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Lun 10 Déc - 23:36
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusKylie émerge dès l'instant où tes doigts se fondent dans sa masse capillaire rose. Un réveil en douceur où elle vient te déposer une main sur ta joue. Vos regards se croisent, sensibles comme jamais. Un instant pareil, tu voudrais faire en sorte que le temps s'arrête pour le vivre encore et encore.

• Bien dormi, darling ?

• Oui...

Mensonge. Enfin, à moitié. Mettons que tu viens de comprendre quelque chose qui te pendait au nez depuis tant d'années, et que tu n'auras plus jamais à y penser. Sauf si Kylie devait... Merde ! Tais-toi ! Ne t'imagine pas ça non plus ! Interdit. Le concept de mort ne doit jamais plus être évoqué ni même pensé. Par toi comme par elle.

Ta belle te dépose un baiser et se relève du canapé. La voir s'étirer laisse supposer qu'elle en a assez de ne rien faire. Tu la connais, elle ne supporte pas rester inactive. Cette fois-ci était une exception. Toi, tu te redresses, massant tes cuisses un bref instant. Ne faudrait-il pas te changer ? Puisque tu ne te sens pas d'enseigner et que tu as pris congé pour la première fois...

• Il faut croire qu'on en avait de besoin, n'est-ce pas ?

Kylie te dévisage de son air enfantin. Tu plisses les yeux et souris. Quoi ? Qu'a t'elle de si secret à te soumettre ? À peine debout depuis cinq minutes et tu sens qu'elle veut bouger. Tu aimerais bien la suivre, c'est certain. Mais tu te sens un peu nauséeuse...

• Que dis-tu d'aller faire les boutiques ? Bon... Pas besoin d'acheter, mais rien que d'y faire un tour ? On pourrait aller voir pour une perruque pour les jours à venir.

Il semblerait qu'elle ait très bien retenu ta volonté de l'intégrer à ta vie professionnelle. Mais de là à y aller tout de suite ? Tu ne sais pas trop. Ta bouche s'arrondit, perplexe face à sa demande soudaine. Ça ne te ressemble pas pourtant !

• J'avoue que j'hésite entre une teinture ou une perruque... Mais j'aime bien ces cheveux roses, ça serait du gâchis de les couvrir avec une teinture.

Elle est brune d'origine... Ça ne gâchera rien. Mais tu préfères te taire et l'écouter monologuer. Tu ne sais pas quoi lui répondre en cet instant. Et ta nausée ne baisse pas.

• Et me créer une nouvelle identité, je connais la personne qui excelle dans ce domaine, mais ça, ça peut attendre.

Tu n'es pas sûre d'avoir tout saisi. Mais ça ne fait rien. Tu t'assois sur ton canapé, prenant de grandes inspirations. Peut-être as-tu trop dormi ? Tout simplement ? Tu as dû te relever trop vite. Prendre l'air ne serait pas une si mauvaise idée en fin de compte... Et de toutes façons, Kylie a déjà pris sa décision. Se tenant devant toi, souriante comme toujours, elle te tend une main amicale afin de t'aider à te relever.

• Alors ? Tu viens, darling ?

• Hum... Oui.

Une seconde plus tôt, tu te prélassais sur ton divan tranquillement. Celle d'après, une main ferme te remettait sur pied et te tirait vers l'entrée de ton appartement pour te préparer à sortir. Tu pourrais manger quelque chose avant de filer, mais tu n'as pas faim. Et elle non plus à première vue.Sur le départ, tu attrapes tes clefs et fermes derrière toi. Kylie t'attend sur le seuil.

• J'espère que tu sais où tu vas ! Je n'ai jamais fait les boutiques ici...

Tu comptes la suivre en ville. C'est ça le message. À part pour te nourrir, tu n'as aucune idée de ce qui se trame dans les rues commerçantes de Rosecreek. Une occasion se présente à toi tout compte fait !
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Mer 12 Déc - 0:26
Why love is so cruel with us ?Hélène x Elizabeth«Hum... Oui.»

Je prenais délicatement la main de mon amoureuse pour la remettre sur pieds. L'heure n'était plus à la rigolade. Je voulais être auprès d'elle à chaque secondes coûte que coûte et ce à part dès maintenant. Une nouvelle identité. J'ai déjà une idée du prénom ainsi que le nom de famille. Simple. Rapide et efficace, mais ça elle le saura lorsque je ferais mes pièces d'identités. Je guidais Hélène vers l'entrée, là où se rhabillait chaudement,dont nos manteaux respectif ainsi que nos bottillons. Où aller en premier ? Là est la question... J'ignorais où, mais les souvenirs de Lizzy m'aidera bien pour notre découverte. Je sortais la première suivit de Hélène qui terminait de s'habiller. Elle fermait derrière nous tout en verrouillant sa porte.

«J'espère que tu sais où tu vas ! Je n'ai jamais fait les boutiques ici...»

«Ne tant fait pas, Darling ! J'ai un GPS intégré dans ma tête !»

J'esquissais un doux sourire glissant ma main dans cette de Hélène puisque nous sommes à l'abri des regards dans ce bâtiment et puis quoi encore ? Il fallait que l'on fasse profil bas jusqu'à ce que j’obtienne ma perruque et tout le reste, après on sera libre de faire tout ce qui nous plaira ouvertement et sans gêne... Bon... On se garderai une petite gêne tout de même...

Une fois hors du bâtiment je lâchais la main de mon amoureuse, mais je restais auprès d'elle en souriant doucement. Il faisait frais, mais pas tant que ça pour un début novembre. En premier lieu, nous entrons dans une petite boutique de vêtement assez chic pour les yeux, mais très cher pour le portefeuille. On ne faisait que de regarder après tout... De toute manière, miss Adams avait une très grosse somme d'argent, je pourrais en profiter pour gâter Hélène de temps à autres, n'est-ce pas ? Après tout, ça concorderais avec le fait que Elizabeth aurait quitté la ville et aurait eu de besoin de son argent... Tout est prévu d'avance.

Je m'imaginais Hélène dans certain bout de vêtement. Nous restons pas longtemps, juste assez pour nous réchauffer un peu. Nous changeons de boutique style décorations autant pour Halloween que pour décorer magnifiquement la maison. Un mélange des deux. Nous parcourons tous les rangés, je montrais quelques bibelots à Hélène en rigolant, qu'est-ce que l'on pouvait trouvé dans ce genre d'endroit... Tout à priori. Encore une fois, nous quittons cette boutique pour se diriger vers un salon de coiffure. Nous restons devant la vitrine. Je savais où me rendre pour la suite. Je n'achèterais rien aujourd'hui, on est là pour regarder. Je perdis mon sourire et ce rapidement. Pourquoi ? Car Lucas était là et derrière moi. Comment je le voyais ? Grâce à son reflet de la vitrine.

«Quelle surprise...» soufflais-je. «Que me vaut ta présence, Lucas ?»

«J'ai à te parler, Lizzy. C'est important.»

«Je crois que je t'ai tout dit la dernière fois, non ? C'est fini Lucas.»

Je plissais des yeux en le regardant depuis la vitrine. On se regardait mutuellement. Ce n'était pourtant pas aussi simple que cela. Il ne voulait pas nous laisser tranquille. D'ailleurs il sortait quelque chose de sa poche qu'il couvrait à l'aide de son manteau et le pressait au niveau de mon dos. Je me figeais. Il avait une arme. Il n'hésiterait pas à appuyé dessus. Je faisais moins la maligne, mais j'avais toujours un petit tour dans mon sac et pour le moment je le laissais faire. Je regardais Hélène en signe qu'elle ne devait pas bouger.

«D'accord... On va discuter. Où ?»

«Suivez-moi, toutes les deux.» Il tournait son regard vers Hélène. «Avance et dans le calme, sinon je n'hésiterait pas à tirer.»

Je regardais Hélène d'un air neutre tandis qu'elle s’exécutait à ses ordres. Nous nous dirigeons vers la forêt. Ouais. Un coin tranquille quoi. Lucas me tenait le bras sans lâcher son arme. Silencieusement on continuait d'avancer jusqu'à une longue pente. Il fit signe de continuer à monter. Je savais où qu'on allait. C'était proche de la plage. Une falaise qui fait environs 5 étages et peut-être plus. Il fit signe à Hélène de ne plus bouger tandis que nous approchons du bord. Nous étions à trois mètres du bord. Il lâcha mon bras pointant l'arme entre mes yeux. Je le regardais d'un air neutre. Pas de faux pas, Kylie.

«Tu a changée et pourtant après l'accident je pensais que nous étions rapprocher. Tu n'as pas le droit de me laisser comme ça !»
«Et pourtant je l'ai fait. Et tu as causé l'accident Lucas.»
«Oui, mais...»
«Mais quoi ? En avais-tu le droit  de décidé ainsi ? N'as-tu jamais pensé que je n'avais pas eu le choix de faire ce que j'ai fait ?» je secouais doucement la tête. «Non... Elizabeth était dans le coma et elle est morte désormais. Tu comprends ? Je ne suis pas Elizabeth. Tu l'as tuée par pur égoïsme !»
«Je ne te saisis pas là...»
«Je suis Kylie. Je possède désormais le corps de Elizabeth suite à sa mort. Tu l'as tuée, c'est de ta faute. En étant elle, j'ai absorbée tous ses souvenirs en étant perdue dans mes propres souvenirs. Depuis le début j'étais Kylie et je le suis toujours.»
«Si je comprend bien... Elizabeth est morte... à cause de moi et tu possèdes son corps ? Tu es quoi au juste ?»
«Une médium. Rien de bien méchant si tu veux mon avis.»

Sa main tremblait. Il tombait à genoux et pleurait presque. Il s'en voulait s'était sûr. Discrètement et rapidement, je lui prenais son arme des mains avant de le diriger vers sa tête. Allais-je tirer ?

«Je déteste les hommes par-dessus tout. Tous sans exception. En étant dans ma phase, je te l'ai laissé faire sans savoir ce que je faisais et en y repensant, je me dégoûte moi-même. Par contre, toi et Camille êtes dans le coup. Vous avez fait tomber Elizabeth et elle en est morte. À cause de vous deux. Je sais tout et pourtant je ne suis pas un monstre comme toi.»

Je jetais l'arme dans l'eau. Je continuais de le regarder de mes yeux perçant. Il fallait pas venir me chercher. Oh ça non.

«Tout ce qui m'importe c'est Hélène. Rien qu'elle. Donc, je n'ai pas le temps pour ta petite personne.»

«Pourquoi toi et pas elle ? Tu ne mérites pas de vivre surtout pas dans son corps ! Je ne te laisserais pas !»


Il se ruait sur moi, en fait, il se redressait rapidement avant de nous pousser en bas de la falaise. Nous tombons si rapidement... Hélène... Un grand plongeon. Un plouf. Je coulais. L'eau était froide. Je me laissais couler réalisant que ce n'était pas le temps pour moi de mourir une seconde fois. Hors de question ! Je battais des pieds ainsi que des mains pour refaire surface. Une fois la tête sortie je nageais vers le rivage et ce rapidement. L'eau était froide. Gelée. Je sortais rapidement de l'eau en toussotant me laissant tomber sur le dos. Je regardais le ciel. Une petite neige tombait du ciel et un flocon qui touchait ma joue et qui fondait au contact de ma peau. Je grelottais. Hélène... Cette fois-ci je ne mourrais pas... Si je restais ici, j'allais finir par tomber malade. Il fallait que je bouge, que je retrouve Hélène... Je retrouvais un peu de force pour me lever. Je marchais un peu en titubant. Aucun signe de Lucas, était-il mort ? Son cas ne m'importe peu désormais. Il fallait que je retrouve ma darling.

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Mer 12 Déc - 16:34
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusComme tu le pressentais, Kylie sait où elle veut aller. Main dans la main dans l'immeuble, vous quittez les lieux sans vous soucier des voisins. Pourtant, une fois dehors, ta belle te relâche instantanément. Une moue attristée se dessine sur ton visage encore un peu fatigué. Mais si vous voulez avoir la tranquillité, il va falloir attendre que tout soit en ordre. Et il te tarde d'y arriver...

Pendant près d'une petite heure, vous arpentez les ruelles commerçantes. Kylie t'entraîne dans une boutique de vêtements plutôt chic. Tu n'as pas les moyens d'acheter quoi que ce soit dedans, et de toutes façons tu n'en as pas besoin. Vous ne vous attardez pas et passez à autre chose rapidement. Comme une succursale axée sur la décoration en tout genre, et spécialement celles de Halloween continuant de trôner dans les rayons. Kylie est plutôt espiègle et te fait quelques farces que tu acceptes avec plaisir. De vous deux, c'est elle la plus avenante. Pour tout. Tu ne va pas t'en plaindre au contraire ! Se serait à toi de faire les efforts pour te décoincer un peu...

Enfin, vous passez devant un salon de coiffure. Une perruque pour Kylie ! Tu n'as pas oublié. Ton regard se perd sur la coiffeuse du fond, occupée avec sa paire de ciseaux. Ou est-ce un coiffeur ? Difficile à dire. Avec cette longue tignasse rouge écarlate et ces lunettes assorties, il ou elle ne serait pas dérangeant. Vu le costume élégant, tu serais tenté de dire que c'est un homme. Une sensation étrange t'envahit tout à coup... Pourquoi as-tu l'impression de l'avoir déjà vu celui-là ?

• Quelle surprise... Que me vaut ta présence, Lucas ?

Quoi ? Tu reviens au présent et regardes au travers du reflet. Lucas... le présumé copain de feue Elizabeth Adams. Que fait-il ici lui ? À en juger par le ton employé, il croit s'adresser à la défunte. Pourtant Kylie ne se démonte pas et rétorque aussitôt. Tu observes ta belle, inquiète. Elle te fait signe de ne surtout pas bouger de ta place. Le gamin se rapproche de vous, sur de lui.

• Suivez-moi, toutes les deux.

Non ! Tu n'iras nulle part avec cet énergumène. Tu es tentée de te retourner et de le gifler mais... il pointe une arme sur toi. Tes yeux se focalisent sur l'objet métallique. Une colère grandissante s'empare de toi. Te voilà prise au piège de ce meurtrier ! Oui, c'en est un. Et il n'est pas content du tout.

• Avance et dans le calme, sinon je n'hésiterait pas à tirer.

• Ça va...

Tu places tes mains derrière la tête et avances là où le garçon te dit d'aller. Dans un rythme soutenu, vous quittez le centre-ville puis la ville en tant que tel. Tu te rends vite compte qu'il veut vous amener en hauteur sur une falaise, proche de la plage. Quel est son but exactement ? Tu voudrais te retourner et voir ce qu'il a fait à Kylie, mais tu t'en abstiens à de multiples reprises. Un faux pas de ta part, et la balle partira dans ta cervelle. Vous avancez ainsi sans rien dire pendant une demi-heure, passant par des raccourcis inconnus de ta mémoire. Pour le peu que tu as passé en dehors des remparts de Rosecreek, ça te fait voir du pays !

Mais sous cette pression, tu ne prends pas le temps de regarder le paysage. Car devant ton air effaré se dessine le bord de la falaise en question. Lucas te demande de t'arrêter, tu obtempères. Tu restes ainsi impuissante face à la scène qui se joue sous ton nez. Deux anciens amants au bord du précipice, l'un pointant son arme sur l'autre. Une discussion s'ouvre, menant rapidement à un dialogue de sourds. Lucas vacille, Kylie prend le pistolet et le jette dans le vide. Elle a de l'aplomb !

• Je déteste les hommes par-dessus tout. Tous sans exception. En étant dans ma phase, je te l'ai laissé faire sans savoir ce que je faisais et en y repensant, je me dégoûte moi-même. Par contre, toi et Camille êtes dans le coup. Vous avez fait tomber Elizabeth et elle en est morte. À cause de vous deux. Je sais tout et pourtant je ne suis pas un monstre comme toi.

Et de la répartie aussi ! Ton regard bleu se plisse, en alerte. Pour l'instant, votre assaillant est à genoux, perturbé par les révélations de Kylie au sujet de Elizabeth. Mais il pourrait jouer la comédie et attendre le moment opportun pour se venger !

• Tout ce qui m'importe c'est Hélène. Rien qu'elle. Donc, je n'ai pas le temps pour ta petite personne.

• Pourquoi toi et pas elle ? Tu ne mérites pas de vivre surtout pas dans son corps ! Je ne te laisserais pas !

Un faux-semblant de soulagement s'empare de tes tripes. De courte durée... Car Lucas en a assez entendu. Furieux, il se relève et fonce sur ta belle. NON ! Ta voix cassée se perd dans les méandres du vent. Kylie a plongé dans le vide avec lui. Tout ton corps se raidit, proche de l'évanouissement. Pas question que tu la perdes encore ! Dans un effort surhumain, tu cours vers le bord du précipice et regardes en bas.

• KYLIE ! KYLIE OÙ ES-TU ?

Aucune réponse. Des larmes coulent le long de tes joues. Tu ne peux pas rester là à attendre ! Prise d'une peur au ventre, pire que la précédente à Londres, tu fais demi-tour et descends la falaise en passant par les côtés. Ton but ? La retrouver avant Lucas. Elle ne peut pas mourir... Non ! Elle ne doit pas mourir. La folie s'empare de toi alors que tes genoux s'écorchent sur les rochers. Tant pis pour la sécurité ! Tu n'as pas le temps d'être prudente. Tu dois lui mettre la main dessus, tout de suite !
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Mer 12 Déc - 17:42
INTERRUPTION DE NATSUKO


WHY LOVE IS SO CRUEL WITH US ?


Le froid, la tête qui tourne... Quelque part sur la plage de Rosecreek git Lucas. Son dernier souvenir de l'incident ? Avoir plongé Elizabeth dans le vide. Enfin cette Kylie qui a osé voler le corps et la vie de celle qu'il a toujours aimé. Il ne peut pas bouger pour le moment. Car il a mal aux jambes  Étrangler cette garce est sa seule motivation, si tenté qu'il soit capable de la retrouver. La chute ne l'a pas tuée, il en est persuadé. Mais pour l'heure, il ne parvient pas à faire autre chose que de rester là.

• Tient. Qu'avons-nous là ?

Une voix fine. Une femme. Sa tête se tourne vers la gauche... Rien. Un demi-tour vers la droite et... Là. Une superbe jeune fille avec... une queue de poisson ! Hein ? Impossible, il délire. Allongée sur le ventre, la tête soutenue par ses mains, un sourire béant sur les lèvres nacrées... Une vraie bombe cette fille ! Pourtant, il ne le sait pas encore. Mais en ayant croisé sa route par besoin de vengeance sur Elizabeth... Il va mourir.



Natsuko, en chair et en os. La demoiselle admire le jeune homme allongé là, sans aucun moyen de défense. Elle peut le sentir d'ici : il aspire au mal. Humain ou pas, elle compte bien s'amuser avec lui avant de lui ôter la vie. Son désir ? Le déshabiller et jouer de ses charmes sur lui, avant de le dévorer vivant. Viol doublé d'un meurtre ? Oui en effet. Mais la sirène ne comprend pas encore ces mots-là.

Depuis quand l'observe t'elle ? Un bon moment. Elle en avait assez d'attendre après son réveil. Maintenant qu'il a les idées claires, il lui faut agir vite. Profitant de son silence, elle regarde aux alentours, observant avec attention si des humains ou autres créatures seraient en déplacement. Une chance pour elle, cette petite parcelle de plage est isolée. Si le garçon crie, personne ne l'entendra.

Natsuko reprend son apparence humaine. Sa queue de poisson turquoise laisse entrevoir une jolie paires de jambes. Son regard focalisé sur sa proie, ce dernier l'observe agir sans émettre le moindre son. Les hommes appellent ça le délire, il ne croit pas ce qu'il voit et ça lui convient très bien. À moitié nue devant lui, elle souffle un instant tout en retirant les coquillages cachant ses seins. La malice s'empare d'elle, suivie par l'excitation. Il ne lui reste plus que quelques minutes à vivre.



Jouant sur sa féminité, ondulant son corps à genoux sur le sable, la sirène ainsi transformée se déplace vers Lucas, toujours impassible. Son hallucination est violente au point qu'il ne réalise pas ce qui se passe. Natsuko se fiche bien de ce qu'il pense. Sa décision est prise et... elle a faim ! Arrivée à sa hauteur, elle fond sur sa proie et lui arrache ses vêtements. Une voix de mâle rétorque aussitôt.

• Attends... Qu'est-ce que tu...

• Laisse-toi faire. S'il te plaît...

Enfin nus tous les deux, la demoiselle reprend son déhanché sensuel au dessus de Lucas, frottant son intimité contre la sienne. La réaction est immédiate, suscitant un rire discret de la part de la sirène. Oui, elle l'admet volontiers : elle sait tout de la sexualité chez les humains. L'un des premiers sujets qu'elle manie à la perfection ou presque... car la pauvre n'a jusque là jamais pu pratiquer sur qui que ce soit. Une si belle occasion de se délecter d'un bel humain avant de le tuer n'est-ce pas ?



Contrôlée par son besoin primaire, Natsuko prend place sur sa proie, embrassant à pleine bouche le pauvre Lucas soumis à sa volonté. Elle n'aura pas l'utilité de lécher ce qui l'intéresse, car il est déjà opérationnel. Impatiente, elle fait un petit effort de précision et fusionne avec lui, lâchant un râle provoqué par ce plaisir qu'elle ne soupçonnait pas.

Durant les minutes suivantes, la sirène ondulera son corps à un rythme démesuré, profitant à chaque seconde des cris poussés par Lucas en plus des siens. Maintenu sur le dos, ses doigts entrelacés de force et sa vue brouillée par cette créature de rêve, autant dire qu'il prend du plaisir lui aussi. Jusqu'à ce que la jeune fille hurle un peu plus fort, sentant une vague de jouissance la percuter au niveau de son bas ventre. Lui tire une grimace due à l'effort.

• Non... ne t'arrêtes pas...

Trop tard. Natsuko a eu ce qu'elle voulait. Et le pauvre petit humain qu'il est n'est pas en mesure de demander quoi que ce soit. Sa faim à moitié assouvie par le sexe, la demoiselle doit finir le travail et... le tuer de ses mains.



C'est terminé. Lucas n'existe plus. Natsuko est rassasiée. Allongée sur le sable, elle observe les nuages grossissants dans le ciel. Dans l'une de ses mains se trouve une carte d'identité. Celle de son repas en l'occurrence. Le reste de son corps croupit au fond de l'océan. Seuls ses cris résonnent dans ses oreilles, un tantinet différents de ceux causés par l'acte sexuel à son insu.

• Je vais ramener ceci aux Hommes. Ils sauront quoi en faire.

Telle est sa décision finale. Faire en sorte que quelqu'un retrouve cette carte ainsi que tout le reste. Que sa mémoire soit pour toujours auprès de ses semblables. Son corps ne sera jamais retrouvé, tel est le destin de celles et ceux croisant sa route.



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Music ✮ is the steam of art. It is to poetry what reverie is to thought, what the fluid is to the liquid, what ✮ Ocean ✮ of clouds is to ocean of waves.
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Natsuko Mori
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Mer 12 Déc - 23:42
Why love is so cruel with us ?Hélène x ElizabethJe continuais d'avancer toujours en titubant ne perdant pas mon objectif de vue : Retrouver Hélène à tout prix. Combien de temps allais-je endurée avant de tomber dans les pommes à cause du froid ? C'est infaillible, j'allais tomber malade, peut-être même une pneumonie. Il ne faudrait pas. Tout sauf ça, je serais bien avec un simple rhume. Je fermais les yeux en inspirant doucement reniflant toujours l'eau salé. Ça un mauvais goût à part de ça. Je regardais mes vêtements qui était plein de grains de sable. Je devais avoir une mine affreuse. Lucas. Tout était de sa faute. Il a fait l'imbécile en pensant qu'à sa propre personne. J'aurais dû appuyé sur la gâchette, mais je n'étais pas ce genre de personne. Je ne pouvais pas décider du sort des autres comme ça. Je n'étais pas un être puissant qui avait ce pouvoir. Si Lucas était mort, j'espérais qu'il me foute la paix et qu'il retrouve sa Elizabeth perdue dans les limbes. Ils étaient fait pour être ensemble ces deux-là.

Je secouais doucement la tête avant de m'adossé à un arbre pour me poser un peu. Je reprenais mon souffle. On dirait que c'était une course contre la montre, alors que... non pas du tout. Je devais juste retrouver Hélène. Où était-elle bon sang ! La falaise n'était pas loin pourtant ! Je glissais une main sur mon visage voyant au loin une tête bleue. Était-ce elle ? L'adrénaline montait d'un coup avant que je me mette à marcher de plus en plus vite en sa direction. Je courais presque. Plus je m'approchais, plus je remarquais chaque détails de cette personne et ça confirmait mon soupçon, c'était ma Hélène. Des larmes coulaient le long de mes joues tandis que je continuais à avancer à pas de course. Arrivant à sa hauteur, je me jetais dans ces bras. Je tremblais. Je nichais ma tête au niveau de son cou avant de déposer mes lèvres sur sa peau si douce. Elle était chaude également. Je retirais mes lèvres de son cou, mais je la serrais toujours dans mes bras.

«Je t'ai fait une promesse, Hélène. Plus jamais rien et personne ne nous séparera.»  

Je me reculais doucement baissant mon regard vers ses genoux. Elle saignait. Je fronçais les sourcils avant de la regarder.

«Hélène... Tu saignes, tu es passée par où ?»

Je jetais un coup d'oeil par-dessus mon épaule au cas où qu'une personne passe par là ou même Lucas. Je restais malgré tout sur mes gardes. Je reprenais doucement mon souffle glissant une main dans cette de ma chérie. Je ne pouvais plus de cet endroit. Je tournais de nouveau mon regard vers ma douce.

«Partons d'ici... Je n'ai pas vu Lucas à la plage, mais rien ne dit qu'il n'est pas là quelque part...»

Tous les membres de mon corps tremblaient, c'était si horrible comme sentiment ! C'est encore pire qu'un début de fièvre. Présentement je voulais être au chaud et ne plus bouger pendant longtemps. Me connaissant j'allais être sur pied le lendemain. Je suis comme ça, car ma mère m'a malheureusement élevée ainsi et... Je me suis créée cette personnalité avec le temps, surtout au lycée. Je me rappellerais toujours de cette fête et de ce gars. Avant même... Ma mère m'empêchait de voir certain de mes amis, surtout Mary. Oh Mary... Qu'était-elle devenue avec le temps ? Je fermais les yeux en secouant doucement la tête. Je marchais aux côtés de Hélène pour sortir de cette maudite forêt pour regagner le centre-ville.

«Désolée... Hélène... Si je t'ai fait peur tout à l'heure... Je ne pensais pas que Lucas tenterait ce genre de chose... Je sens... Que j'aurais pu faire plus que de lui parler... Tu me connais, je ne fais pas juste parler, j'agis également... Et d'ailleurs, comment vont tes genoux ?»

Je tenais toujours la main lorsque nous arrivons au centre-ville. Je m'en fichais finalement, j'étais trop mal pour la lâcher une seconde de peur de tomber. Seul son contact me permettait de rester en alerte. Hélène, ma darling... Si tu savais à quel point que je t'aime. La seule personne qui compte à mes yeux. La seule et l'unique. Plus de place pour une autre. Rien que elle et ce pour toujours.

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Sam 15 Déc - 0:06
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusTu continues ta descente infernale vers la plage. Ton jean troué au niveau des genoux ne fait que s'agrandir, dévoilant de belles tâches de sang. Ça te fait mal, mais tu n'as pas le temps de t'en soucier. Même tes mains montrent des signes de faiblesse. Et de toutes manières, tu arrives enfin en bas. Tu vas pouvoir élargir ton champ de vision et retrouver ta belle avant ce crétin de Lucas.

Ta peur s'est en quelque sorte volatilisée. Une colère qui dépasse l'entendement t'habite. Dans ton état actuel, tu serais capable de frapper des gens, et peut-être même les tuer par défiance. Tes pas te ramènent sur le sentier de la plage. Tes chaussures dans le sable, tu fais un 360 et regardes absolument partout. Tu pars dans un sens, scrutes de nouveau, reviens sur tes pas, cherches encore et encore Kylie ou sa... dépouille... Non ! Ne pense pas ça !

Ton regard bleu se perd sur l'immensité de l'océan, à la frontière des évènements. Tu manques de hurler ta rage de ne pas trouver celle que tu aimes... jusqu'à ce qu'un détail pas si anodin vienne percuter son iris gauche. Une jeune femme, à la chevelure rose, transie de froid le long d'un arbre... Kylie !

Tu t'apprêtes à lui faire un signe, mais elle t'a repéré tout de suite. Tu vois son corps se rapprocher du tien à vive allure, ses cheveux roses flottant dans l'air gorgé d'embrun. Grosse idiote que tu es ! Pourquoi ne la rejoins-tu pas ? Parce que tu es de nouveau angoissée. Ou est-ce le soulagement qui te bloque ? Tu ne sais pas. Même tes cordes vocales semblent inertes alors que tu tentes en vain de crier son nom.

• Je t'ai fait une promesse, Hélène. Plus jamais rien et personne ne nous séparera.

Elle s'est jetée dans tes bras avec une telle violence... Son corps tremble, pressé contre le tien, sa tête logée à la base de ta nuque. Tu sens ses larmes se déverser sur ta peau. Elle est frigorifiée. Elle a échappé au pire, mais ça ne te rassure pas. Malgré le câlin occasionné, tu restes sur tes gardes, écoutant ses paroles d'une oreille attentive. Elle ne reste pas et te rend ton espace vital, remarquant l'état déplorable de tes genoux.

• Hélène... Tu saignes, tu es passée par où ?

• J'ai... Je suis passée par... C'est sans importance.

Kylie ne peut s'empêcher de zieuter par dessus son épaule. Si Lucas est dans le secteur, il finira par vous retrouver rapidement. Rester ici n'est pas une bonne idée, tu le sais. La main de ta belle s'empare de la tienne, te dévisageant d'un air quelque peu grave. Tu as compris le message, comme si elle avait su lire dans tes pensées.

• Partons d'ici... Je n'ai pas vu Lucas à la plage, mais rien ne dit qu'il n'est pas là quelque part...

Tu n'attends pas plus longtemps. Main dans la main, Kylie et toi repartez vers la forêt. La traverser sera plus simple pour regagner la ville. Faire le sens inverse n'est pas plus rassurant qu'à l'aller. Tu te fiches bien de la végétation en décomposition. Tu n'inspires qu'à une seule chose : rentrer chez toi en vitesse et t'occuper de ton âme-sœur avant qu'elle n'attrape froid.

• Désolée... Hélène... Si je t'ai fait peur tout à l'heure... Je ne pensais pas que Lucas tenterait ce genre de chose... Je sens... Que j'aurais pu faire plus que de lui parler... Tu me connais, je ne fais pas juste parler, j'agis également... [tu soupires en silence] Et d'ailleurs, comment vont tes genoux ?

• Mon amour, s'il te plaît... Garde tes forces, et ne parle pas.

Loin de toi l'idée de l'envoyer balader. Le ton employé est calme, mais un peu direct tu le reconnais volontiers. Même si tu te rends compte que tu as la force de la ramener chez toi malgré tes genoux défoncés par la roche de la falaise, tu ne veux pas perdre davantage de temps en enfantillages et autres parlotes inutiles.

Vous traverser une partie de la ville en silence, ne faisant guère attention à la populace avoisinante. Vu l'heure, tes élèves sont sur le point de quitter l'école. Tu ne veux pas les croiser ! En aucun cas ! Ils reconnaitraient le physique de Elizabeth et tu serais soumise à un interrogatoire. Prenant soin de ta belle, tu accélères le mouvement proche du quartier social. Vous longez quelques immeubles, jusqu'à ce que le tien devienne visible. Une accélération de plus et vous voilà à l'intérieur. Tes doigts farfouillent ton manteau à la recherche de la clef.

• Saleté !

Tu fais tomber le trousseau au sol. Grognant dans ta barbe, tu maintiens Kylie un peu plus fort et te baisses pour le reprendre. Tu te diriges vers ton appartement et ouvres la porte à la volée. Vous vous engouffrez sans attendre. Tu la libères et pars barrer l'entrée. Lucas ne sait pas où tu habites, mais s'il vous a suivi, tu refuses de le voir pénétrer chez toi sans autorisation. Tu souffles et te retournes vers Kylie. Allongée sur le canapé, elle ne bouge plus d'un pouce.

• Enlève tes vêtements. Je vais te chercher une couverture et un pyjama à moi.

En temps normal, tu ne peux pas lui prêter tes affaires car sa corpulence est plus forte que la tienne. Mais dans ce corps, tu te rends vite compte que c'est possible. Tu te débarrasses de manteau et chaussures et cours dans ta chambre. Ouvrant ton placard, tu déballes le premier bout de tissu nocturne que tu vois et prends la plus grosse de tes couvertures.

Tu reviens au salon et cours vers le canapé. Ton amour t'y attend en sous-vêtements, les bras autour de son corps. Machinalement, tu l'aides à enfiler le pyjama et l'enroules dans la couverture. Tu files en cuisine et mets de l'eau à chauffer pour un thé bien chaud. Puis tu reviens, limite à bout de souffle. T'asseyant à côté d'elle, tu la prends contre toi et lui masses le dos et les épaules.

• Voilà. Tu devrais te sentir mieux à présent.

Tu profites de l'instant pour lui déposer quelques baisers sur sa nuque. Dans la précipitation, tu en as complètement oublié tes propres blessures. Tu ne sens plus le moindre mal émaner de tes genoux. Et après un vif coup d’œil suspect, tu réalises que les plaies sont en train de cicatriser... Ça recommence comme à l'école. Tu secoues la tête et te reconcentres sur Kylie. Elle en a bien plus besoin.
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Sam 15 Déc - 23:02
Why love is so cruel with us ?Hélène x Elizabeth« Mon amour, s'il te plaît... Garde tes forces, et ne parle pas.»

Elle n'avait pas tord sur un certain point, mais d'autre part... Je m'en voulais de ne pas avoir été plus vigilante envers Lucas. Il n'était pas sain mentalement alors... Pourquoi ne l'ai-je pas aidé du mieux que je pouvais ? Encore cette question entre le bien et le mal. Tout ce qui m'importe c'est Hélène, mais je sens que j'aurais pu faire mieux pour Lucas. Peu importe c'était trop tard de toute manière. Il voulait enrouler ses mains autour de mon cou jusqu'à mort s'en suive.

J'étais perdue dans mes pensées jusqu'à l'arrivée à l'appartement de Hélène. De toute manière, toutes les deux étions silencieuses. Très silencieuse même. Je sais uniquement que Hélène a accéléré le mouvement pour arriver plus vite à son bloc d'appartement. On accéléra encore une fois et nous entrons dans un bâtiment. À ce moment là que je repris mes esprits. Nous étions à destination finalement. Hélène cherchait ses clés et les faisait tomber au sol.

«Saleté !»


Je suivais le mouvement de Hélène lorsqu'elle récupérait ses clés. Elle déverrouillait finalement la porte et je me dirigeais la première à l'intérieur pour être au chaud rapidement. Je laissais Hélène verrouillé la porte. Je m'allongeais sur le canapé n'ayant plus aucune force à être debout encore longtemps. Hélène se retournait en ma direction.

«Enlève tes vêtements. Je vais te chercher une couverture et un pyjama à moi.»

Machinalement, je me redressais pour m'asseoir sur le canapé pour retirer chaque morceaux de vêtement qui collait sur mon corps. Une sensation désagréable. Je mis mes vêtements dans tous ensemble comme une pile tout en restant en sous-vêtement. J'enroulais mes bras autour de mon corps pour essayer de garder ma chaleur et non pour couvrir mon corps. Je n'avais pas honte de montrer mon corps à Hélène et de toute manière... Non, je n'ai guère d'arrière pensée. Hélène revenait avec un pyjama qui semblait être chaud avec une grosse couverture. Elle m'aidait à l'enfiler et m'emmitouflais dans la couverture. Elle quittait le salon pour se diriger vers la cuisine. Je ne bougeais pas d'un pouce. Puis elle revient et cette fois-ci pour de bon puisqu'elle prend place à mes côtés. Elle me prenait contre elle et me massait le dos ainsi que les épaules. Je fermais les yeux rien qu'à ce contact.

«Voilà. Tu devrais te sentir mieux à présent.»


Je hochais doucement la tête. Il était vrai que je me sentais mieux. Beaucoup mieux même. Je sentais ses lèvres se déposer sur ma nuque. Je frissonnais, mais cette fois-ci c'était de plaisir. Un petit geste réconfortant de sa part.

«Merci darling..» je me tus tout en ouvrant les yeux pour observer le vide. «Tu te souviens de notre premier baiser ? Je me souviens que tu étais malade ce jour là, j'attendais ce jour avec impatience...»

J'esquissais un doux sourire me remémorant de doux souvenir avec ma dulcinée. Notre rencontre. Notre premier contact. Deux étrangères. Deux monde complètement différent. Un regard passionnément échanger. Notre premier baiser. Notre passion commun pour Shakespeare. Oui. Tous ces beaux moments passées avec Hélène me rendait nostalgie d'un certain point de vue.

«Je te le promet... Ma mère ne s'en sortirais pas si facilement. Je l'ai laissé faire pendant de longues années, mais là... C'est comme si elle s'en prenait à moi personnellement.»  

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Dim 16 Déc - 17:48
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusLe calme après la tempête. Kylie et toi êtes en sécurité dans ton appartement. Tu en a la certitude. Si cet imbécile de Lucas avait dû vous suivre, il serait déjà là à vous tourmenter. La femme que tu presses dans tes bras se sent mieux. Elle n'a pas besoin de parler. Tu as fait le nécessaire pour qu'elle se détente. Ton ouïe se focalise sur un sifflement émanant de la cuisine. La bouilloire se manifeste enfin.

• Merci darling...

Merci... de quoi au juste ? D'avoir dévalé une falaise à pic pour lui venir en aide ? De lui avoir prêter de quoi se réchauffer ? Ou tout simplement de l'aimer au point de prendre des risques ? Oh, on va dire les trois. Tu n'es pas radine sur les explications. Suite à ce remerciement, tu enroules tes bras autour de ses hanches, profitant quelque peu de la couverture.

• Tu te souviens de notre premier baiser ? Je me souviens que tu étais malade ce jour là, j'attendais ce jour avec impatience...

• Évidemment. J'avais la grippe. Tu t'étais arrangée pour que je vienne en catastrophe à l'académie et... tu m'avais préparé des petits gâteaux en pain d'épices.

Ce souvenir restera à jamais gravé dans ta mémoire. Ce baiser échangé entre vous sous cette branche de gui fut le plus beau jour de ta pathétique et si mélancolique existence. Même si quelqu'un vous a surpris et a propagé la rumeur, tu ne regrettes rien. En vouloir à cette langue de vipère... Tu as oublié son nom d'ailleurs. Comme quoi, tu n'en es plus là depuis longtemps. Même si au final, c'est à elle que tu dois le dénouement funeste de Kylie. Tu hausses les épaules. Ce qui est fait est fait.

• Je te le promet... Ma mère ne s'en sortirais pas si facilement. Je l'ai laissé faire pendant de longues années, mais là... C'est comme si elle s'en prenait à moi personnellement.

• Ta mère est folle.

Tu as lâché ces quelques mots sans sourciller. Dire qu'elle est folle est bien en dessous de la vérité. Quel serait le terme plus adéquat... Possessive ? Manipulatrice ? Vénale ? Il y en a trop. Si tu devais l'avoir en face de toi, tu ne te gênerais pas pour la gifler. Sans ménagement et sans la moindre honte. Tu te rends compte que tu ne dois pas penser à mal, même la concernant. T'excusant auprès de ta belle, tu te lèves du canapé et pars préparer le thé. T'occuper les mains est devenu vital.

Tu reviens un instant plus tard, tasses entre les doigts. Tu déposes le tout sur la table basse et aides Kylie à se redresser un peu. La déranger t'ennuie mais il le faut. Tu vois que ses paupières s’alourdissent. Ce froid prolongé a dû la fatiguer. Mais tu ne veux pas qu'elle s'endorme tout de suite.

• Tient. Bois ça. Ne te brûle pas surtout.

Une vraie maman poule. Ton rôle au sein de votre couple n'a jamais été bien défini. Mais pour cette fois, c'est toi qui prendra soin d'elle et non l'inverse.
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Lun 17 Déc - 17:49
Why love is so cruel with us ?Hélène x Elizabeth«Évidemment. J'avais la grippe. Tu t'étais arrangée pour que je vienne en catastrophe à l'académie et... tu m'avais préparé des petits gâteaux en pain d'épices.»

Bien sûr, car j'avais tout prévu à l'avance ! Ça aurait été dommage qu'elle ne vienne à cette journée... Je m'étais donné tant de mal pour préparer ces fameux biscuits sans qu'ils crament. Après deux essaient, le dernier est bon, n'est-ce pas ? J'ai été fier de mes biscuits et de les faire goûté à la femme que j'aime. Ce baiser sous cette branche de gui trouver dans le théâtre comme par hasard. Ça faisait partie d'une décoration quelconque. C'était des beaux souvenirs ceci étant dit. J'attendais ce baiser avec impatience, oui, je l'affirme que je voulais embrasser Hélène depuis la fête de Halloween, j'avais attendu tout ce temps pour que ce baiser soit parfait. Et pourquoi pas, hein ? Évidemment, le comportement des autres ainsi que celui de ma mère, nous empêchait d'être ensemble. Je m'étais promis que plus jamais ma mère ne contrôlerais ma vie peu importe comment... La mort était une solution, mais en y songeant aujourd'hui... On aurait pu fuir et faire notre vie ailleurs... Mais bon... Tout est fait et nous nous sommes retrouvées malgré tout. Hélène avait enrouler ses bras autour de mes hanches, la sentir auprès de moi m'apportait beaucoup de confort et de satisfaction.

«Ta mère est folle.»

«Je ne peux que confirmer tes dires, darling. Mais folle est un faible mot pour la décrire.»

Je esquissais un bref sourire tout en fermant les yeux profitant de ce moment d'intimité. Je me réchauffais petit à petit auprès de ma chérie. Elle ne restait pas longtemps, elle s'excusait avant de se lever, je me laissais tomber sur le côté gardant les yeux fermées. Je voulais terriblement dormir.  Mon corps a tellement trembler que je n'en pouvais plus... J'ouvrais quelques peu les yeux lorsque Hélène revenait avec une boisson chaude. Elle m'aidait à me redressait, ressemblais-je à une grand-mère comme ça ? Probablement. Je voulais dormir... Je tenais entre mes mains une tasse bien chaude. Du thé ? Fort bien, j'adorais le thé.

«Tient. Bois ça. Ne te brûle pas surtout.»


J'esquissais un doux sourire venant porter la tasse à mes lèvres. Je soufflais discrètement sur la boisson chaude avant de prendre une gorgée. Ça faisait du bien de boire quelque chose après tout ça. Hélène me faisait pensée à une maman poule, la manière dont elle agissait envers moi. C'était un côté plutôt... mignon. Elle ne devait pas le montrer à tout le monde...

«Darling... je t'aime.» Je la regardais en ne cessant pas de sourire. «Nous contre le monde...»

Je souriais de plus belle en buvant une autre gorgée. Je léchais mes lèvres venant à regarder sur le côté croyant avoir sentie quelque chose, mais fausse alarme. J'inspirais doucement avant de regarder ma douce moitié à nouveau. Après quelques temps, je terminais de boire le thé avant de déposer la tasse sur la table basse. Je fermais les yeux, je commençais à m'endormir, mais je quémandais quelque chose de la part de darling.

«Puis-je poser ma tête sur tes cuisses ?»

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Lun 17 Déc - 23:36
Why love is so cruel with us ?Elizabeth Adams & Hélène MagnusKylie prend la tasse et s'exécute. Tu l'observes en train de souffler sur son thé. Idée ridicule car cela ne sert à rien. Mais venant d'elle, tu ne préfères rien dire. Tes pensées restent focalisées sur les dires de ta belle concernant sa mère. Que le terme employé est en dessous de la vérité. Tu le savais déjà, mais à quel point ? Une mère possessive ne peut pas élever son enfant correctement. Enfin c'est ce que tu penses. Portant le liquide chaud à tes lèvres, tu tires une légère grimace.

• Darling... je t'aime.

Deux grands yeux verts se fondent dans ton regard bleu. Tu rougis et souris, comme à ton habitude. Être restée des semaines sans la moindre attache t'a renvoyé à la case départ. C'est comme si tu ne savais plus comment réagir subitement ! La baisse d'adrénaline peut-être ? Tu n'en sais rien.

• Nous contre le monde...

Tu acquiesces de la tête. Tu vas finir misanthrope pour de bon ! Les hommes, les femmes... Au final, tu serais bien mieux avec toute une flopée de chatons dans ton appartement. Te reproduire ne t'intéresse en rien. Quand on voit ce que l'humain commet d'irréparable dans le Monde, tu n'aspires qu'à une chose : l'extinction de cette race envahissante.

Vous terminez vos thés respectifs en silence, profitant du calme pour vous câliner. Maintenant que tu y penses, vous n'aviez jamais atteint cette proximité au stade de votre relation primaire. C'était chacune chez soi, avec pour seul lieu de rendez-vous... l'académie ! Il serait temps de changer cette vieille habitude pour une nouvelle tu ne crois pas ? Oui, tu devrais lui poser la...

• Puis-je poser ma tête sur tes cuisses ?

Une fois encore, tes pensées s'envolent à l'évocation de cette simple question. Tu poses ta tasse sur la table basse et la dévisages avec une pointe de malice dans le regard.

• J'ai une meilleure idée.

Mettre à exécution ce que tu souhaites au plus profond de ta poitrine ? Oui en effet. Prenant quelques forces pour quitter le canapé, tu te penches en avant et te relèves à la va-vite. Tu te tournes vers Kylie et tends tes mains vers elle.

• Allons nous coucher. Tu tombes de fatigue et moi aussi...

Délaissant la couverture, tu prends ton amoureuse par la main et l'emmènes dans ta chambre... Votre chambre. Oui, c'est mieux ainsi. Tu défais la couette et la laisses prendre ses aises. Toi, tu te changes en vitesse et revêts un pyjama aussi bleu que tes cheveux. Le hasard simplement. Tu rejoins Kylie dans le lit et t'installes bien confortablement sur sa gauche.

• Fais de beaux rêves...

Vous vous embrassez langoureusement durant quelques minutes puis, au bord de la fatigue chronique, vous sombrez toutes les deux dans les méandres de Morphée.
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